En 2019, selon le bilan démographique de l'INSEE, 753 000 bébés sont nés en France. Ce nombre correspond à un taux de fécondité de 1,87, soit légèrement en dessous du seuil de renouvellement des générations. Le solde naturel (différence entre les naissances et les décès) s’établit à 141 000 personnes, auquel s'ajoute le solde migratoire, également positif (46 000 personnes) pour obtenir l'augmentation générale de la population en France.
C'est la cinquième année consécutive que le nombre de naissances et le taux de fécondité baissent (depuis un maximum à 818 600 naissances et un taux de fécondité de 2,00 en 2014). Le solde naturel est au plus bas depuis quarante ans.
Concernant la France métropolitaine, les chiffres et tendances sont similaires avec un taux de fécondité de 1,84 en 2018 et 1,97 en 2014
Sur la base des statistiques 2016, le taux de fécondité reste cependant le plus élevé d’Europe devant celui de l'Irlande (1,92), de la Suède (1,85) et du Royaume-Uni (1,80).
Cette même année 2016, 84,8 % des nouveau-nés en France métropolitaine ont au moins un parent né en France (90,9 % en 2000), 69,6 % ont les deux parents nés en France (77,6 % en 2000), 30,4 % ont au moins un parent né à l'étranger (22,4 % en 2000), quelle que soit sa nationalité, dont 26,5 % un parent né hors de l'Europe des Vingt-Huit (18,3 % en 2000) 7 et 2,5 % ont au moins un parent né dans un DOM-COM
Le Baron Pierre de Coubertin se retira à l’occasion de ces Jeux olympiques d'été de 1924. L’un des derniers souhaits du président du Comité international olympique aura été de voir son pays organiser les Jeux olympiques après ceux contestés de 1900. Malgré l’absence du public et quelques difficultés financières, ces Jeux furent une réussite dans la participation et les performances des athlètes, mais aussi par l’intérêt grandissant pour l’événement.
Coubertin avait fondé le CIO en 1894 et fut l’un des principaux instigateurs du renouveau des Jeux olympiques de l’ère moderne. Durant ces Jeux, un hommage solennel lui fut rendu le 23 juin 1924 à l’occasion du trentième anniversaire de la rénovation des Jeux. Il confirma son intention de se retirer en déclarant à cette occasion « J’ai fait mon œuvre ». En 1925, Pierre de Coubertin céda sa place de Président du Comité international olympique au comte belge Henri de Baillet-Latour. Le baron poursuivra ses collaborations avec l’olympisme en conseillant le CIO et en rédigeant de nombreux ouvrages, dont la « Charte de le Réforme pédagogique ». Pierre de Coubertin meurt en 1937.
Les Jeux olympiques d'été de 1924, Jeux de la VIIIe olympiade de l'ère moderne, ont été célébrés à Paris, en France, du 4 mai au 27 juillet 1924. Pour ses adieux aux Jeux, le baron Pierre de Coubertin milita en faveur de la capitale française, qui organisa ainsi ses deuxièmes Jeux après ceux de 1900. Ces Jeux démarrent avec le tournoi de Rugby à XV remporté par les États-Unis le 18 mai, mais la plupart des épreuves ont lieu en juillet après la Cérémonie d'Ouverture qui a lieu le 5 juillet au Stade olympique de Colombes.
La devise olympique de Coubertin empruntée à l'abbé Henri Didon : « Citius, Altius, Fortius » (plus vite, plus haut, plus fort) est introduite à l'occasion de ces Jeux, ainsi que le rituel de lever des trois drapeaux à la cérémonie de clôture.
En 1924, 44 nations et 3 089 athlètes (dont 135 femmes) prirent part à 126 épreuves dans 17 sports. Les athlètes les plus en vue de ces Jeux furent les coureurs de fond finlandais à l'image de Paavo Nurmi ainsi que le nageur Johnny Weissmuller et l'escrimeur Roger Ducret. 100 ans plus tard, Paris accueille à nouveau les Jeux olympiques.
Désignation de la ville hôte
En dépit des problèmes rencontrés aux Jeux olympiques de 1900, le baron Pierre de Coubertin souhaite à nouveau organiser cet événement dans la capitale française afin de prouver au monde que Paris et la France sont capables d'accueillir les athlètes du monde entier dans des compétitions confraternelles. Le Comité international olympique est hostile à cette désignation, préférant les villes d'Amsterdam ou de Los Angeles. Après de nombreuses discussions, Coubertin obtient satisfaction. Paris est finalement désigné comme ville hôte des Jeux de 1924 au détriment de Barcelone, Prague, Rome, Lyon et des deux autres villes mentionnées. Lors de cette 19e session du 2 juin 1921 à Lausanne, le CIO décide de créer par ailleurs des Jeux olympiques d'hiver à compter de 1924. La ville de Chamonix est désignée pour les organiser.
Organisation
Comité d’organisation
En 1922, un Comité exécutif d'organisation est nommé par une assemblée du Comité olympique français. Ce comité est présidé par le Comte Clary et est composé de 26 membres désignés par les fédérations sportives nationales et de sept membres élus par le Comité national. Il s'agit notamment de Gaston Vidal, sous-secrétaire d’État à l’Enseignement technique, du marquis de Polignac, de M. Giraudoux, directeur de la Propagande au ministère des Affaires étrangères, de Gilbert Peycelon, délégué du Gouvernement et de Henry Paté, haut-commissaire à l’Éducation physique. D'anciennes gloires sportives sont également associées au comité exécutif, comme Frantz Reichel et Jules Rimet.
