De très nombreuses études scientifiques ont tenté de repérer les tenants et aboutissants du processus de séduction.
Dans le règne animal, il a été établi qu'elles servent à indiquer la disponibilité des femelles prêtes à être fécondées à des partenaires potentiels éventuellement situés à plus de dix kilomètres. Chez l'homme, leur rôle est indéniable, quoiqu'il y ait une importance moins marquée que chez les autres espèces. Ainsi, au cours de différentes expériences, les sièges de salles d'attente, de cinémas ou de théâtres ont été aspergés d'une phéromone humaine mâle. Les femmes choisissaient majoritairement ces sièges alors que les hommes les évitaient systématiquement.
L'importance des odeurs est également établie, notamment celles qui sont le fait des gènes immunitaires CMH qui donnent à chacun une signature olfactive personnelle. D'après un test effectué avec des tee-shirts portés deux nuits de suite par des hommes, les femmes préféreraient ceux qui présentent des gènes et donc des odeurs différents des leurs. Dans son analyse détaillée des comportements animaux, le biologiste Thierry Lodé insiste sur le rôle du baiser. L'échange des salives initierait une exploration du système immunitaire(CMH) favorisant l'attrait de partenaires génétiquement différents. Le biologiste révèle également le rôle des caractères extravagants dans la séduction. Ces traits exagérés, très présents chez les animaux comme la queue du paon, résulteraient d'une tendance évolutive à l'exubérance et ces « stimuli supranormaux » provoqueraient un emballement du désir. D'après Thierry Lodé, cette même tendance qu'illustrent certains artistes comme Fernando Botero, met en évidence les éléments d'identité entre le beau, l'esthétique et la séduction. Enfin, toujours selon le même auteur, la séduction, définie à partir de caractères biologiques met encore en œuvre le système immunitaire des partenaires sexuels : c'est l'attirance pour les traits symétriques. En effet, la symétrie bilatérale fondamentale du corps est altérée par des accidents de croissance souvent dus à des maladies, ce qui révèle l'affaiblissement du système immunitaire. En préférant des partenaires sexuels aux traits symétriques, l'animal choisit un partenaire disposant d'un système immunitaire transmissible à sa progéniture et indemne de maladies.
D'une façon générale, les études réalisées par David Buss de par le monde montrent que les femmes accordent beaucoup d'importance aux perspectives financières de l'homme et à son statut social. Les hommes se focalisent quant à eux sur l'âge et la beauté physique, indicateurs de fertilité.
Apparences
Le rôle de l'apparence physique et du vêtement est étudié par la sociologie, et notamment par la sociologie du corps. Le sociologue français Jean-François Amadieu cite une expérience établissant qu'un rapport taille-hanche de 0,71 est idéal chez les femmes selon les hommes. Cela signifie une taille de 64 centimètres pour un tour de hanche de 90. Certains scientifiques estiment que de telles proportions sont les plus attractives car elles témoigneraient de l'excellent état de santé et de la fertilité de la partenaire, en plus de sa qualité génétique.
D'un point de vue encyclopédique, la personne qui cherche à séduire, « qui a un charme attirant et aguichant » est qualifiée de « sexy ». De même que le dicton dit que « les goûts et les couleurs ne se discutent pas », le qualificatif sexy pour l'apparence physique peut avoir une signification différente d'une personne à l'autre. Certains fondamentaux sont cependant communément partagés : le terme « sexy » est souvent lié à l'apparence que donne un individu par son habillement : vêtements, accessoires. Il convient de remarquer que ce n'est pas le vêtement en lui-même qui est sexy, c'est la façon dont il est porté. Être sexy, c'est mettre ses formes en valeur : par contraste (pull très large et minijupe), par suggestion (col roulé moulant) ou par démonstration (décolleté). Dans tous les cas, il s'agit de mettre en valeur certaines parties du corps tout en les cachant ou en attirer l'attention et le désir à partir d'un détail (une nuque, une cheville, Jean-Jacques Rousseau était attiré par la simple vue d'un poignet). Catherine Ormen-Corpet, historienne de la mode, explique que : « Tout est dans l'attitude » : « La femme qui décide de passer du jour au lendemain d'une paire de tennis à des talons hauts ne devient pas sexy grâce à ces chaussures, mais par le fait que sa démarche va être différente. Elle va devoir changer de rythme, de déhanchement, et c'est toute sa façon d'être et de se comporter qui en est modifiée. Pour moi, être sexy aujourd'hui c'est cela : se donner la liberté d'essayer tout ce qui est disponible dans la mode, sans hésiter à jouer de la surenchère. »
Gestes
Les gestes sont également des déterminants essentiels. Le fondateur de l'éthologie humaine, Irenäus Eibl-Eibesfeldt a par exemple noté que dans plusieurs pays les jeunes femmes flirtent de la même façon : via un sourire, un battement de cils, un mouvement de la tête vers le côté, un regard au loin et un abaissement des paupières. Le rôle du regard est aussi essentiel : le psychologue américain Eckhard Hess a pu constater qu'entre deux photographies d'une même femme, les hommes préfèrent celle sur laquelle ses pupilles sont dilatées, signe de désir.
