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Date de création : 13.04.2009
Dernière mise à jour :
15.10.2017
124619 articles
Abbaye Notre-Dame de Venière
L’Abbaye de Venière, de son nom complet Abbaye Notre-Dame de Venière est une abbaye bénédictine fondée d'abord à Oulchy en 1933, puis fondée en1963 à Venière près de Boyer (Saône-et-Loire).
Elle appartient à la province française de la congrégation de Subiaco au sein de la confédération bénédictine. L'abbaye est connue pour la réalisation de représentations des saints patrons, dans laquelle elle est spécialisée depuis plus de cinquante ans.
À l'origine, le monastère a été fondé en 1933 à Oulchy près de Soissons, par l'Abbaye de Jouarre . L'évêque du lieu désirait en effet retrouver dans son diocèse une communauté de moniales contemplatives, qui prendrait en quelque sorte la suite de l'ancienne abbaye Notre-Dame de Soissons, supprimée durant la Révolution française. Elle est érigée en abbaye en 1940 . Après la Libération, les sœurs remontèrent à Oulchy, mais le monastère, qui avait été occupé par l'armée allemande, était en trop mauvais état pour une réinstallation durable. C'est ainsi que, aidées cette fois par les moines de la Pierre-qui-Vire, les moniales quittent le Soissonnais, pour le diocèse d'Autun. La communauté s'installe en 1948 dans le « château » de la Loyère , près de Chalon-sur-Saône, elle n'est qu'un tout petit rameau de ce grand arbre monastique, mais un rameau qui pousse et grandit : les lieux se révèlent vite inadaptés et, en 1963, une nouvelle transplantation s'avère nécessaire.
La fondation de l'abbaye Notre-Dame à Venière près de Boyer a lieu en 1963. Les moniales complètent les bâtiments par une aile de parloirs qui ferme la clôture, et transforment des communs, à l'extérieur, en un petit accueil pour leurs hôtes. L’église, sobre et dépouillée, très claire, est également réaménagée,
Les moniales, qui sont environ 35 en 2012, mènent une vie essentiellement contemplative
Abbaye Notre-Dame de Venière
L’Abbaye de Venière, de son nom complet Abbaye Notre-Dame de Venière est une abbaye bénédictine fondée d'abord à Oulchy en 1933, puis fondée en1963 à Venière près de Boyer (Saône-et-Loire).
Elle appartient à la province française de la congrégation de Subiaco au sein de la confédération bénédictine. L'abbaye est connue pour la réalisation de représentations des saints patrons, dans laquelle elle est spécialisée depuis plus de cinquante ans.
À l'origine, le monastère a été fondé en 1933 à Oulchy près de Soissons, par l'Abbaye de Jouarre . L'évêque du lieu désirait en effet retrouver dans son diocèse une communauté de moniales contemplatives, qui prendrait en quelque sorte la suite de l'ancienne abbaye Notre-Dame de Soissons, supprimée durant la Révolution française. Elle est érigée en abbaye en 1940 . Après la Libération, les sœurs remontèrent à Oulchy, mais le monastère, qui avait été occupé par l'armée allemande, était en trop mauvais état pour une réinstallation durable. C'est ainsi que, aidées cette fois par les moines de la Pierre-qui-Vire, les moniales quittent le Soissonnais, pour le diocèse d'Autun. La communauté s'installe en 1948 dans le « château » de la Loyère , près de Chalon-sur-Saône, elle n'est qu'un tout petit rameau de ce grand arbre monastique, mais un rameau qui pousse et grandit : les lieux se révèlent vite inadaptés et, en 1963, une nouvelle transplantation s'avère nécessaire.
La fondation de l'abbaye Notre-Dame à Venière près de Boyer a lieu en 1963. Les moniales complètent les bâtiments par une aile de parloirs qui ferme la clôture, et transforment des communs, à l'extérieur, en un petit accueil pour leurs hôtes. L’église, sobre et dépouillée, très claire, est également réaménagée,
Les moniales, qui sont environ 35 en 2012, mènent une vie essentiellement contemplative
Abbaye Notre-Dame de Venière
L’Abbaye de Venière, de son nom complet Abbaye Notre-Dame de Venière est une abbaye bénédictine fondée d'abord à Oulchy en 1933, puis fondée en1963 à Venière près de Boyer (Saône-et-Loire).