Le comité est chargé entre autres du financement, des infrastructures, de l'organisation du calendrier sportif, et de l'accueil des athlètes et des spectateurs. Dès la désignation de Paris, l'État français s'engagea à financer ces Jeux à hauteur de vingt millions de francs. La ville de Paris quant à elle fournit les terrains ainsi qu'une subvention de dix millions de francs.
Village olympique
La décision de confier au Comité d'organisation des Jeux le logement des délégations fut prise en 1923 lors du congrès olympique de Rome. La ville de Colombes accueille donc le premier village olympique du genre constitué de baraquements en bois. Les athlètes ont à disposition un bureau de change, un salon de coiffure, un bureau de poste, un kiosque à journaux, un service de blanchissage et un service de garde des objets de valeur. Trois repas par jour sont offerts. Les Britanniques acceptent les conditions offertes à condition d'avoir droit à un cuisinier britannique. Quant à eux, les Américains préfèrent s'installer dans le parc du château de Rocquencourt.
Stade olympique
Pariant sur les vertus du « Grand Paris », le comité d'organisation opte pour le choix de bâtir le stade olympique à Colombes et pas au stade Pershing ou au Parc des Princes, autres sites candidats. Sur décision du gouvernement, Pershing est évoqué dès 1921, puis ensuite le fameux Parc des Princes, déja connu pour accueillir les compétitions nationales et internationales de rugby, football et cyclisme, semble être d'abord le favori. Cependant, la ville de Paris refuse de financer les travaux au Parc, et on se replie alors en banlieue. En 1922, on évoque même un temps le retrait des Jeux de Paris pour les donner à Lyon. Le stade de Colombes, ex-stade du Matin (1907), est doté de 45 000 places dont 20 000 assises grâce au financement du Racing Club de France qui obtient 50 % des recettes des Jeux.
Autres sites
Pour les épreuves de natation, la piscine des Tourelles est construite. C'est le premier bassin de 50 m à couloirs séparés par des lignes de bouchons en liège. Les épreuves de tir se tiennent à Reims, dans un stade construit pour l'occasion. M. Thomasson, architecte de l'Union des sociétés de tir de France, signe les plans de ce bâtiment. Les épreuves de tir de chasse (cerf) se déroulent au stand du Tir national de Versailles. Les épreuves d'équitation se déroulent à l'hippodrome d'Auteuil, le vélodrome d'hiver accueille la boxe, la lutte et l'haltérophilie, le bassin d'Argenteuil l'aviron. Les matchs de football se déroulent au stade Pershing, au stade Bergeyre et au stade de Paris à Saint-Ouen, les régates de voile à Meulan et au Havre. Les sites de Versailles, Saint-Cloud, Bagatelle, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux et Meudon sont également choisis par le comité d'organisation pour accueillir les différentes disciplines au programme.
Cérémonie d’ouverture
Géo André prête le serment olympique. Le 5 juillet 1924, la cérémonie d'ouverture se tient au Stade de Colombes devant 40 000 spectateurs. Les 44 délégations pénètrent dans le stade par ordre alphabétique. L'Afrique du Sud est la première nation à défiler et la Yougoslavie la dernière. Les délégations les plus applaudies furent la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Gaston Doumergue, nouveau président de la République française, proclame officiellement l'ouverture des Jeux olympiques de 1924 en présence des membres du Comité international olympique, en particulier de son président, le baron Pierre de Coubertin. La Société nationale des orphéonistes Crick-Sicks chantèrent pour cette occasion. Après une sonnerie de trompette et un coup de canon, le drapeau olympique est hissé au sommet du mât central du stade. La cérémonie se termine par un discours du comte Clary, président du Comité d'organisation. Enfin, le serment olympique des athlètes est prêté par le français Géo André, ancien médaillé olympique en 1908 et 1920.
La cérémonie de clôture du 27 juillet inaugure un nouveau rituel lors des Jeux olympiques en hissant trois drapeaux dans le stade : celui du Comité international olympique, celui du pays hôte et celui du prochain pays à accueillir les Jeux.
Nations participantes
44 nations prennent part aux Jeux d'été de 1924. L'Allemagne n'est pas invitée par le comité d'organisation, qui prétexte qu'il n'était pas en mesure d'assurer la sécurité de la délégation allemande, mais les autres nations vaincues lors de la Première Guerre mondiale, écartées en 1920, font leur retour.
L'Équateur, l'Irlande, la Lituanie, les Philippines et l'Uruguay participent pour la première fois. La Lettonie et la Pologne étaient déjà présentes lors des Jeux d'hiver à Chamonix, mais il s'agit de leur première participation aux Jeux d'été.
Les 44 délégations participantes
(le nombre d'engagés est indiqué entre parenthèses)
Afrique | Amérique | Asie | Europe | Océanie |
Afrique du Sud Égypte | Argentine Brésil Canada Chili Cuba Équateur États-Unis Haïti Mexique Uruguay | Inde britannique Japon Philippines Turquie | Autriche Belgique Bulgarie Danemark Espagne Estonie Finlande France (318) Grande-Bretagne Grèce Hongrie Irlande Italie Lettonie Lituanie Luxembourg Monaco Norvège Pays-Bas Pologne (65) Portugal Roumanie Royaume des Serbes, Croates et Slovènes Suède Suisse Tchécoslovaquie | Australie Nouvelle-Zélande |
Compétition
Sports et résultats
Médaille des olympiades de 1924 (avers).