Par ailleurs, les résultats de la psychologie sociale en matière de manipulation sont également approfondis, notamment ceux de Robert Cialdini.
Dans les pays occidentaux, depuis quelques années, de véritables communautés adeptes de diverses « méthodes de séduction » se sont formées. Une abréviation couramment utilisée par les sites francophones est PUA tirée de l'anglais pour Pick Up Artist.
Aux États-Unis d'Amérique, la plus connue est celle qui est présentée sur le site fastseduction, une méthode parfois accusée de machisme. Elle consiste pour l'homme à se montrer « joueur, sexué et mystérieux » tout au long de son interaction avec la cible qu'il aura choisie.
Il existe aujourd'hui une véritable communauté de la séduction, qui échange conseils et encouragements sur des sites ; à l'instar du Lair américain, des groupes locaux dans les villes les plus importantes se forment pour allier la pratique à la théorie.
Au delà de la pure séduction, ce sont de nombreux concepts humains qui sont impliqués en périphérie du processus tels que le leadership au sein d'un groupe, la dépendance affective ou encore la différentiation.
Pour les plus courageux (et qui en ont les moyens), qui refusent de s'abandonner au pur virtuel constitué par les sites de rencontre, une alternative possible est le coaching. Quelques coachs en France, issus de la Communauté de Séduction permettent aux hommes désireux de comprendre les mécanismes de séduction de progresser efficacement. Cependant, il est noté que c'est le passé de chaque individu et sa motivation personnelle qui seront les principaux déterminants de son évolution, plus que le coach ou la méthode choisie.
Par rapport à la drague offensive, compulsive et/ou machiste, il est possible de puiser dans les stratagèmes chinois des modèles inspirés de la pensée stratégique de Sun Tzu, auteur de L'Art de la guerre, le plus vieux traité de stratégie. Notamment, le premier stratagème d'un classique qui en contient trente-six, « Mener l'empereur en bateau » ou « Cacher dans la lumière » est parfaitement adaptable dans les ambiances de séducteurs. Selon Pierre Fayard répond que l' « art de la guerre et la séduction sont similaires », si ce n'est que la seconde se refuse à user de violence. En prônant la victoire en s'adaptant aux circonstances, une interprétation orientée de Sun Tzu incite à une séduction entendue comme une stratégie relationnelle.
Leurs sources d'inspiration sont multiples et éminemment éclectiques :
Les ouvrages traitant du développement personnel, qui leur permet de s'affirmer et de se construire une personnalité plus forte et plus résistante à la déstabilisation, imperméable au découragement et à la mauvaise humeur...
Jusque l'emploi détourné des ouvrages de stratégie militaire, qui leur permettent une acuité supérieure dans leur lecture des situations (cible isolée, entourée d'amis-obstacles potentiels, assiégée par les prétendants qu'il va falloir disqualifier, etc.)
Les traités de négociation commerciale, qui leur permettent d'apprendre à passer outre les obstacles dressés par l'objet de leur désir dans un réflexe de défense contre les importuns, et qu'on pourrait considérer comme tenant de la sélection naturelle
La psycho-sociologie, qui leur offre une meilleure compréhension des façons dont fonctionnent et réagissent les groupes d'individus et les moyens dont ils disposent pour s'assurer leur sympathie.
Publié à 17:23 par dessinsagogo55
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Ta beauté extérieure m'a attiré vers toi.
Mais c'est ta beauté intérieure, qui m'a retenu.
- Chéri(e), as-tu vu la facture de téléphone . Ils ont augmenté leur tarif ?
Publié à 17:09 par dessinsagogo55
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Les caractères sexuels secondaires sont les traits qui distinguent les individus des deux sexes d'une même espèce mais, à la différence des caractères sexuels primaires que sont les organes sexuels, ils ne participent pas directement au système reproducteur. Les principales théories évolutionnistes pour expliquer l'apparition de tels organes reposent sur l'idée que les caractères sexuels secondaires sont l'objet d'une pression de sélection sexuelle intra-sexe : lors de la parade nuptiale, les individus d'un même sexe sont en compétition pour s'accoupler avec un individu du sexe opposé, celui (ou celle) qui prend l'avantage sur ses rivaux est celui (ou celle) qui présente les caractères sexuels secondaires les plus attractifs pour le partenaire ou qui lui permettent de s'imposer sur ses rivaux. Cela explique notamment pourquoi ces caractères apparaissent en général au moment de la maturité sexuelle (i.e. la puberté
chez l'être humain).