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Date de création : 27.11.2008
Dernière mise à jour : 08.02.2013
5848 articles


Mythologie amérindienne -

Mythologie amérindienne - Aigle et jaguar -

Publié à 14:42 par acoeuretacris Tags : mythologie amerindienne aigle jaguar
Mythologie amérindienne - Aigle et jaguar -
Symbolisme du jaguar en Méso-Amérique


Le jaguar était vénéré par les Aztèques mais ce respect pour cet animal a des racines bien plus anciennes en Méso-Amérique. Déjà les Olmèques semblent avoir assimilé le jaguar au pouvoir royal et à la fertilité.
Les dieux-jaguars olmèques ont été les premières divinités en Méso-Amérique.
Ils nous ont d’ailleurs laissé des sculptures montrant une figure qui mêle les traits du jaguar à ceux d’un enfant.


Les premières divinités

L’association des dieux-jaguars olmèques à la royauté et à la fécondité a influencé la plupart des civilisations ultérieures.
Chez les Mayas, le créateur suprême était Itzamna qui était un équivalent de Zeus chez les Grecs.
On lui associait le dieu Soleil aux oreilles de jaguar, Kinch Ahau, qui régnait sur la Nuit et les Enfers.



Le jaguar est omniprésent dans la religion amérindienne.

Chez les Aztèques, Tezcatlipoca, dieu de la Nuit et du Destin, pouvait être représenté sous la forme d’un singe, d’une mouffette, d’un coyote ou d’un jaguar mais également sous une forme humaine.
Les dieux pouvaient effectivement  assumer n’importe quelle forme. Les religions monothéistes ne vénèrent qu’un seul Dieu, ce dernier ayant obligatoirement une forme humaine, l’animal étant relégué à un niveau inférieur.
C’est une manière assez radicale de nous faire oublier nos origines ainsi que notre statut d’espèce animale parmi d’autres.

Les panthéons sont beaucoup plus riches et surtout beaucoup plus près de la nature. La Terre, l’eau, le Soleil et les animaux ont une place prépondérante dans tous les panthéons qu’ils soient égyptiens ou amérindiens.



Temple du Jaguar à Tikal. Image Auntjojo

L’autre différence fondamentale est la place de la femme dans les panthéons. Dans les religions monothéistes, la femme devient le symbole de la tentation et du péché. Elle aussi est reléguée à un niveau inférieur.
Dans les panthéons, les divinités féminines ont autant d’importance que les divinités masculines.

Pour ces peuples, les frontières spirituelles entre la vie et la mort n’étaient pas vraiment définies.
Il n’y a ni paradis, ni enfer.

Les hommes, les animaux et les dieux pouvaient se mélanger sous forme d’esprit et changer leur apparence.
Chaque divinité est donc double, à la fois homme et animal.



Jaguar aztèque. Image Rosemanios

Le combat du Bien contre le Mal chez les Chrétiens se retrouve chez les Aztèques sous une forme différente.
Ils croyaient que l’univers avait été conçu lors d’un combat entre les forces de la lumière et des ténèbres.
Ometeolt et Omecihuatl sont les maîtres masculin et féminin de la dualité, ceux par qui tout a commencé.

Malgré des langues, des politiques et des styles artistiques différents, les peuples du Méso-Amérique montraient une unité surprenante dans leurs croyances religieuses et leurs mythologies.


Symbolisme du jaguar

L’aptitude de cet animal à chasser la nuit l’associait naturellement à la disparition du Soleil chez les Aztèques. Le Soleil qui parcourait le ciel durant la journée sous la forme de Tonatiuh, se transformait en un jaguar appelé Tepeyollotl " Cœur de la Montagne" durant sa traversée du monde infernal.



Jaguar maya. Image Rosemanios

Pour les Mayas, le jaguar exprime les forces internes de la terre  Il est le dieu du nombre Neuf.
La terre est représentée dévorant le soleil, au crépuscule, sous la forme d’une gueule de jaguar ouverte sur l’astre.
Il devient également une divinité solaire correspondant à la course nocturne de l’astre.



Tête de Jaguar à Teotihuacan. Image Claire Dancer

Cet animal incarne la force spirituelle des chamans qui ont le pouvoir d’entrer en contact avec les esprits.
A Teotihuacán, on a découvert en 2001 une sculpture représentant un jaguar sortant d’une ouverture ornée d’étoiles de mer.
Il s’agit peut-être de la figuration d’un chaman revenant d’un de ses voyages spirituels.