17 sports et 126 épreuves composent le programme des Jeux olympiques de 1924. Il s'agit de l'ultime apparition du rugby alors que le tennis est disputé pour la dernière fois avant sa réintroduction en 1988 avec les professionnels. La savate, le canoë canadien, la pelote basque et la canne de combat sont en démonstration.
Athlétisme (27) |
Aviron (7) |
Boxe (8) |
Cyclisme (6) |
Équitation (5) |
Escrime (7) |
Football (1) |
Gymnastique (9) |
Haltérophilie (5) |
Lutte (13) |
Pentathlon moderne (1) |
Polo (1) |
Rugby (1) |
Tennis (5) |
Sports aquatiques |
Natation (11) |
Plongeon (5) |
Water-polo (1) |
Tir (10) |
Voile (3) |
Le nageur américain Johnny Weissmuller survole les épreuves de natation des Jeux de 1924 en remportant trois médailles d’or et une de bronze. Weissmuler, âgé de 19 ans, s’impose tout d’abord sur l’épreuve du 400 m nage libre en devançant le Suédois Arne Borg de près d’une seconde. Quelques jours plus tard, il remporte sa course de prédilection, le 100 m nage libre, en battant sous le temps de 59 secondes son compatriote Duke Kahanamoku, champion olympique de la distance 12 ans plus tôt. Puis, Johnny Weissmuller décroche le titre du relais 4 × 200m avec ses coéquipiers américains, devançant les deuxièmes de près de 9 secondes. Enfin, pour compléter ce palmarès, le nageur américain termine troisième du tournoi olympique de water-polo, portant son total de médailles à quatre.
Weissmuler remportera deux médailles supplémentaires aux Jeux olympiques de 1928, enrichissant un palmarès exceptionnel de 52 titres nationaux et de 67 records du monde. Il mettra un terme à sa carrière en n’ayant jamais perdu une course. En 1929, Johnny Weissmuler se lança dans le cinéma en interprétant le rôle de Tarzan.
Palmarès
Jeux olympiques
Médaille d'or au 100 m nage libre lors des Jeux olympiques d'été de 1924
Médaille d'or au 400 m nage libre lors des Jeux olympiques d'été de 1924
Médaille d'or au relais 4 × 200 m nage libre lors des Jeux olympiques d'été de 1924
Médaille de bronze de water-polo lors des Jeux olympiques d'été de 1924
Les Jeux olympiques d'hiver de 1924, officiellement connus comme les Iers Jeux olympiques d'hiver, ont lieu à Chamonix-Mont-Blanc, en France, du 25 janvier au 5 février 1924. Après l'attribution des Jeux olympiques d'été de 1924 à la ville de Paris et alors que des sports comme le patinage artistique ou le hockey sur glace ont déjà figuré au programme des Jeux, notamment à Anvers en 1920, le Comité international olympique (CIO) donne son feu vert à la tenue d'une première compétition de sports d'hiver. Face aux réticences des pays nordiques (Scandinavie et Finlande) qui craignent qu'une telle épreuve nuise à leur propre compétition, les Jeux nordiques, les Jeux de Chamonix ne revêtent dans un premier temps aucun caractère olympique et se tiennent alors en tant que « Semaine internationale des sports d'hiver » donnée dans le cadre des Jeux de Paris et sous le patronage du CIO.
La compétition rassemble 258 athlètes de seize pays qui disputent un total de seize épreuves dans six sports différents. Le patineur de vitesse finlandais Clas Thunberg devient l'athlète le plus médaillé de ces Jeux en remportant cinq médailles dont trois en or. La délégation norvégienne est la première au classement officiel des nations (établi en fonction des six premières places de chaque épreuve) ainsi qu'au tableau des médailles, en comptant dix-sept médailles alors qu'elle ne se présente qu'avec seize athlètes. Face au succès rencontré à Chamonix, les pays nordiques abandonnent leurs réserves et la semaine internationale de Chamonix est requalifiée a posteriori comme étant les premiers Jeux olympiques d'hiver de l'histoire lors du congrès olympique de Prague le 27 mai 1925, donnant ainsi lieu à la création d'un cycle propre aux Jeux d'hiver et distinct de celui des Jeux d'été.
Naissance des Jeux d'hiver
Dès le premier congrès olympique de 1894, qui se tient à Paris dans le but de rétablir les Jeux olympiques, il est mentionné que le patinage doit être représenté autant que possible aux Jeux Ainsi des épreuves de patinage artistique sont organisées à Londres en 1908 puis à Anvers en 1920, où un tournoi de hockey sur glace est également disputé lors d'un prologue qui se tient quatre mois avant l'ouverture des Jeux. L'intégration des sports d'hiver dans le programme des Jeux se heurte néanmoins à un obstacle matériel et technique puisque les villes hôtes ne possèdent pas toutes les infrastructures nécessaires à leur pratique. Les épreuves de patinage artistique sont par exemple absentes des Jeux d'Athènes en 1896 puis de Stockholm en 1912 car ces deux villes sont dépourvues de patinoires.
