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Date de création : 27.11.2008
Dernière mise à jour : 08.02.2013
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Parcs, réserves... le parc marin de Wakatobi -

Publié à 15:55 par acoeuretacris Tags : wakatobi parcs réserves
Parcs, réserves...  le parc marin de Wakatobi -

 

 

Réserve naturelle en Indonésie : le parc marin de Wakatobi


Il y a quelques années, L’Indonésie a décidé que Wakatobi deviendrait un parc marin national.
Cette réserve naturelle englobe un groupe d’îles qui font partie de l’archipel de Tukang Besi. Cet archipel se situe au sud-est de la péninsule de Sulawesi.


Les quatre îles principales sont Wangi-wangi, Kaledupa, Tomia et Binongko.


Ces petites îles bordées de récifs renferment de véritables merveilles. Les amoureux des fonds sous-marins peuvent y découvrir de multiples espèces aux couleurs chatoyantes.


La faune marine


La faune et la flore de ces îles sont particulièrement riches. Le versant récifal de Kaledupa est peuplé d’un nombre impressionnant d’anémones de mer et de superbes poissons clowns qui vivent en symbiose.


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Mais, on peut également croiser des espèces de tailles importantes comme le Napoléon géant de près de 2 m de long.


Avec un peu de patience, on peut admirer des orques ou des requins baleine. Le requin corail est un des habitant permanent de ces eaux. Il ne menace en rien la sécurité des plongeurs.


Pour se nourrir, ce requin fait le mort ; les petits poissons des récifs, trompés par sa ruse, ne lui échappent pas.
Ce requin se caractérise par l’extrémité supérieure de ses nageoires dorsales et caudale blanche. Mais, il ne faut pas le confondre avec le requin à pointes blanches.


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Requin corail


Avec ses 2 m de long, il se glisse sans problème entre les fentes et les crevasses du récif. Il peut rester tout à fait immobile, posé sur le fond.
Ce requin est surtout actif la nuit. Il n’est pas dangereux pour l’homme.


La tortue verte et la tortue à écailles se rencontrent souvent dans ses eaux. La tortue verte qui est une tortue marine doit son nom à la teinte verdâtre de sa graisse et non à la couleur de ses écailles.


Maladroite sur terre quand elle revient sur les plages pour pondre, elle est d’une grâce féerique dans l’eau.


La tortue à écailles est plus petite que la tortue verte bien qu’en vieillissant, elle lui ressemble beaucoup. On la surnomme également tortue imbriquée. Ce nom lui vient des écailles de la dossière qui sont imbriquées les unes sous les autres, comme les ardoises d’un toit.


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image Olivier Cochard-Labbé


Bien que la raie manta soit un poisson des grands fonds, on peut la croiser près des sites de plongée, non loin du rivage.
C’est une créature à l’élégance impressionnante. Elle se nourrit de plancton et doit nager constamment en faisant onduler avec grâce ses nageoires pectorales.


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Raie manta - image Jon Hanson


Malgré sa taille énorme et sa bouche démesurée, le « diable de mer », son surnom, se nourrit de petits organismes marins.
Elle ne représente donc aucun danger pour nous.


On prétend que ce sont « ses cornes » qui encadrent sa bouche, qui lui on valut son surnom. En fait, de nombreuses légendes courent à son sujet.


Les marins ont longtemps cru qu’elle pouvait entraîner les navires au fond de l’océan. Aux îles Tuamotu, on raconte qu’elle empêche les pêcheurs de nacre de remonter à la surface en s’étalant au-dessus d’eux.


Si un tel accident s’est déjà produit, c’est vraiment le fait du hasard car la raie manta est totalement inoffensive.
Il est vrai que son envergure de 7 m pour un poids d’environ 2 tonnes en fait l’un des poissons les plus gros des océans.


 

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Anthéas


Une autre créature également appelée « diable des mers » mais beaucoup plus petite peut, elle, par contre provoquer de douloureuses blessures avec son aiguillon venimeux.


De même, il faut se méfier des poissons de la famille des Scorpénidés comme la rascasse, également appelée scorpion de mer. C’est un poisson redoutable au corps couvert d’épines et de lambeaux de peau. Ses aiguillons venimeux sont très dangereux. Le venin est aussi toxique que celui de la vipère. Mais, il n’est pas mortel.


Il est dangereux pour les plongeurs car il passe inaperçu sur le récif grâce à son camouflage.


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Une rascasse


Dans les eaux indonésiennes, si vous êtes en bateau, vous pouvez observer le dauphin commun ou le dauphin tacheté.


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Dauphin commun


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Dauphins tachetés


Mais, parmi les mammifères marins, c’est le dugong que l’on rencontre près des îles de Tukang Besi.


Avec le lamantin, le dugong est le seul mammifère marin à être herbivore. Il vit en petits groupes près des eaux côtières.
Baptisé « vache de mer » par les pêcheurs, il se déplace lentement à moins de 10 km/h. Leurs chants cristallins portent à plusieurs kilomètres et l’on est toujours émerveillé de voir des mères tenir leurs petits dans leurs nageoires.


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Traqué par les pêcheurs, le dugong est une proie facile et vulnérable. Il a failli être exterminé. Aujourd’hui, il est menacé par la pollution et les filets dans lesquels il périt noyé.
La population de dugongs décline dangereusement car son taux de reproduction est faible. Son commerce est strictement réglementé ce qui ne l’empêche pas d’être sérieusement menacé de disparition.


La faune terrestre


Les associations écologiques s’occupent également de la protection de la faune terrestre et des oiseaux.
L’île de Buton est particulièrement intéressante car elle abrite d’importantes espèces d’oiseaux dont la corneille de Célèbes, le maléo, le martin chasseur oreillard ou le guêpier de Célèbes.


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Un guêpier de Célèbes


Plus de 150 espèces ont déjà été recensées.


Parmi les mammifères, citons également deux espèces très rares et uniques de Sulawesi : le tarsier et l’anoa.


L’anoa de Célèbes fait partie des plus petits bovins du monde avec moins de un mètre au garrot.


 

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Anoas


Le tarsier est un singe primitif, descendant direct des prosimiens. Il ne pèse pas plus de 130 grammes. Avec ses 12 cm, il bondit de branche en branche en faisant des bonds de plus de 2 mètres.


Ses yeux, bien placés sur le devant de la tête, apprécient parfaitement les distances (vision stéréoscopique).


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Tarsier


Au crépuscule, il part à la recherche de criquets, de lézards, d’oiseaux ou même de serpents.
Ses doigts sont terminés par des pelotes (des ventouses) très pratiques, pour s’accrocher aux branches.
Grâce à sa queue rugueuse, qui l’aide également à sa maintenir, il reste agrippé aux arbres à la verticale, même en plein sommeil.

 

Le climat de ces îles est chaud et humide. Les précipitations sont faibles, surtout de décembre à mars.
La meilleure période pour la plongée se situe de septembre à décembre.

 

Vous pourrez y pratiquer la plongée autonome ou en apnée. Les passionnés d’ornithologie seront aux anges à Buton.
On peut également participer à des projets de conservation.


L’hébergement est possible dans des « éco-lodges » ou hébergement chez l’habitant.