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Date de création : 27.11.2008
Dernière mise à jour : 08.02.2013
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Tourisme et histoire - Le quartier de La Bastille - Paris

Publié à 15:31 par acoeuretacris Tags : Tourisme paris bastille

 La colonne de Juillet

 
Le 14 juillet 1792, la première pierre de cette colonne proposée par Palloy, fut posée, mais le projet esthétiquement controversé en resta là ! En 1793,une fontaine représentant la nature fut installée au centre de la place. 
 
L’éléphant 
En 1808, Napoléon désireux de donner à Paris les signes de la grandeur de l’Empire décida de faire ériger une fontaine gigantesque à l’emplacement de la forteresse. En 1810, il décida « il sera élevé à la Bastille une fontaine sous la forme d’un éléphant de bronze, fondu avec les canons pris sur les Espagnols insurgés ; Cet éléphant sera chargé d’une tour à la manière des Anciens, et l’eau jaillira de sa trompe » . Il mesurait 24 m de haut, un escalier à vis était situé dans une de ses pattes afin d’accèder à la tour. 
Les architectes Percier et Fontaine se mirent au travail, mais seul le soubassement fut érigé réellement, une maquette grandeur nature en plâtre fut érigée en 1813... Après la chute de l’Empereur, des années passèrent, l’éléphant s’effritait, mais il était toujours là en 1831, gardé par un brave homme nommé Levasseur, logeant dans une des pattes de l’animal ! Mais le pachyderme de plus en plus délabré ne se visitait plus guère, seuls les gamins du quartier en faisaient leur terrain de jeu et où se réfugie Gavroche ! Il faut se rappeler du très beau texte de Victor Hugo dans « les Misérables »(Quatrième partie - Livre sixième - Le petit Gavroche - Où Gavroche tire parti de Napoléon le Grand ) 
 
La carcasse ne fut démontée qu’en juillet 1846. Des ruines de l’animal s’échappèrent des hordes de rats qui terrorisèrent le quartier durant des semaines ! 
 
 
L’éléphant de la Bastille 
 
La colonne 
Reprenant le décret de 1792,Louis Philippe décréta en 1833 qu’une colonne serait érigée au centre de la place en l’honneur des révolutionnaires morts lors des Trois Glorieuses : « une colonne reposant sur un piédestal dont les quatre faces seraient ornées d’inscriptions rappelant le grand évènement qu’il s’agissait de transmettre à la postérité » 
 
Les travaux furent confiés aux architectes Alavoine et Duc. Les tambours de bronze furent coulés aux forges de Fourchambault puis ajustés et posés sur place. Le chapiteau de 11 tonnes coulé d’une seule pièce aux forges du Roule. Au cours de son transport, les 12 chevaux traînant le chariot refusèrent d’aller plus loin que le boulevard de Ménilmontant. La foule nombreuse qui avait suivi le parcours prit la décision de dételer les chevaux et de pousser le chariot jusqu’à la Bastille ! C’est donc à bras d’hommes qu’il arriva sur la place ! C’est le 28 avril 1840 que l’édifice fut inauguré. 
 
 
La place de la Bastille sous Louis Philippe 
Lithographie de Benoist 
 
L’ensemble repose sur un massif circulaire en marbre blanc entouré d’une grille, percé d’une porte qui mène à la galerie funéraire où sont disposés les deux grands sarcophages de 13 mètres sur deux, contenant les restes des Martyrs des Trois Glorieuses et de la Révolution de 1848, mais pas seulement ces corps. Dans la hâte, au moment de l’exhumation des dépouilles des révolutionnaires, on leur adjoignit par erreur, des momies égyptiennes rapportées 50 ans plus tôt par les savants qui avaient suivi Bonaparte lors de la campagne d’Egypte. 
 
Ces momies se dégradaient dans une salle de la Bibliothèque Nationale, et avaient été enfouies dans le jardin attenant, à l’endroit même où après les révoltes de juillet 1830, les corps des émeutiers furent ensevelis. C’est ainsi que mêlées aux Révolutionnaires, des momies Egyptiennes reposent sous la Bastille ! 
 
 
Colonne de Juillet de nos jours 
 
Le piédestal est décoré de bas-reliefs sur lesquels figurent les dates du 27,28,29 juillet. Le fût de la colonne haut de 23 mètres de haut est formé de 21 tambours cylindriques et porte en lettres d’or les noms des 615 combattants de juillet. 
 
Au sommet, le chapiteau de bronze serti d’une élégante balustrade porte la boule de laquelle s’envole le Génie de la Liberté. Celui-ci représente « la Liberté qui s’envole en brisant des fers et semant la lumière » Il est nu, le pied gauche posé sur la sphère, la jambe droite levée, les ailes déployées, une étoile sur le front. La main gauche soutient les chaînes brisées du Despotisme, alors que sa main droite brandit le flambeau de la Civilisation. 
Sous la colonne, une avenue d’eau de près de 2 kilomètres de long, couverte de voûtes de pierre relie en sous sol le bassin de l’Arsenal au canal Saint Martin. 
 
 
Génie de la Bastille