Dans le même temps, la pratique des sports d'hiver poursuit son développement : les Jeux nordiques se tiennent à Stockholm dès 1901 et une semaine internationale, organisée par le Club alpin français, se déroule chaque année en France depuis 1907. Chamonix-Mont-Blanc accueille notamment les éditions 1920 et 1921. L'idée d'incorporer les disciplines hivernales au programme olympique poursuit son chemin : le baron Pierre de Coubertin s'y montre favorable en déclarant que les « Jeux olympiques sont les jeux de tous les sports » La presse et le Club alpin français soutiennent également cette idée. Ce projet se heurte pourtant à l'opposition des pays nordiques qui craignent que l'organisation de Jeux olympiques d'hiver nuisent aux Jeux nordiques.
En juin 1921, le comte Justinien Clary et le marquis de Polignac, tous deux représentants français au CIO, présentent la candidature de la ville de Paris pour les Jeux de 1924 lors du congrès du CIO à Lausanne. Ils suggèrent également l'idée d'organiser des Jeux olympiques d'hiver à cette occasion, un projet qui reçoit notamment le soutien des délégués canadiens et suisses comme le baron Godefroy de Blonay. Le 5 juin, les membres du CIO se prononcent en faveur de l'admission des sports d'hiver à la famille olympique. Ce vote autorise également la tenue des compétitions de sports d'hiver dans un lieu propice et pas obligatoirement dans la ville désignée pour recevoir les Jeux olympiques d'été. Les Nordiques demeurent hostiles au projet mais grâce à l'influence du Suédois Sigfrid Edström, président de la Fédération internationale d'athlétisme et favorable à la proposition française au CIO, ils acceptent d'y prendre part à condition que les Jeux ne soit pas appelés « olympiques ». La compétition est donc organisée sous le patronage du CIO et reçoit l'appellation de « Semaine internationale des sports d'hiver ». Elle ne constitue dans un premier temps qu'un prélude aux Jeux d'été
Organisation
Sélection de la ville hôte
Plusieurs villes se portent candidates pour accueillir les épreuves de sports d'hiver : Gérardmer dans les Vosges, Luchon-Superbagnères dans les Pyrénées et Chamonix-Mont-Blanc dans les Alpes. Du 12 au 14 juin 1922, le Comité olympique français (COF) organise à Paris un Congrès des sports d'hiver avec les fédérations et commissions internationales concernées afin d'établir le programme des compétitions. Chamonix est alors désignée comme ville hôte des épreuves car ses concurrentes ne pouvaient garantir un nombre de logements suffisant ni une bonne probabilité d'enneigement. Après une première rencontre en janvier 1923, le contrat liant Paris et Chamonix-Mont-Blanc est paraphé le 20 février 1923 entre Frantz Reichel, secrétaire général du COF et Jean Lavaivre, maire de Chamonix
Aspects économiques
À travers l'accueil de cette compétition sportive, Chamonix-Mont-Blanc poursuit également un enjeu économique et touristique dans le but de moderniser ses installations et ainsi concurrencer d'autres stations alpines, comme de celles de Saint-Moritz ou Davos en Suisse. L'organisation de la semaine internationale des sports d'hiver nécessite l'érection d'une piste de bobsleigh, d'une patinoire et d'un tremplin de saut à ski dont l'étude de projet ainsi que la direction sont confiées au service des Ponts et Chaussées de la Haute-Savoie. Le Comité olympique français (COF) promet alors d'aider au financement des travaux à hauteur de 500 000 francs. La municipalité de Chamonix contracte un emprunt de 300 000 francs auprès des particuliers propriétaires des palaces et des grands hôtels de la commune, ainsi qu'un emprunt de 500 000 francs auprès du Crédit foncier. Les travaux débutent le 31 mai 1923, soit seulement huit mois avant le début des épreuves et la municipalité de Chamonix-Mont-Blanc doit rapidement faire face à des problèmes techniques. Au début du mois de septembre 1923, le COF mandate un expert qui dresse un rapport édifiant quant au retard pris sur les différents chantiers. La ville est alors mise en demeure de respecter le délai fixé au 1er novembre suivant sous peine de se voir retirer la subvention promise par le COF ou bien d'assister à la suppression des sports d'hiver du programme olympique.
L'accélération des travaux entraîne un coût supplémentaire sur la facture totale de ces Jeux. L'aménagement de la patinoire et du stade olympique représente la plus forte dépense avec 1 100 000 francs. La construction de la piste de bobsleigh coûte quant à elle 115 822,57 francs et le tremplin de saut 58 565,22 francs. En raison de graves problèmes de trésorerie, le COF ne participe finalement qu'à hauteur de 250 000 francs alors que la municipalité de Chamonix-Mont-Blanc règle à elle seule 2 des 3,5 millions de francs dépensés au total pour l'organisation et la tenue de la semaine internationale des sports d'hiver. Les principales sources de revenus émanent de la vente des billets : avec un nombre total de 10 044 spectateurs payants, la billetterie rapporte 107 880,80 francs. Les recettes totales sur la durée des Jeux s'élèvent à 120 000 francs
Nations participantes
Seize nations sont représentées à Chamonix pour un nombre total de 258 athlètes, dont 245 hommes et 13 femmes. Conformément à une décision du CIO, seuls les pays membres de la Société des Nations sont autorisés à prendre part aux Jeux de Paris et par conséquent, à la semaine des sports d'hiver des Chamonix. L'Allemagne est ainsi exclue de la compétition. Le nombre de nations présentes à Chamonix est inférieur aux 44 pays engagés à Paris
Autriche (4) Belgique (18) Canada (12) États-Unis (24) | | Finlande (13) France (39) Grande-Bretagne (28) Hongrie (4) | | Italie (18) Lettonie (2) Norvège (14) Pologne (7) | | Suède (23) Suisse (27) Tchécoslovaquie (24) Yougoslavie (4) |
La patinoire, également connue comme le stade olympique de Chamonix, est établie en bordure de l'Arve, en amont de Chamonix, face à une ancienne patinoire de la ville. D'une superficie totale de 36 000 m2, elle est à cette époque la plus grande patinoire artificielle du monde et bénéficie des dernières avancées technologiques. La construction de ce stade nécessite au préalable des travaux d'endiguement de la rivière afin de soutenir le remblai de la patinoire. De forme rectangulaire, celle-ci est complétée par deux demi-cercles de 90 mètres de diamètre, pour une longueur maximale de 227 mètres À elle seule, la patinoire proprement dite représente 20 620 m2, auxquels il faut ajouter une piste de course 5 000 m2 et un terrain de curling de 2 040 m2. Le reste du terrain comprend une piste de ski joëring ainsi que des tribunes et un pavillon des sports. Les spectateurs disposent de cinq tribunes. La plus luxueuse peut accueillir 400 personnes, tandis que la grande tribune couverte a une capacité de 1 000 places.