Elle appartient à la province française de la congrégation de Subiaco au sein de la confédération bénédictine. L'abbaye est connue pour la réalisation de représentations des saints patrons, dans laquelle elle est spécialisée depuis plus de cinquante ans.
À l'origine, le monastère a été fondé en 1933 à Oulchy près de Soissons, par l'Abbaye de Jouarre . L'évêque du lieu désirait en effet retrouver dans son diocèse une communauté de moniales contemplatives, qui prendrait en quelque sorte la suite de l'ancienne abbaye Notre-Dame de Soissons, supprimée durant la Révolution française. Elle est érigée en abbaye en 1940 . Après la Libération, les sœurs remontèrent à Oulchy, mais le monastère, qui avait été occupé par l'armée allemande, était en trop mauvais état pour une réinstallation durable. C'est ainsi que, aidées cette fois par les moines de la Pierre-qui-Vire, les moniales quittent le Soissonnais, pour le diocèse d'Autun. La communauté s'installe en 1948 dans le « château » de la Loyère , près de Chalon-sur-Saône, elle n'est qu'un tout petit rameau de ce grand arbre monastique, mais un rameau qui pousse et grandit : les lieux se révèlent vite inadaptés et, en 1963, une nouvelle transplantation s'avère nécessaire.
La fondation de l'abbaye Notre-Dame à Venière près de Boyer a lieu en 1963. Les moniales complètent les bâtiments par une aile de parloirs qui ferme la clôture, et transforment des communs, à l'extérieur, en un petit accueil pour leurs hôtes. L’église, sobre et dépouillée, très claire, est également réaménagée,
Les moniales, qui sont environ 35 en 2012, mènent une vie essentiellement contemplative
Abbaye Notre-Dame de Venière
L’Abbaye de Venière, de son nom complet Abbaye Notre-Dame de Venière est une abbaye bénédictine fondée d'abord à Oulchy en 1933, puis fondée en1963 à Venière près de Boyer (Saône-et-Loire).
Elle appartient à la province française de la congrégation de Subiaco au sein de la confédération bénédictine. L'abbaye est connue pour la réalisation de représentations des saints patrons, dans laquelle elle est spécialisée depuis plus de cinquante ans.
À l'origine, le monastère a été fondé en 1933 à Oulchy près de Soissons, par l'Abbaye de Jouarre . L'évêque du lieu désirait en effet retrouver dans son diocèse une communauté de moniales contemplatives, qui prendrait en quelque sorte la suite de l'ancienne abbaye Notre-Dame de Soissons, supprimée durant la Révolution française. Elle est érigée en abbaye en 1940 . Après la Libération, les sœurs remontèrent à Oulchy, mais le monastère, qui avait été occupé par l'armée allemande, était en trop mauvais état pour une réinstallation durable. C'est ainsi que, aidées cette fois par les moines de la Pierre-qui-Vire, les moniales quittent le Soissonnais, pour le diocèse d'Autun. La communauté s'installe en 1948 dans le « château » de la Loyère , près de Chalon-sur-Saône, elle n'est qu'un tout petit rameau de ce grand arbre monastique, mais un rameau qui pousse et grandit : les lieux se révèlent vite inadaptés et, en 1963, une nouvelle transplantation s'avère nécessaire.
