Thèmes

merci moi fond dieu nuit noel

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· BELLE IMAGE CREATION DIVERS BIS (6781)
· CADRE (2357)
· VISAGE DE FEMME (1531)
· Femme (1324)
· Stars (1120)
· FOND D ECRAN DRAGON (575)
· Tube cookie (1037)
· Gif scintillant (556)
· FOND D ECRAN ANGE (418)
· Gif animaux animés (1052)

Rechercher
Derniers commentaires

06 05 50 52 38 weed g13 white wido stramberry amnesia og kuch kuch mousseux jaune jaune vert très top qualité
Par ALEXANDREWEED75 WA, le 27.03.2025

06 05 50 52 38 weed g13 white wido stramberry amnesia og kuch kuch mousseux jaune jaune vert très top qualité
Par Anonyme, le 27.03.2025

-4 degrés
Par Anonyme, le 27.12.2024

hfuqkla«l
Par Anonyme, le 03.12.2024

bonsoir je suis allée ce matin faire un tour au forum des associations, j'ai tourné un moment avant de trouv
Par delta17, le 07.09.2024

Voir plus

Articles les plus lus

· tube parchemin
· oiseau gif anime
· belle image
· oiseau gif anime
· generateur de texte defilant

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "angeoudemongif" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Statistiques

Date de création : 09.08.2009
Dernière mise à jour : 31.01.2016
113496 articles
4609003 visiteurs
1 visiteur en ligne
113177 j'aime


le pont

Publié à 08:43 par angeoudemongif Tags : moi fond dieu nuit
le pont

J’avais devant les yeux les ténèbres. L’abîme
Qui n’a pas de rivage et qui n’a pas de cime,
Était là, morne, immense ; et rien n’y remuait.
Je me sentais perdu dans l’infini muet.
Au fond, à travers l’ombre, impénétrable voile,
On apercevait Dieu comme une sombre étoile.
Je m’écriai : — Mon âme, ô mon âme ! il faudrait,
Pour traverser ce gouffre où nul bord n’apparaît,
Et pour qu’en cette nuit jusqu’à ton Dieu tu marches,
Bâtir un pont géant sur des millions d’arches.
Qui le pourra jamais ! Personne ! ô deuil ! effroi !
Pleure ! — Un fantôme blanc se dressa devant moi
Pendant que je jetai sur l’ombre un œil d’alarme,
Et ce fantôme avait la forme d’une larme ;
C’était un front de vierge avec des mains d’enfant ;
Il ressemblait au lys que la blancheur défend ;
Ses mains en se joignant faisaient de la lumière.
Il me montra l’abîme où va toute poussière,
Si profond, que jamais un écho n’y répond ;
Et me dit : — Si tu veux je bâtirai le pont.
Vers ce pâle inconnu je levai ma paupière.

— Quel est ton nom ? lui dis-je. Il me dit : — La prière.