Le tremplin olympique du Mont est construit à proximité du glacier des Bossons pour accueillir les épreuves de saut à ski et de combiné nordique. D'une longueur de 79,40 mètres, la piste de lancement compte trois départs. La piste de réception, au bout de laquelle des tribunes en gradins sont aménagées pour accueillir les spectateurs, a une longueur totale de 178 mètres.
Les épreuves de bobsleigh se déroulent sur la piste des Pélerins, à proximité du funiculaire aérien de l'Aiguille du Midi. La piste est longue de 1 369,88 mètres pour une largeur de 2 mètres et comporte 19 courbes. Une conduite d'eau suit la piste afin d'en permettre l'arrosage et l'alimentation. La remontée des bobsleighs et des athlètes s'effectue par le biais du funiculaire
Billet de la Banque royale de 50 livres tournois daté du 2 septembre 1720.
La livre tournois (parfois écrit « livre Tournois », abrégé L, liv., lt, ₶, ou £) est une ancienne monnaie de compte française valant 240 deniers ou 20 sous, frappée originellement à Tours et qui fut utilisée en France sous l'Ancien régime. Elle remplace progressivement la livre parisis à partir du XIIIe siècle mais ne devient l'unique monnaie de compte qu'en 1667. Elle disparaît au moment de la création du franc français en 1795.
Histoire de l'unité de compte
Écu républicain de 6 livres (1793) pesant 29,30 g d'argent, frappé peu avant la création du franc. Au Moyen Âge, la livre tournois est d'abord utilisée à l'abbaye Saint-Martin de Tours où l'on frappait des deniers dits « tournois ». Elle est également utilisée dans plusieurs principautés, particulièrement en Hainaut et en Bourgogne.
En 1203, avec le rattachement de la Touraine à la couronne, sous Philippe II de France, elle remplace la livre parisis comme monnaie de compte du domaine royal.
En 1262, la réforme monétaire de Saint Louis étend le cours légal de la livre tournois au royaume. La livre tournois vaut alors 20 sous ou gros tournois de 4,2199 grammes d'argent à 958/1000e soit 20 x 4,044 = 80,88 grammes d'argent fin (ou environ 6,74 grammes d'or au cours de l'or variant à l'époque autour de 12 parts d'argent pour 1 part d'or).
Philippe le Bel crée le double tournois, monnaie qui sera frappée jusqu'au règne de Louis XIII. Six doubles tournois valent un sou tournois (12 deniers).
En 1360 est créé le franc à cheval valant une livre tournois. Frappé à trois millions d'exemplaires, il va servir à payer la rançon du roi Jean II le Bon.
En 1549, la livre tournois est décrétée unité de compte pour la tenue des comptabilités. Cette ordonnance royale est confirmée en 1602, après une courte période, entre 1577 et 1602, pendant laquelle la tenue des comptes devait être faite en écu, qui était la monnaie de règlement.
En 1667, la livre tournois supplante définitivement la livre parisis, qui continuait à être utilisée dans quelques régions du royaume.
En 1720, après la banqueroute du système de Law, la dénomination officielle de la livre tournois devient la « livre » (0,31 grammes d'or pur).
En 1726, la réformation institue la livre contenant 4,50516 g d'argent fin, ce qui constitue de fait une importante dévaluation par rapport à la fin du règne de Louis XIII.
En 1795, le franc remplace la livre comme unité de compte monétaire.
Jean II le Bon : Franc à cheval.
Le franc à cheval est le premier franc français, monnaie d'or à 24 carats pesant 3,88 grammes, émise pour financer la rançon du roi Jean II le Bon (1350-1364), prisonnier des Anglais. Créé le 5 décembre 1360, et mis en circulation en février 1361 jusqu'en 1364. Bien que le nom « franc » signifie « libre », il est plus probable que le nom de la monnaie vienne tout simplement de l'inscription Francorum Rex gravée sur la pièce. Le franc fut émis à la valeur d'une livre tournois, et le mot franc devint vite synonyme de livre.
Historique
Le franc à cheval a été créé le 5 décembre 1360 à Compiègne par l'ordonnance de Jean le Bon pour financer le paiement de sa rançon. Après sa mort, son fils Charles V, continua à partir de septembre 1364, la frappe du franc à cheval mais à son nom.