La fondation de l'abbaye Notre-Dame à Venière près de Boyer a lieu en 1963. Les moniales complètent les bâtiments par une aile de parloirs qui ferme la clôture, et transforment des communs, à l'extérieur, en un petit accueil pour leurs hôtes. L’église, sobre et dépouillée, très claire, est également réaménagée,
Les moniales, qui sont environ 35 en 2012, mènent une vie essentiellement contemplative
Abbaye d'Hautecombe
Abbaye royale d'Hautecombe est une abbaye en activité située dans la commune de Saint-Pierre-de-Curtille sur la rive occidentale du lac du Bourget, en Savoie. Elle a été fondée en 1125 par Amédée de Lausanne, avec l'aide du comte Amédée III de Savoie et l'appui de Bernard de Clairvaux, et construite durant le xiie siècle par des moines cisterciens. Elle est particulièrement connue pour être la nécropole de la Maison de Savoie (comtes de Savoie, leur famille, et quelques membres de la famille ducale de Savoie) puis de quelques-uns des rois et reines d'Italie.
Après une période particulièrement active et prospère jusqu'au début du xve siècle, l'abbaye, comme nombre d'autres maisons religieuses à cette époque, tombe sous le régime de la commende (gestion des biens matériels par une personne extérieure à l'abbaye), et la piété de la vie religieuse s'en ressent fortement. Les vocations se font graduellement moins nombreuses jusqu'auxviiie siècle, et la vocation de nécropole est complètement perdue. La Révolution française (qui agrège la Savoie indépendante à la France sous le nom dedépartement du Mont-Blanc) chasse les rares derniers moines et détruit une partie de l'édifice.
L'abbaye revient dans le royaume de Sardaigne après le congrès de Vienne et est restaurée par la volonté de Charles-Félix de Savoie et de Marie-Christine de Bourbon-Siciles au début du xixe siècle, travaux menés sous la conduite de l'architecte Ernesto Melano, et à nouveau confiée aux cisterciens à partir de 1826 ; elle retrouve sa fonction de tombeau des souverains avec l'inhumation du couple royal.
L'annexion de la Savoie ne modifie pas le régime de l'abbaye, qui appartient à une fondation privée fondée par Charles-Félix et dirigée par l'abbé de la communauté religieuse qui occupe les lieux. Bien que relativement épargnée par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, l'abbaye fait face à une crise après la Première Guerre mondiale, qui amène le remplacement des cisterciens par des moines bénédictins de 1922 à 1992. Durant la Seconde Guerre mondiale, Hautecombe héberge un temps des religieux polonais, mais ceux-ci sont arrêtés par la Gestapo dans l'enceinte de l'abbaye.
À la fin des années 1980, les bénédictins décident de quitter ce lieu, devenu trop touristique. Ils partent pour l'abbaye Notre-Dame de Ganagobie et demandent à la communauté du Chemin Neuf de venir les remplacer ; elle accepte en 1992. Cette communauté s’inspire à la fois de la spiritualité de saint Ignace de Loyola et de l’expérience du renouveau charismatique, et utilise en particulier cette abbaye comme maison de formation théologique.
Abbaye d'Hautecombe
Abbaye royale d'Hautecombe est une abbaye en activité située dans la commune de Saint-Pierre-de-Curtille sur la rive occidentale du lac du Bourget, en Savoie. Elle a été fondée en 1125 par Amédée de Lausanne, avec l'aide du comte Amédée III de Savoie et l'appui de Bernard de Clairvaux, et construite durant le xiie siècle par des moines cisterciens. Elle est particulièrement connue pour être la nécropole de la Maison de Savoie (comtes de Savoie, leur famille, et quelques membres de la famille ducale de Savoie) puis de quelques-uns des rois et reines d'Italie.
Après une période particulièrement active et prospère jusqu'au début du xve siècle, l'abbaye, comme nombre d'autres maisons religieuses à cette époque, tombe sous le régime de la commende (gestion des biens matériels par une personne extérieure à l'abbaye), et la piété de la vie religieuse s'en ressent fortement. Les vocations se font graduellement moins nombreuses jusqu'auxviiie siècle, et la vocation de nécropole est complètement perdue. La Révolution française (qui agrège la Savoie indépendante à la France sous le nom dedépartement du Mont-Blanc) chasse les rares derniers moines et détruit une partie de l'édifice.