Têtes de jaguars à Chichen Itza. By Image Jimg 944

La férocité du jaguar l’associe immanquablement aux qualités guerrières. Un groupe de guerriers aztèques d’élite l’avait adopté comme symbole. Ces guerriers avaient le droit de porter sur leur tunique une peau de jaguar.

Associé au pouvoir royal, le jaguar intervenait dans l’intronisation du nouveau souverain, tlatoani. Ce dernier offrait son sang en se perçant la peau avec des griffes de jaguar.


L’aigle et le jaguar

Il existe de nombreuses associations Jaguar-Aigle dans les mythes d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale. Cette association représentait les grandes forces terrestres et célestes.
L’aigle est l’incarnation du feu céleste, le Soleil. Lui seul est capable de le fixer sans se brûler les yeux.



L'aigle est un symbole important dans toutes les mythologies et religions. Image keven law

Il est intéressant de constater qu’en Occident, l’iconographie féodale rapproche ou confronte fréquemment l’aigle et le lion.

Chez les Aztèques, Huitzilopochtli, dieu de la Guerre, était représenté sous la forme d’un aigle.

Le symbolisme de l’aigle jouait un rôle important dans les sacrifices humains. Après avoir sacrifié la victime, le prêtre jetait le cœur encore chaud dans un récipient appelé quauhxicalli (pierre de l’aigle). La victime était alors qualifiée d’ »homme-aigle » et le cœur de « fruit de l’aigle du cactus ».
Le cœur des sacrifiés servait d’aliment à l’Aigle solaire. Grâce à ces sacrifices, le soleil pouvait continuer sa course.



Jaguar de jade à Chichen Itza. Image Paul Mannix

Les Aztèques attribuaient à l’aigle un rôle déterminant dans la fondation de Tenochtitlán. Ils se sont installés dans une île du lac Texcoco parce qu’elle correspondait à une prophétie du dieu Huitzilopochtli, annonçant qu’ils trouveraient un aigle tenant un serpent, perché sur un cactus.



Des aigles perchés sur un cactus au Mexique. Image Nbonzey

On retrouve l’association jaguar-aigle dans la description du trône d’apparat de l’empereur aztèque. Il était assis sur des plumes d’aigle et adossé sur une peau de jaguar.
Cette dualité ciel-terre est universelle. Elle apparaît dans tous les mythes et toutes les religions.

En Inde, cette dualité est figurée avec l’opposition aigle-serpent mentionnée dans les Vedas.



Représentation de la dualité aigle-serpent. Musée national d'anthropologie de Mexico. Image Hector Garcia

Comme pour le jaguar, l’aigle est devenu un symbole guerrier. A côté des guerriers-jaguars, il y avait une seconde troupe d’élite appelée les guerriers-aigles.
Ils portaient une coiffe faite de plumes d’aigles pendant les combats.


Mythologie amérindienne - Quetzalcóatl -

Publié à 15:08 par acoeuretacris Tags : mythologie amerindienne quetzalcoatl
Mythologie amérindienne - Quetzalcóatl -

 

Quetzalcóatl. Le serpent à plumes des Aztèques


Quetzalcóatl était à la fois un dieu et un homme. Il est généralement représenté sous la forme d’un puissant serpent.
Le nom même de Quetzalcóatl exprime sa double nature. C’est la combinaison de deux mots nahuatl, quetzal et coatl.
Chez les Aztèques, le serpent jouait un rôle important dans la vie religieuse. Cet animal symbolisait la fertilité, l’habilité, l’astuce et le savoir ésotérique.


Mythes et symbolisme du serpent

Pour les Aztèques, comme pour toutes les cultures amérindiennes, le serpent était associé au feu céleste et à la nature. Il incarnait la force physique.
Il évoquait le pouvoir dispensateur de vie du Soleil et était lié à la pluie, la vie végétale et la sexualité.
Le serpent représentait donc deux aspects d’une dualité, le feu et l’eau. Le serpent de feu était le xiuhcoatl et le serpent d’eau Quetzalcóatl.



Quetzalcóatl était vénéré longtemps avant les Aztèques. Image Kate at yr own risk

Le dieu de la Pluie, Tlaloc, est représenté avec des sortes de lunettes qui évoquent des serpents enroulés autour des yeux et un serpent sur la lèvre supérieure. De plus, il possédait un sceptre-serpent.
Les pluies torrentielles étaient assimilées à des serpents d’eau.