Le franc à cheval est la première monnaie royale française représentant le souverain en chevalier chargeant comme pour aller au combat C'est aussi la première monnaie à porter le nom « franc » qui deviendra celui de l'unité monétaire française
Avers
La pièce représente, sur la face, Jean II le bon à cheval, galopant à gauche, l'épée haute, coiffé d'un heaume couronné sommé d'un lis, portant par-dessus sa cotte de mailles une cotte d'armes fleurdelisée ; le caparaçon du cheval est également brodé de fleurs de lis. Figure une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduit « Jean, par la grâce de Dieu, roi des Francs »
Revers
Sur le revers, on y trouve une croix feuillue avec quadrilobe en cœur, dans un quadrilobe orné de palmettes et cantonné de quatre trèfles évidés. Figure une inscription circulaire : XPC VINCIT • XPC REGNAT • XPC IMPERAT qui veut dire « le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande ».

Entre 1963 et 1969, le franc connaît une période de relative stabilité. En 1967, un début de surchauffe économique inquiète les autorités monétaires : on relève une légère augmentation de l'inflation, due notamment à la hausse du coût des matières premières et des métaux précieux. Les événements du printemps 1968 ne laissent pas le franc indemne : les capitaux s'évadent pendant les grèves et, à la suite des accords de Grenelle, le niveau des salaires et celui des prix augmentent (spirale inflationniste salaires-prix), les importations aussi, alors que les exportations diminuent, tandis que le déficit budgétaire et les facilités de crédit accordées aux entreprises alimentent la création monétaire. Aussi, le 8 août 1969, le franc est dévalué de 11,1 % (sa valeur est portée de 180 mg d'or fin à 160 mg). Cette dévaluation améliore la compétitivité-prix des produits français à l'exportation, dans un contexte de forte croissance industrielle. En revanche, le Deutsche Mark ayant été réévalué en novembre 1969, des montants compensatoires monétaires (MCM) sont instaurés pour maintenir l'unicité des prix des produits agricoles à l'exportation dans le cadre de la politique agricole commune, si bien que les agriculteurs français, taxés, ne tirent pas le bénéfice de la dévaluation du franc de 1969. Mais, globalement, la balance commerciale de la France est excédentaire de 1970 à 1973. En 1970, à l'instar de la plupart des pays occidentaux, la France abandonne l'émission de pièces en argent de 5 francs pour la remplacer par un alliage en cuivre-nickel.
Le 15 août 1971, Richard Nixon, président des États-Unis, suspend la convertibilité du dollar en or (« Nixon Shock (en) »). À l'issue des accords de Washington (en) du 18 décembre 1971 (« The Smithsonian Agreement ») ratifié par 10 États dont la France, les marges de fluctuation des monnaies par rapport au dollar au sein du SMI sont portées à ± 2,25 % (c'est le « tunnel » monétaire) et le dollar est dévalué de 10 %. Le 10 avril 1972, le Serpent monétaire européen est créé par les accords de Bâle afin de limiter les variations de change entre les monnaies des pays de la CEE : toutes les monnaies des pays signataires sont autorisées à varier les unes par rapport aux autres à la hausse comme à la baisse dans les limites de 2,25 %, ces variations ne pouvant s'effectuer, jusqu'à la dévaluation du dollar de 1973, qu'au sein du « tunnel » instauré à Washington en décembre 1971. Le Serpent monétaire européen préfigure le futur système monétaire européen (SME).
Le premier choc pétrolier, en octobre 1973, a un impact négatif sur le franc : l'inflation passe à deux chiffres, tandis que le cours du Deutsche Mark s'envole : entre 1969 et 1979, il gagne près de 34 % par rapport au franc. Le gouvernement laisse le franc flotter à la baisse (il sort du serpent monétaire européen le 19 janvier 1974 et ne le réintègre que le 10 juillet 1975), puis quitter le « serpent » le 15 mars 1976. En janvier 1976, sont signés les accords de la Jamaïque qui mettent définitivement un terme au régime de change fixe et qui démonétisent l'or. Après l'échec du serpent, le président de la République française, Valéry Giscard d'Estaing, et le chancelier de la République fédérale d'Allemagne, Helmut Schmidt, sont à l'origine du Système monétaire européen, qui entre en vigueur le 13 mars 1979 et qu'intègre le franc. Comme le « serpent », il établit une marge de fluctuation des monnaies participantes de ± 2,25 % entre un cours plafond et un cours plancher de part et d'autre d'un cours pivot. L'ECU, panier de devises formant une unité de compte utilisable pour les règlements entre les autorités monétaires de la CEE, est créé à cette occasion, préfiguration de la future monnaie européenne. Le poids du franc dans l'ECU est alors de 19,8 %.
