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Date de création : 27.11.2008
Dernière mise à jour : 08.02.2013
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Monde marin - les méduses-Aurélie (Aurelia aurita)

Publié à 09:19 par acoeuretacris Tags : monde marin
Monde marin - les méduses-Aurélie (Aurelia aurita)

Aurélie ou méduse commune (Aurelia aurita)

 

Peuplant principalement la mer du Nord et la Manche, l'aurélie ou méduse commune, Aurelia aurita, est une grande et élégante méduse translucide aux courts mais nombreux tentacules, teintée de blanc ou de bleu. Elle est très reconnaissable à ses quatre gonades qui, disposées autour de l'estomac et visibles sur le dessus de l'ombrelle, évoquent la forme d'un trèfle à quatre feuilles de couleur blanche à violette.

 

   C'est à ses quatre poches génitales en forme d'oreille (en latin, auris) que cette méduse, l'une des premières méduses décrites par Linné en 1746, doit son nom. Dans les textes anciens, elle est aussi appelée « méduse-croix ».

 

   Sans squelette, sans carapace, sans coquille de protection, la méduse est très fragile, mais elle possède dans ses tissus des muscles circulaires striés, qu'elle contracte pour se déplacer. Son corps est, en fait, une masse de gélatine, la mésoglée, constituée essentiellement de collagène à très faible teneur en carbone et qui contient environ 98 % d'eau. Il comporte une ombrelle renfermant tous les organes, des bras oraux et des tentacules. Très aplatie, l'ombrelle, d'un diamètre variant entre 15 et 20 cm, est bordée de très nombreux (entre 500 et 1 000) tentacules courts et très fins, et échancrée pour l'insertion des 8 rhopalies (du grec rhopalo,massue), très développées, où sont regroupés les organes des sens (ocelles, statocystes et fossettes olfactives), et qui sont composées de trois types de cellules hautement différenciées : les ocelles, micro-yeux avec cristallin et rétine ; les statocystes, qui permettent l'équilibration dans l'espace ; enfin, les cellules spécifiques aux fossettes olfactives.

 

   À la face inférieure de l'ombrelle s'ouvre la bouche, entourée par quatre lèvres transformées en solides bras oraux tapissés de minuscules boutons de cnidocytes disposés en deux rangées formant une sorte de gouttière.

 

   Organe central et volumineux, l'estomac, ou cavité gastro-vasculaire, est envahi de filaments gastriques. Il dirige dans la paroi de l'ombrelle de nombreux canaux radiaires qui, de 8 à l'origine chez la jeune éphyrule, se divisent de façon dichotomique, sauf ceux qui aboutissent aux organes des sens. La digestion de l'aurélie est très rapide : une larve de morue est complètement digérée en 8 heures ; une ration de phytoplancton séjourne moins de 4 heures dans l'estomac. L'élimination des déchets par la bouche est réalisée par des sortes de pelotes de réjection.

 

   La méduse n'a pas d'organes propres à la respiration. Elle absorbe l'oxygène par la peau et par la bouche. Lors des déplacements, la respiration s'accélère et, comme l'ont révélé des études faites en Grèce, elle se ralentit quand la méduse est à jeun.

 

Signes particuliers

 

Gonades

Poches dans lesquelles s'effectue la gamétogenèse (formation des produits sexuels), elles sont au nombre de 4 et sont disposées en croix autour de l'estomac, de manière interradiaire. Elles sont colorées de façon beaucoup plus intense que le reste de l'ombrelle. Chez la femelle, les bras oraux servent aussi de chambres incubatrices : de petites poches hébergent les œufs qui s'échapperont au stade larvaire.

 

Coupe

Dans l'épaisseur de la gélatine (mésoglée) se situe l'estomac, d'où partent d'une part des canaux radiaires rayonnants, dont 8 aboutissent aux rhopalies, et d'autre part, les bras oraux.

   La paroi des tentacules renferme des cellules urticantes (cnidoblastes) qui inoculent le venin à l'aide d'un micro-harpon.

 

Bras oraux

Pendant la nage, la méduse contracte vigoureusement son ombrelle. Les bras oraux, sur la face sous-ombrellaire, sont alors étirés dans le sens du déplacement. Ces bras sont garnis de cellules urticantes qui se renouvellent lorsque le micro-harpon a injecté le venin dans la proie.