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Date de création : 27.11.2008
Dernière mise à jour : 08.02.2013
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rubrique à brac

- Anniversaire -

Publié à 10:35 par acoeuretacris Tags : anniversaire rubrique à brac
-  Anniversaire -

 

Un anniversaire est la date dans l'année à laquelle un événement est survenu, habituellement une naissance.

 

Il est fréquent dans de nombreuses cultures de célébrer l'anniversaire de la naissance de ses proches (parents, amis) en organisant une fête et en offrant des cadeaux à la personne concernée. C'est également en général l'occasion ce jour-là de les choyer plus que d'accoutumée, comme de réaliser certains de leurs souhaits.

 

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« Les diverses coutumes que l'on observe aujourd'hui lors des anniversaires de naissance ont une longue histoire. Leurs origines sont liées à la magie et à la religion. Les pratiques en usage dans les temps anciens, qui consistaient à adresser des félicitations, à offrir des cadeaux et à fêter l'événement — des bougies allumées venant couronner le tout — étaient censées protéger des démons celui qui célébrait son anniversaire ; on assurait ainsi sa sécurité pour l'année à venir.  Jusqu'au IVe siècle, le christianisme a rejeté la célébration des anniversaires, les considérant comme une coutume païenne. »

 

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« Les Grecs croyaient qu'à chaque humain s'attachait un esprit protecteur ou daimôn qui assistait à sa naissance et veillait sur lui durant sa vie. Cet esprit était en relation mystique avec le dieu dont l'anniversaire correspondait au jour de naissance de l'individu. Les Romains aussi souscrivaient à cette idée.  Cette croyance a fait son chemin et se retrouve dans les notions d'ange gardien, de marraine fée et de saint patron.  La coutume consistant à allumer des bougies sur les gâteaux a commencé avec les Grecs. Des gâteaux de miel, ronds comme la lune et éclairés par des cierges, étaient déposés sur les autels du temple d'Artémis.

 

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Biscuits lunaires

La croyance populaire attribue aux bougies d'anniversaire le pouvoir magique d'exaucer les souhaits.  Les cierges allumés et les feux sacrificiels ont toujours eu une signification mystique particulière depuis que l'homme a commencé à dresser des autels à ses dieux. Les bougies sont donc un hommage à l'enfant qui fête son anniversaire; elles lui font honneur et lui portent chance.  Les souhaits d'anniversaire et les vœux de bonheur font partie intégrante de la fête.  Cette croyance prend ses racines dans la magie.  Les souhaits d'anniversaire peuvent faire du bien ou du mal parce que l'on est plus proche du monde des esprits à ce moment précis. »

 

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Dans la plupart des pays anglo-saxons, mais également dans de nombreux autres pays, il est d'usage de chanter la chanson traditionnelle Happy Birthday to You à la personne fêtant son anniversaire. Cette chanson est traduite en de nombreuses langues, comme par exemple Joyeux anniversaire en France et Bonne fête au Québec. Ce moment de la fête coïncide habituellement avec la présentation du gâteau d'anniversaire. Alternativement, on peut aussi chanter en France la chanson Bon anniversaire, nos vœux les plus sincères.

 

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Au Québec, il est aussi courant de chanter une version modifiée de la chanson Gens du pays, écrite par Gilles Vigneault. Cette chanson a originellement une connotation souverainiste. On modifiera les passages « Gens du pays » par « Mon cher <prénom> » ou « Ma chère <prénom> ». Par exemple, si le fêté se prénomme David, on lui chantera : « Mon cher David, c'est à ton tour, de te laisser parler d'amour » à deux reprises.

 

Au Québec, le terme « fête » est beaucoup plus utilisée qu'« anniversaire ». On dit qu'un fêté fête sa fête et on lui souhaite une bonne fête. Le terme « anniversaire » est tout de même le seul utilisé pour souligner un événement, comme un 50e anniversaire de mariage.

 

Il arrive que l'on chante une chanson au restaurant lorsque quelqu'un y va pour son anniversaire. Le serveur ou les serveurs du restaurant peuvent entonner le chant lorsque le dessert est apporté à table. Le dessert peut comporter un cierge magique à la place d'une bougie.

 

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Les autres clients du restaurant se joignent généralement au chant d'anniversaire. Dans certains restaurants les serveurs interprètent un chant d'anniversaire spécial ou une danse.

 

Le gâteau d'anniversaire est traditionnellement un gâteau richement décoré, notamment de bougies dont le nombre, la disposition ou la forme représentent l'âge de la personne (en particulier lorsque le nombre de bougies nécessaires pour figurer cet âge est trop important). Pour rendre l'effet plus spectaculaire, on présente souvent ce gâteau, les bougies allumées, après avoir réduit la luminosité de la pièce. La personne dont c'est l'anniversaire peut ménager un silence durant lequel il peut formuler intérieurement un souhait, puis éteint les bougies en les soufflant. La tradition veut que si toutes les bougies sont éteintes en une fois, le vœu s'accomplira. Une autre superstition associée aux vœux d'anniversaire est que si la personne révèle son vœu, celui-ci ne pourra s'accomplir. Il est très courant que ce soit la personne fêtée qui découpe la première part du gâteau, sauf dans le cas des jeunes enfants.