Au début des années 1980, le franc connaît trois dévaluations dans le cadre du SME : en octobre 1981 de 3 % ; en juin 1982 de 5,75 % ; puis en mars 1983 de 2,25 %. En janvier 1983, le cours du dollar américain, dopé par des taux d'intérêt à deux chiffres, dépasse pendant quelques jours les 10 francs. Ces dévaluations du franc reflètent, d'une part le haut niveau d'inflation en France, qui contraste avec celui constaté en RFA, d'autre part les sorties de capitaux que provoque l'avènement d'un gouvernement d'Union de la gauche, enfin la perte de compétitivité des secteurs de l'économie française exposés à la concurrence internationale (qui se traduit par l'accroissement du déficit de la balance commerciale). En mars 1983, la décision du gouvernement de Pierre Mauroy de maintenir le franc dans le SME et de donner la priorité à la lutte contre l'inflation incarne le « tournant de la rigueur » et se manifeste à travers la politique de désinflation compétitive de Pierre Bérégovoy. Globalement, le franc se stabilise sur les marchés des changes, même s'il est de nouveau dévalué de 3 % le 6 avril 1986, sous le gouvernement de Jacques Chirac, tandis que le Deutsche Mark et le florin néerlandais sont réévalués par rapport au franc le 11 janvier 1987.
Entre le mois de septembre 1992 et celui d'août 1993, le SME subit une grave crise de change, dans un contexte de récession et de réunification allemande, qui pousse la lire, la livre sterling, puis la peseta et l'escudo à quitter le mécanisme de change européen en étant fortement dévalués, tandis que le franc est réévalué de 3,5 % le 13 septembre 1992. Le franc résiste aux attaques spéculatives dont il est l'objet. Les marges de fluctuation des monnaies européennes au sein du SME sont portées à ± 15 % le 1er août 1993.
Sur le marché des changes, le franc s'échangeait en 1995 aux cours suivants :
1 dollar américain = 5,15
1 deutschemark = 3,38
1 livre sterling = 7,88
1 franc suisse = 4,08
1 florin néerlandais (gulden) = 3,03
Actualité française
1961 | mars |
02/03/61 | acquittement des accusés présents au « procès des barricades ». |
1961 | avril |
07/04/61 | premiers tracts de l'OAS. |
11/04/61 | de Gaulle évoque le futur de l’Algérie en tant qu’État-nation ; |
11/04/61 | création du Front algérien d'action démocratique (FAAD), organisation fantoche contrôlée par la SDECE. |
21/04/61 | tentative de putsch des généraux Challe, Salan, Jouhaud et Zeller à Alger (du 21 au 26 avril) : de Gaulle prend les pleins pouvoirs. |
1961 | mai |
20/05/61 | ouverture des premiers pourparlers de paix à Évian entre une délégation du gouvernement français, conduite par Louis Joxe, et une délégation du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). |
31/05/61-02/06/61 | visite en France du président Kennedy. |
| Mai et juin : dans un contexte d'exode rural, les agriculteurs restants ont agrandi leurs exploitations, ont investi pour se mécaniser et par conséquent se sont endettés fortement. La surproduction fait chuter les cours de la pomme de terre, du chou-fleur et de l'artichaut et s'ensuivent en Bretagne des troubles graves — des légumes enduits de gazole sont déversés dans les rues de Pont-Aven le 27 mai, ville près de laquelle des urnes électorales sont brûlées le 4 juin, et alors que la colère est particulièrement vive dans le Haut-Léon et le Trégor, la sous-préfecture de Morlaix est brièvement occupée le 8 juin — une radicalité qui s'exprime d'autant plus après l'arrestation, le soir de ce dernier débordement, des leaders paysans Alexis Gourvennec et Marcel Léon. Des lignes téléphoniques sont sabotées. La vague de manifestations s'étend à travers la France. Le gouvernement de Michel Debré est amené à entendre ce mécontentement. Le 22 juin, la relaxe par le tribunal de Morlaix des deux interpellés, suivie de leur libération, contribue à ce que s'apaise progressivement le conflit. |
1961 | juillet |
| Mise en service du Mirage III qui permit à la France d'être le premier État européen à posséder des avions de chasse pouvant dépasser Mach 2. |
01/07/61 | mort de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline. |
12/07/61 | de Gaulle se prononce pour un État algérien mais aussi pour une partition du territoire afin de pouvoir regrouper les pieds-noirs. |
| Décret créant le Conseil supérieur du plan, chargé de planifier les investissements économiques de l'État. |
16/07/61 | 2e victoire de Jacques Anquetil dans le Tour de France. |
20/07/61 | Wallis-et-Futuna devient un territoire d'outre-mer. |
1961 | septembre |
08/09/61 | attentat manqué contre le général Charles de Gaulle à Pont-sur-Seine, sur la route de Colombey-les-deux-Églises. |
1961 | octobre |
17/10/61 | Manifestation d'Algériens à Paris pour protester contre l'instauration du couvre-feu. La police tire sur la foule. Près de 80 personnes sont tués et plus de 500 sont blessés. |
24/10/61 | le ministre de la France d'outre-mer, Louis Jacquinot, assure au député de la Nouvelle-Calédonie Maurice Lenormand que "jamais" des essais nucléaires ne se dérouleront en Polynésie. |
1961 | novembre |
01/11/61 | Ben Bella fait la grève de la faim pour obtenir le statut de prisonnier politique ; |
01/11/61 | le FLN organise en Algérie une journée pour l'indépendance : la répression fait une centaine de morts. |
1961 | décembre |
| Grève des mineurs de Decazeville. |