L'abbaye revient dans le royaume de Sardaigne après le congrès de Vienne et est restaurée par la volonté de Charles-Félix de Savoie et de Marie-Christine de Bourbon-Siciles au début du xixe siècle, travaux menés sous la conduite de l'architecte Ernesto Melano, et à nouveau confiée aux cisterciens à partir de 1826 ; elle retrouve sa fonction de tombeau des souverains avec l'inhumation du couple royal.
L'annexion de la Savoie ne modifie pas le régime de l'abbaye, qui appartient à une fondation privée fondée par Charles-Félix et dirigée par l'abbé de la communauté religieuse qui occupe les lieux. Bien que relativement épargnée par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, l'abbaye fait face à une crise après la Première Guerre mondiale, qui amène le remplacement des cisterciens par des moines bénédictins de 1922 à 1992. Durant la Seconde Guerre mondiale, Hautecombe héberge un temps des religieux polonais, mais ceux-ci sont arrêtés par la Gestapo dans l'enceinte de l'abbaye.
À la fin des années 1980, les bénédictins décident de quitter ce lieu, devenu trop touristique. Ils partent pour l'abbaye Notre-Dame de Ganagobie et demandent à la communauté du Chemin Neuf de venir les remplacer ; elle accepte en 1992. Cette communauté s’inspire à la fois de la spiritualité de saint Ignace de Loyola et de l’expérience du renouveau charismatique, et utilise en particulier cette abbaye comme maison de formation théologique.
Abbaye d'Hautecombe
Abbaye royale d'Hautecombe est une abbaye en activité située dans la commune de Saint-Pierre-de-Curtille sur la rive occidentale du lac du Bourget, en Savoie. Elle a été fondée en 1125 par Amédée de Lausanne, avec l'aide du comte Amédée III de Savoie et l'appui de Bernard de Clairvaux, et construite durant le xiie siècle par des moines cisterciens. Elle est particulièrement connue pour être la nécropole de la Maison de Savoie (comtes de Savoie, leur famille, et quelques membres de la famille ducale de Savoie) puis de quelques-uns des rois et reines d'Italie.
Après une période particulièrement active et prospère jusqu'au début du xve siècle, l'abbaye, comme nombre d'autres maisons religieuses à cette époque, tombe sous le régime de la commende (gestion des biens matériels par une personne extérieure à l'abbaye), et la piété de la vie religieuse s'en ressent fortement. Les vocations se font graduellement moins nombreuses jusqu'auxviiie siècle, et la vocation de nécropole est complètement perdue. La Révolution française (qui agrège la Savoie indépendante à la France sous le nom dedépartement du Mont-Blanc) chasse les rares derniers moines et détruit une partie de l'édifice.
L'abbaye revient dans le royaume de Sardaigne après le congrès de Vienne et est restaurée par la volonté de Charles-Félix de Savoie et de Marie-Christine de Bourbon-Siciles au début du xixe siècle, travaux menés sous la conduite de l'architecte Ernesto Melano, et à nouveau confiée aux cisterciens à partir de 1826 ; elle retrouve sa fonction de tombeau des souverains avec l'inhumation du couple royal.
L'annexion de la Savoie ne modifie pas le régime de l'abbaye, qui appartient à une fondation privée fondée par Charles-Félix et dirigée par l'abbé de la communauté religieuse qui occupe les lieux. Bien que relativement épargnée par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, l'abbaye fait face à une crise après la Première Guerre mondiale, qui amène le remplacement des cisterciens par des moines bénédictins de 1922 à 1992. Durant la Seconde Guerre mondiale, Hautecombe héberge un temps des religieux polonais, mais ceux-ci sont arrêtés par la Gestapo dans l'enceinte de l'abbaye.
À la fin des années 1980, les bénédictins décident de quitter ce lieu, devenu trop touristique. Ils partent pour l'abbaye Notre-Dame de Ganagobie et demandent à la communauté du Chemin Neuf de venir les remplacer ; elle accepte en 1992. Cette communauté s’inspire à la fois de la spiritualité de saint Ignace de Loyola et de l’expérience du renouveau charismatique, et utilise en particulier cette abbaye comme maison de formation théologique.
