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Date de création : 27.11.2008
Dernière mise à jour : 08.02.2013
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Monde marin- Le requin - Reproduction -

Publié à 15:19 par acoeuretacris Tags : monde marin
Monde marin- Le requin - Reproduction -

L’évolution a doté le requin de nombreuses particularités qui le distingue des autres poissons. Le mode de reproduction fait partie de ces spécificités.
Tous les requins ne se reproduisent pas de la même manière. On distingue le requin ovipare, le requin ovovivipare et le requin vivipare.

  

Caractéristiques du mode de reproduction du requin

Au contraire de la plupart des poissons qui pondent dans l’eau de nombreux œufs, fertilisés par les spermatozoïdes, la fécondation chez les requins est interne.
A cet effet, les nageoires pelviennes des mâles se sont transformées en organes copulateurs appelés ptérygopodes.

  

Un seul ptérygopode est introduit dans les voies génitales femelles et, chez certaines espèces, comme le requin gris, un crochet permet sa fixation.

 

Deux sacs musculaires, situés sous la peau, se remplissent d’eau puis se vident au moment de la copulation, assurant l’expulsion du sperme.

  

L’avantage de cette fécondation interne est d’éviter le gaspillage en pondant des milliers d’œufs pour compenser le taux de mortalité élevé.

  

Des amours violents

Les accouplements se déroulent de façon plutôt violente chez les requins. Les femmes portent des cicatrices qui résultent des morsures des mâles s’agrippant à coups de mâchoires à leurs nageoires au moment du coït.

 

Chez les petits requins comme les roussettes, le mâle s’enroule autour de la femelle au moment de l’accouplement.
Chez les grandes espèces comme le requin baleine, les partenaires se tiennent parallèlement l’un à l’autre.

 

Le sperme est conservé dans des glandes spéciales (les spermatophores) de la femelle pendant un à plusieurs mois et même parfois plus d’un an chez le peau bleue.

 

Le requin ovipare

Ces requins pondent directement dans l’eau. Entourés d’une coque protectrice résistante, l’oothèque, les œufs vont se développer grâce aux réserves de vitellus qu’ils comportent. Leurs formes sont très variées.

 

Ce mode de reproduction concerne les Hétérodontiformes (requins dormeurs) ; certains Orectolobiformes (requins carpettes, requins chabots, requin zèbre) ; certains Carcharhinoformes (holbiches, chiens de mer et roussettes).

 

Sorte de sac corné, chaque œuf contient un embryon. Le vitellus épuisé à l’issue de l’incubation, le jeune requin déchire l’enveloppe du sac.
Cette forme de reproduction est la moins efficace car les jeunes sont beaucoup plus vulnérables.

 

Le requin ovovivipare

Ce mode de reproduction est le plus répandu chez les requins. Les oeufs se développent à partir de leur réserve vitelline et éclosent à l’intérieur du corps de la mère.

Lorsqu’ils parviennent dans l’utérus, les œufs cohabitent dans une poche commune. Quand le vitellin est épuisé, la femelle libère les petits qui sont déjà autonomes.

 

Ainsi, l’aiguillat commun donne naissance à une dizaine de jeunes après 22 mois de gestation ; la plus longue durée connue chez les requins.

 

Chez certains Lamniformes (requin taureau, requin renard, requin pèlerin, requin taupe et grand requin blanc), le premier né pratique l’oophagie en mangeant les œufs non encore éclos.

Les cas extrêmes semblent être ceux du requin taureau et du requin taupe. On parle alors de cannibalisme intra-utérin. Même les embryons déjà éclos se dévorent entre eux. Seul un ou deux petits voient alors le jour ayant dévoré tous les autres.

 

Le requin vivipare

Moins répandu que l’ovoviviparité, dans ce mode de reproduction, les embryons se développent dans l’utérus maternel et les petits naissent déjà formés.

Chez les espèces vivipares, la gestation est longue, de 9 à 12 mois. Le nombre de jeunes qui naissent varie de deux à plus d’une centaine chez certains types de peau bleues.

La viviparité se rencontre plus fréquemment chez les espèces pélagiques comme les requins-marteaux, les Carcharhinidés à l’exception du requin tigre, ovovivipare ; les Carcharhiniformes (requins hâ, émissoles, virlis, milandres).

 

La cavité utérine est cloisonnée en cellules distinctes. Chaque cellule renferme un embryon qui est relié à un sac vitellin.

Ce mode de reproduction est un avantage pour les espèces pélagiques qui effectuent de grands déplacements. Elles ne sont pas limitées par la recherche de zones de pontes favorables.
Par contre, la fécondité est moindre mais les jeunes ont un meilleur taux de survie.

 

Maturité et croissance

Chez tous les requins, la maturité est tardive. Par exemple, un requin citron d’un kilo à la naissance doublera son poids en un an et ne grandira que de 15 cm par an.

Il lui faudra attendre 15 ans pour atteindre sa taille adulte.

 

Les requins vivent en moyenne entre 20 et 30 ans. Certaines espèces ont une longévité importante.

  • Le requin Hâ commun : 50 ans environ
  • Le requin baleine : jusqu’à 60 ans
  • L’aiguillat commun : plus de 70 ans, certains disent qu’il peut être centenaire
  • Le grand requin blanc est lui dans la moyenne avec une longévité d’environ 27 ans.

Les espèces qui vivent le plus longtemps sont celles qui connaissent les taux de croissance les plus bas.

Les taux de croissance les plus élevés s’observent chez les grands requins pélagiques tels le peau bleue, le grand requin blanc et le requin taupe.
Jusqu’à maturité, ils grandissent d’environ 30 cm par an.