| Économie & société |
| Création à Paris des Mardis de l'ESSEC, qui deviendra la première tribune étudiante de France. |
| 1 818 000 élèves dans les établissements publics de second degré (1961-1962). 232 600 étudiants dans les universités. |
| À l'initiative de la Conférence épiscopale française est fondé le CCF, qui deviendra en 1965 le CCFD : Comité catholique contre la faim et pour le développement, aujourd'hui CCFD - Terre Solidaire. |
| Excédent budgétaire (1,2 % du PIB). |
| Le budget de la défense représente 5,44 % du PIB, soit 1590 milliards de francs |
| 34 % de prélèvements obligatoires. |
Actualité française
1959 | janvier | |
01/01/59 | première entrée en vigueur du Marché commun, avec la première baisse effective des droits de douane dans la construction de la CEE. |
02/01/59 | Ordonnance définissant l'unicité du budget de l’État. Le montant de l'ensemble des impôts et des dépenses sera voté chaque année par le parlement via une loi de finance. |
08/01/59 | Charles de Gaulle devient officiellement, à 68 ans, le premier président de la Cinquième République (France) française pour sept années. |
09/01/59 | Michel Debré Premier ministre (fin en avril 1962). André Malraux ministre des Affaires culturelles, créé à cette occasion. |
09/01/59 | Cinq colonnes à la Une, magazine de télévision de Pierre Lazareff, Pierre Dumayet, Pierre Desgraupes et Igor Barrère. |
10/01/59 | un article du Monde marque le début de l'affaire des ballets roses. |
10/01/59 | promulgation de l'ordonnance no 59-147 portant sur l'organisation de la défense. L'appareil de décision des forces militaires françaises est centralisé et concentré autour du président de la République. |
1959 | février | |
03/02/59 | André Malraux rattache le Centre national de la cinématographie au tout nouveau ministère de la Culture. |
06/02/59 | Plan Challe : l'Armée française mobilise plus de 400 000 hommes contre les maquis FLN. |
| Les opérations menées par l'armée dureront 4 ans et viseront à désorganiser, isoler, puis détruire les maquis. (déplacements de populations, bombardement des campagnes, opérations de ratissage, création de milices et d'avant-postes). Si le Plan Challe aboutit effectivement à un démantèlement et un affaiblissement des réseaux FLN, elle échoue à instaurer une sécurité durable en Algérie. Les accords d'Évian signés en 1962 seront une victoire politique du FLN sur la France. |
20/02/59 | Léon Noël est nommé président du Conseil constitutionnel par le général de Gaulle. |
20/02/59 | Gaston Monnerville est réélu président du Sénat. |
1959 | mars | |
02/03/59 | entrée en vigueur du code de procédure pénale. |
08/03/59-15/03/59 | élections municipales françaises. |
17/03/59 | le gouvernement annonce que la priorité absolue sera accordée à la réalisation de la force de frappe, au démarrage en série des Mirage IV, aux études de l'engin balistique. |
1959 | avril | |
26/04/59 | élections sénatoriales. |
30/04/59 | début des travaux de percement du tunnel du Mont-Blanc (ouvert en 1965). |
1959 | septembre | |
16/09/59 | annonce de la politique d'autodétermination en Algérie par le général de Gaulle. |
19/09/59 | Roger Duchet et Georges Bidault fondent à Paris un Rassemblement pour l'Algérie Française. |
1959 | octobre | |
15/10/59-16/10/59 | attentat de l'Observatoire contre François Mitterrand. |
29/10/59 | première apparition d'Astérix dans le premier numéro du journal Pilote. |
1959 | décembre | |
02/12/59 | le barrage de Malpasset sur les hauteurs de Fréjus cède et fait 423 morts. |
20/12/59-22/12/59 | émeutes en Martinique, réprimées par les forces de l'ordre. 4 morts (dont 1 policier). |
28/12/59 | loi budgétaire réformant en profondeur la fiscalité, visant à la rendre plus transparente. |
| Les prélèvements obligatoires représentent 30,7 % du PIB. |
| Recettes fiscales de l'État : 19,7 % du PIB. |
| Recettes locales : 2,9 % du PIB. |
| Sécurité sociale : 8,7 % du PIB. |
| Dépenses publiques : 29,1 % du PIB. |
| Mesures fiscales facilitant le développement des investissements et la modernisation de l’appareil productif, notamment par instauration de la dégressivité de l'amortissement. |
| Création effective de l'impôt sur le revenu : |
| Taux d'imposition | Niveau d'imposition |
| 5 % | 0 - 4 400 F |
| 15 % | 4 400 - 7 000 F |
| 20 % | 7 000 - 12 000 F |
| 25 % | 12 000 - 18 000 F |
| 35 % | 18 000 - 30 000 F |
| 45 % | 30 000 - 60 000 F |
| 55 % | 60 000 - 120 000 F |
| 60 % | + 120 000 F |
31/12/59 | loi Debré de 1959 sur les rapports entre l’État et l’enseignement privé. Les écoles privées sous contrat public doivent respecter les enseignements laïcs et républicains de l'Éducation nationale. |
| Économie & société |
| Excédent budgétaire de 1,6 % du PIB. |
| 6,5 % d'inflation. |
| Croissance de 2,5 % du PIB. |
| Les prélèvements obligatoires représentent 30,7 % du PIB |
| 5,3 millions de contribuables assujettis à l'impôt sur le revenu. |
| Guerre d'Algérie |
| Intensification des opérations militaires en Algérie. 1/3 des effectifs de l'armée, soit 480 000 hommes, est engagé au Maghreb. |
| Les opérations des forces armées françaises contre le FLN représentent 45 % des dépenses militaires soit 750 milliards de francs. |
| 1 200 000 hommes sous les drapeaux. |
| 1650 milliards de francs de dépenses militaires. 6,2 % de la richesse nationale est affecté à l'armée. |