Abbaye d'Hautecombe
Abbaye royale d'Hautecombe est une abbaye en activité située dans la commune de Saint-Pierre-de-Curtille sur la rive occidentale du lac du Bourget, en Savoie. Elle a été fondée en 1125 par Amédée de Lausanne, avec l'aide du comte Amédée III de Savoie et l'appui de Bernard de Clairvaux, et construite durant le xiie siècle par des moines cisterciens. Elle est particulièrement connue pour être la nécropole de la Maison de Savoie (comtes de Savoie, leur famille, et quelques membres de la famille ducale de Savoie) puis de quelques-uns des rois et reines d'Italie.
Après une période particulièrement active et prospère jusqu'au début du xve siècle, l'abbaye, comme nombre d'autres maisons religieuses à cette époque, tombe sous le régime de la commende (gestion des biens matériels par une personne extérieure à l'abbaye), et la piété de la vie religieuse s'en ressent fortement. Les vocations se font graduellement moins nombreuses jusqu'auxviiie siècle, et la vocation de nécropole est complètement perdue. La Révolution française (qui agrège la Savoie indépendante à la France sous le nom dedépartement du Mont-Blanc) chasse les rares derniers moines et détruit une partie de l'édifice.
L'abbaye revient dans le royaume de Sardaigne après le congrès de Vienne et est restaurée par la volonté de Charles-Félix de Savoie et de Marie-Christine de Bourbon-Siciles au début du xixe siècle, travaux menés sous la conduite de l'architecte Ernesto Melano, et à nouveau confiée aux cisterciens à partir de 1826 ; elle retrouve sa fonction de tombeau des souverains avec l'inhumation du couple royal.
L'annexion de la Savoie ne modifie pas le régime de l'abbaye, qui appartient à une fondation privée fondée par Charles-Félix et dirigée par l'abbé de la communauté religieuse qui occupe les lieux. Bien que relativement épargnée par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, l'abbaye fait face à une crise après la Première Guerre mondiale, qui amène le remplacement des cisterciens par des moines bénédictins de 1922 à 1992. Durant la Seconde Guerre mondiale, Hautecombe héberge un temps des religieux polonais, mais ceux-ci sont arrêtés par la Gestapo dans l'enceinte de l'abbaye.
À la fin des années 1980, les bénédictins décident de quitter ce lieu, devenu trop touristique. Ils partent pour l'abbaye Notre-Dame de Ganagobie et demandent à la communauté du Chemin Neuf de venir les remplacer ; elle accepte en 1992. Cette communauté s’inspire à la fois de la spiritualité de saint Ignace de Loyola et de l’expérience du renouveau charismatique, et utilise en particulier cette abbaye comme maison de formation théologique.
Abbaye d'Hautecombe
Abbaye royale d'Hautecombe est une abbaye en activité située dans la commune de Saint-Pierre-de-Curtille sur la rive occidentale du lac du Bourget, en Savoie. Elle a été fondée en 1125 par Amédée de Lausanne, avec l'aide du comte Amédée III de Savoie et l'appui de Bernard de Clairvaux, et construite durant le xiie siècle par des moines cisterciens. Elle est particulièrement connue pour être la nécropole de la Maison de Savoie (comtes de Savoie, leur famille, et quelques membres de la famille ducale de Savoie) puis de quelques-uns des rois et reines d'Italie.
Après une période particulièrement active et prospère jusqu'au début du xve siècle, l'abbaye, comme nombre d'autres maisons religieuses à cette époque, tombe sous le régime de la commende (gestion des biens matériels par une personne extérieure à l'abbaye), et la piété de la vie religieuse s'en ressent fortement. Les vocations se font graduellement moins nombreuses jusqu'auxviiie siècle, et la vocation de nécropole est complètement perdue. La Révolution française (qui agrège la Savoie indépendante à la France sous le nom dedépartement du Mont-Blanc) chasse les rares derniers moines et détruit une partie de l'édifice.