 

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Un jour d'anniversaire est souvent considéré comme un jour particulier pour une personne, qui reçoit généralement des attentions spéciales de ses parents et amis. C'est particulièrement vrai pour les enfants, qui attendent avec impatience leur propre anniversaire. A contrario, beaucoup d'adultes détestent se souvenir qu'ils vieillissent continuellement. En plus des fêtes, les gens reçoivent souvent des cadeaux lors de leur anniversaire.

 

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Les fêtes d'anniversaires des enfants comportent souvent des jeux amusants, comme épingler la queue sur l'âne, les chaises musicales, etc. Pour les adultes, les fêtes ont tendances à être plus formelles, comme un dîner (un souper, au Québec) au restaurant. Depuis toujours, les fêtes ont pour but de faire plaisir à la personne célébrée. Le jour d'anniversaire est parfois appelé « meilleur jour de l'année », tandis que le jour suivant est nommé « pire jour de l'année » car il faut attendre toute une année pour avoir un autre anniversaire.

 

En Amérique du Sud, la fête d'anniversaire est souvent accompagnée d'une piñata que la personne doit briser à l'aide d'un bâton, et qui contient des bonbons et des cadeaux.

 

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Les occasions de célébrer un anniversaire important sont diverses :

 

  • Quand un nombre clé est atteint, par exemple le 1er, 10e, 20e, 50e ou 100e anniversaire.

 

  • Dans beaucoup de Constitutions, on devient un adulte aux yeux de la loi à un certain anniversaire, et l'on acquiert à un certain âge différents droits et responsabilités : le vote, le droit de consommer certaines substances (par exemple l'alcool, le tabac), l'appel au service militaire, etc.

 

Beaucoup de cultures accordent de l'importance à certains anniversaires.

 

  • Dans les familles juives, les garçons célèbrent Bar Mitzvah à leur 13e anniversaire. Les filles, quant à elles, fêtent Bat Mitzvah à leur 12e ou 13e anniversaire.

 

  • En Amérique latine, le fête de quinceañera célèbre traditionnellement le 15e anniversaire d'une jeune fille.

 

  • Beaucoup d'adolescentes aux États-Unis organisent un Sweet Sixteen Party à l'âge de 16 ans.

 

On pense que la célébration à large échelle des anniversaires en Europe est due à l'influence du mithraïsme dans l'Empire romain et qu'avant cela, ce n'était pas si courant. Le mithraïsme eut une large influence à travers l'empire, puisque il fut pratiqué par beaucoup de soldats romains avant d'être supplanté par le christianisme. La célébration des anniversaires devint plus rare durant le Moyen Âge, l'Église catholique romaine lui étant hostile du fait de ses origines païennes et préférant promouvoir la fête du « saint patron » correspondant à son prénom de baptême ou à la mort considérée comme la dies natalis, « jour de naissance » (à la résurrection) . Cependant, elle réapparut épisodiquement au XIIIe siècle et connut une résurgence à l'époque de la Réforme : ils étaient considérés comme une bonne manière de transférer l'attention vers une autre date que le jour de la fête du saint, dans la lignée du rejet du culte des saints et correspondaient aussi au renouveau des horoscopes.

Passage à l'heure d'été...

Publié à 18:34 par acoeuretacris Tags : bric à brac heure d été
Passage à l'heure d'été...

 

L'heure d'été a été instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974 avec l' objectif d'effectuer des économies d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage. Il s'agit de faire correspondre au mieux les heures d'activités avec les heures d'ensoleillement pour limiter l'utilisation de l'éclairage artificiel. L'estimation des économies d'éclairage résultant de la mise en oeuvre du régime de l'heure d'été dans notre pays est de l'ordre de 1,2 à 1,3 TWh chaque année.

 

 

Appliqué au Royaume-Uni et en Irlande depuis la première guerre mondiale et en Italie depuis 1966, le régime de l'heure d'été a été introduit dans l'ensemble des pays de l'Union Européenne au début des années 1980. Pour faciliter les transports, les communications et les échanges au sein de l'Union Européenne, il a été décidé d'harmoniser par directive du Parlement Européen et du Conseil, les dates de changement d'heure. Ainsi, depuis 1998 pour l'ensemble des pays de l'Union Européenne, le passage à l'heure d'été intervient le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin . Le régime de l'heure d'été consiste à ajouter 60 minutes à l'heure légale au cours de la période estivale (de fin mars à fin octobre).