Tlaloc , le dieu de la Pluie. image Jami Dwyer

Les statues couchées de Chac Mool dans lesquelles les prêtres jetaient les cœurs des victimes sacrifiées représentaient Tlaloc.
Une pierre sacrificielle, découverte sur la côte du golfe du Mexique, a la forme d’un serpent à deux têtes au dos arqué sur lequel on maintenait la victime pour lui arracher le cœur.
Dans les mythes de création, le ciel et la Terre ont été crées par Quetzalcóatl et Tezcatlipoca à partir de Tlaltecuhtli, au corps ophidien.

Le serpent était également associé à la terre. L’ancien dieu chasseur Mixcoatl et la déesse de la Terre, Cihuacoatl, portaient des noms liés au serpent : Serpent de Nuages et Femme Serpent.
Dans certains mythes, ce sont d’ailleurs les parents de Quetzalcóatl.



Tezcatlipoca. Le masque est constitué d'un crâne humain sur lequel on a appliqué une mosaïque. Image Natmandu (British Museum)

Dans d’autres mythes amérindiens, la surface de la Terre était décrite comme une couche de serpents enchevêtrés d’où était née la vie.

L’association du serpent et des rituels ésotérique se retrouvent chez les Mayas. Ils pensaient qu’un individu qui tombait en extase après avoir offert son sang possédait la vision du serpent et pouvait accéder au monde des esprits.

Les serpents sont présents un peu partout sur les temples. Cette grande gueule ouverte qui orne la plupart des temples représente souvent l’ouverture d’une chambre ou d’une grotte sacrée comme c’est le cas sous la pyramide du Soleil à Teotihuacán.

Le serpent à plumes

La combinaison du nom comporte une double signification. Quetzal signifie « précieux » ou fait référence aux plumes sacrées de l’oiseau du même nom.
Coatl signifie soit « jumeau », soit « serpent ».



Quetzalcóatl sur le temple de Teotihuacan. Image Bomba Rosa

Si on assemble les deux significations, Quetzalcóatl peut signifier « précieux jumeau » ou « serpent à plumes ».

En tant qu’homme, Quetzalcóatl s’est incarné sous la forme de Topiltzin, le souverain de Tollan.
Topiltzin était un souverain sage et pacifique qui régnait sur la cité Toltèque de Tollan. Il a enseigné à son peuple à renoncer aux sacrifices humains.
Pour une raison obscure, il a fini par renoncer à son trône. Il alors mis le feu à sa cité puis il a accompli un pèlerinage de pénitence vers le golfe du Mexique.
Il a alors convoqué tous les serpents puis les a liés entre eux pour en faire un radeau.

C’est ainsi que Topiltzin- Quetzalcóatl a quitté le Mexique pour se rendre à Tlapallan, d’où il était originaire.

Il a cependant promis de revenir au Mexique et d’aborder au même endroit.



Quetzalcóatl . Serpents à plumes géants dans le temple de Tenochtitlan. Image Jami Dwyer

Quand Cortès a accosté au Mexique en 1519, les Incas ont cru que leur dieu était de retour d’où l’absence de résistance face à cet envahisseur.

Quetzalcóatl a apporté le maïs aux ancêtres des Aztèques. Au temps du premier couple, Oxomoco et Cipactonal, des fourmis ont caché les graines de maïs à l’intérieur d’une montagne.
Quetzalcóatl s’est donc transformé en fourmi pour rapporter le précieux butin aux autres dieux.
Ces derniers, après l’avoir goûté, ont décidé que c’était une nourriture idéale pour les hommes.



Teotihuacan. Temple du Soleil. Image Joel Bedford

C’était également un dieu de la Fertilité et du Vent.

Dans une version du mythe de Topiltzin- Quetzalcóatl, le dieu s’est sacrifié lui-même sur un bûcher funéraire et son âme s’est élevée dans le ciel pour prendre la forme de Vénus en tant qu’étoile du matin.

Après l'introduction du christianisme au Mexique, Quetzalcóatl a été associé à Jésus-Christ. D'autres dieux ont été assimilés à des saints comme Tlaloc qui qui est devenu saint Jean-Baptiste, parce qu'il a été associé à l'eau du baptême.