L'abbaye revient dans le royaume de Sardaigne après le congrès de Vienne et est restaurée par la volonté de Charles-Félix de Savoie et de Marie-Christine de Bourbon-Siciles au début du xixe siècle, travaux menés sous la conduite de l'architecte Ernesto Melano, et à nouveau confiée aux cisterciens à partir de 1826 ; elle retrouve sa fonction de tombeau des souverains avec l'inhumation du couple royal.
L'annexion de la Savoie ne modifie pas le régime de l'abbaye, qui appartient à une fondation privée fondée par Charles-Félix et dirigée par l'abbé de la communauté religieuse qui occupe les lieux. Bien que relativement épargnée par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, l'abbaye fait face à une crise après la Première Guerre mondiale, qui amène le remplacement des cisterciens par des moines bénédictins de 1922 à 1992. Durant la Seconde Guerre mondiale, Hautecombe héberge un temps des religieux polonais, mais ceux-ci sont arrêtés par la Gestapo dans l'enceinte de l'abbaye.
À la fin des années 1980, les bénédictins décident de quitter ce lieu, devenu trop touristique. Ils partent pour l'abbaye Notre-Dame de Ganagobie et demandent à la communauté du Chemin Neuf de venir les remplacer ; elle accepte en 1992. Cette communauté s’inspire à la fois de la spiritualité de saint Ignace de Loyola et de l’expérience du renouveau charismatique, et utilise en particulier cette abbaye comme maison de formation théologique.
Abbaye d'Hautecombe
Abbaye royale d'Hautecombe est une abbaye en activité située dans la commune de Saint-Pierre-de-Curtille sur la rive occidentale du lac du Bourget, en Savoie. Elle a été fondée en 1125 par Amédée de Lausanne, avec l'aide du comte Amédée III de Savoie et l'appui de Bernard de Clairvaux, et construite durant le xiie siècle par des moines cisterciens. Elle est particulièrement connue pour être la nécropole de la Maison de Savoie (comtes de Savoie, leur famille, et quelques membres de la famille ducale de Savoie) puis de quelques-uns des rois et reines d'Italie.
Après une période particulièrement active et prospère jusqu'au début du xve siècle, l'abbaye, comme nombre d'autres maisons religieuses à cette époque, tombe sous le régime de la commende (gestion des biens matériels par une personne extérieure à l'abbaye), et la piété de la vie religieuse s'en ressent fortement. Les vocations se font graduellement moins nombreuses jusqu'auxviiie siècle, et la vocation de nécropole est complètement perdue. La Révolution française (qui agrège la Savoie indépendante à la France sous le nom dedépartement du Mont-Blanc) chasse les rares derniers moines et détruit une partie de l'édifice.
L'abbaye revient dans le royaume de Sardaigne après le congrès de Vienne et est restaurée par la volonté de Charles-Félix de Savoie et de Marie-Christine de Bourbon-Siciles au début du xixe siècle, travaux menés sous la conduite de l'architecte Ernesto Melano, et à nouveau confiée aux cisterciens à partir de 1826 ; elle retrouve sa fonction de tombeau des souverains avec l'inhumation du couple royal.
L'annexion de la Savoie ne modifie pas le régime de l'abbaye, qui appartient à une fondation privée fondée par Charles-Félix et dirigée par l'abbé de la communauté religieuse qui occupe les lieux. Bien que relativement épargnée par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, l'abbaye fait face à une crise après la Première Guerre mondiale, qui amène le remplacement des cisterciens par des moines bénédictins de 1922 à 1992. Durant la Seconde Guerre mondiale, Hautecombe héberge un temps des religieux polonais, mais ceux-ci sont arrêtés par la Gestapo dans l'enceinte de l'abbaye.
À la fin des années 1980, les bénédictins décident de quitter ce lieu, devenu trop touristique. Ils partent pour l'abbaye Notre-Dame de Ganagobie et demandent à la communauté du Chemin Neuf de venir les remplacer ; elle accepte en 1992. Cette communauté s’inspire à la fois de la spiritualité de saint Ignace de Loyola et de l’expérience du renouveau charismatique, et utilise en particulier cette abbaye comme maison de formation théologique.