 

 

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Rubrique à brac - expositions internationales autrefois -

Publié à 15:37 par acoeuretacris Tags : bric à brac expositions autrefois
Rubrique à brac - expositions internationales autrefois -

 

Cette grande roue a été construite pour l'exposition universelle de 1900, à Paris. Installée place Suffren, elle a été démontée en 1937. 




Entre le début du XXe siècle et la Seconde Guerre mondiale, plusieurs expositions coloniales internationales ont été organisées en Europe. Elles avaient pour but de montrer aux métropolitains l'environnement naturel des colonies. Elles ont également été perçues comme outil de propagande et parfois même qualifiées de "zoos humains", le pavillon de l'Afrique orientale française, construit pour l'exposition de 1931, à Paris.




A l'occasion de l'exposition coloniale de 1931, les architectures de toutes les colonies françaises étaient représentées. Ici, le pavillon du Cambodge, avec ses toits de plusieurs niveaux et ses couleurs vives, reproduit un bâtiment de Phnom Penh.




Certaines constructions monumentales, comme ici un temple d'Angkor Vat au Cambodge, étaient reproduites dans leurs proportions originales. A l'intérieur, on présentait les activités notamment économiques en Indochine.




Placé sous le protectorat français à la fin du XIXe siècle, l'actuel Viêtnam était divisé entre le Tonkin au nord, l'Annam au centre et la Cochinchine au sud du pays. D'où ce pavillon, dont l'architecture reprend celle d'un monument du Saigon d'alors (aujourd'hui Ho Chi Minh Ville).




Reprenant l'architecture traditionnelle guyanaise, le pavillon de la Guyane renfermait différents bois précieux d'Amazonie, à l'occasion de l'exposition coloniale de 1931 à Paris.




Au moment de l'exposition coloniale de 1931, la France comptait encore des territoires et des comptoirs commerciaux en Inde. Ce pavillon des Indes françaisesreprésentait une demeure de Pondichéry (actuellement Puducherry).




Construit pour l'exposition coloniale de 1931, le pavillon de l'Algériese composait d'un bâtiment aux allures de mosquée et d'un minaret.




Reprenant l'architecture du palais de Maghzen, le pavillon du Maroc présenté à l'exposition coloniale de 1931 donnait un aperçu de l'art marocain.




La présence d'un pavillon de la Syrie à l'exposition coloniale de 1931 témoignait du mandat que la France exercait dans le pays entre 1920 à 1940. Ce bâtiment reprend l'architecture du Palais Azem de Damas.




Pour l'exposition coloniale de 1931, le pavillon de Madagascar se présentait sous la forme d'une reproduction de maison royale malgache (à gauche) et d'une tour avec ses têtes de taureaux (à droite), figurant la prospérité de l'île.




Une partie des pavillons de l'exposition coloniale de 1931 était louée à des entreprises, comme ici la compagnie du Canal de Suez, à l'origine de la construction et de l'exploitation du canal du même nom.




Dans sa section étrangère, l'exposition coloniale de 1931 présentait les colonies d'autres pays européens, comme ici le pavillon du Congo belge.




Depuis le XIXe siècle, de nombreuses expositions internationales ont été organisées dans des capitales mais aussi des villes plus petites comme ici, à Gand, en 1913.




Développées dans la seconde moitié du XIXe siècle, les expositions internationales avaient pour but de présenter les innovations technologiques et industrielles des différents pays. Ici, le pavillon principal de l'exposition universelle organisée à Bruxelles en 1910.




Pour l'exposition universelle de 1910, Bruxelles a construit des bâtiments inspirés de l'architecture néerlandaise, comme ici le pavillon de la Hollande.




Grâce à l'Exposition universelle de 1910, le quartier Bruxelles-Kermesse a bénéficié d'aménagements nouveaux.




Chaque pavillon de l'exposition universelle de Bruxelles était consacré à un pays ou une thématique bien précise, comme ici les travaux féminins.




A la veille de la Première Guerre mondiale, des industries florissantes comme celle de l'armement étaient représentées à l'exposition universelle de Bruxelles de 1910. A l'image, le pavillon de la manufacture d'armes d'Herstal(Belgique).




Construit dans un style Louis XVI, le pavillon des colonies françaises représentait l'empire colonial de la France à l'exposition universelle de 1910.

 

Rubrique à brac - Drôles de petits coins -

Publié à 14:29 par acoeuretacris Tags : bric à brac petits coins
Rubrique à brac - Drôles de petits coins -

 

Ile d'Incahuasi - Désert de sel d'Uyuni - Hauts plateaux boliviens -

En plein milieu de ce désert d'Amérique du Sud, trône ce WC solitaire creusé dans un tronc de cactus séché. Pour des raisons évidentes de confort, les épines ont été enlevées !




Centre des arts John Michael Kohler - 608 New-York Avenue - Sheboygan Wisconcin -

Tout en céramique à motifs, ces toilettes, oeuvre d'art signée Ann Agee, illustrent le thème de l'eau. A ce propos, saviez-vous que les Etats-Unis, à eux seuls, dépensent chaque jour 18 milliards de litres d'eau potable en chasse d'eau ?




Woodbury Road Geraldine - Canterbury Sud (Nouvelle Zélande) -

Avant de parvenir à cette cabane à WC et avant de pouvoir vous soulager, il vous faudra jouer à saute-mouton. Et ça, ce n'est gagné d'avance !




Ten & Chi  - Lemina Building Shinjuku - Tokyo -

Difficile de ne pas avoir l'envie coupée lorsqu'un étrange personnage vous scrute. Et le pire, c'est qu'il est vivant ! Alors que vous commencez ce pourquoi vous êtes venu, cette énorme tête s'avance vers vous pour vous embrasser les genoux. Drôle d'excentricité !




Ile Nalunega - Archipel de San Blas - Panama -

Malgré les apparences, ces quelques planches sur pilotis sont bel et bien des toilettes. Un petit coin exclusivement réservé au chef de l'île Nalunega, où vivent les indiens Kunas. Quel standing !




Restaurant Félix - Hôtel Peninsula de Hong-Kong - Salisbury Road - Kowloon -

En Chine, on ne badine pas avec les toilettes. Imaginé par Philippe Starck pour ce grand hôtel, l'emplacement de ces urinoirs offre une vue magnifique sur toute la ville. On en oublierait presque pourquoi on est là !




Uotoshi Ryokan - 2563 Sano - Yamanouchimachi - Shimotakai Gun - Nagano -

Question hygiène, les Japonais ont bien souvent de l'avance. Sachez donc que  si vous visitez des amis au pays du soleil levant, des mules spéciales toilettes seront à votre disposition.




Laguna colorado - Réserve nationale andine - Eduardo Avaroa - Sud Lipez -

Ces toilettes  du bout du monde n'ont certainement pas besoin de verrou. Dommage qu'il n'y ait pas de fenêtre pour admirer le paysage en même temps...




Café-restaurant die Warmflasche Berwang - Tyrol - 

Qui aurait pu imaginer un jour croiser Le penseur de Rodin aux toilettes ? Après tout, les cabinets d'aisance peuvent également être un haut lieu de pensée.




Musée international Sulhab des toilettes - Enclave Mahavir - Palam Dabri Road - New-Delhi -

Cette chaise percée, comme on la nommait autrefois, était réservée aux personnes les plus riches. Chose improbable de nos jours, elle faisait partie intégrante du mobilier !




Sketch - 9 Conduit Street - Londres -

Un côté "Retour vers le futur" pour ces toilettes en forme... d'oeuf. Construites en fibre de verre, leur intérieur est rose pour les filles et bleu pour les garçons...




Céramique Toprak - Cumhuriyet Meydani 12 - Alsancak - Izmir -

Il n'y a pas d'âge pour ce genre de choses. Et pour apprendre tout en rigolant comment faire comme les grands, ce petit coin en kangourou est idéal. Mais attention, ça n'est que pour les enfants !

Rubrique à brac - Les moissons autrefois -

Publié à 14:14 par acoeuretacris Tags : bric à brac moissons autrefois
Rubrique à brac - Les moissons autrefois -

 

Photo prise à Hermonville, Marne - Juillet 1942 
  
 
D'abord faites à la main puis à l'aide de machines à vapeur, les moissons d'autrefois n'avaient rien à voir avec les méthodes actuelles. 
 
 
 
 
Fauchage manuel 
 
 
Autrefois, la moisson se faisait manuellement, à l'aide de faux et de faucilles. La Beauce, France - Août 1912 
 
 
 
 
Le ramassage de la paille 
 
 
Le ramassage de la paille se faisait lui aussi à la main. Oise, France - Août 1937 
 
 
 
 
Batteuse à vapeur - 1897 
 
 
Avec la création de la machine à vapeur, les premières " locomobiles " ont vu le jour au XIXe siècle. Cela a permis de mécaniser le battage du blé. Drôme, France - Juillet 1897 
 
 
 
 
Main d'oeuvre agricole 
 
 
En période de moissons, une main d'œuvre saisonnière était nécessaire pour récolter les céréales. Jayat, Montrevel, Ain - Juillet 1930 
 
 
 
 
Les moissons, un évènement important 
 
 
Les moissons étaient un événement important de la vie rurale. En témoigne cette carte postale ancienne. Anrosey, Haute-Marne - Mai 1925 
 
 
 
 
Les premiers tracteurs 
 
 
Après-guerre, les paysans ont commencé à s'équiper de tracteurs et autres machines agricoles bien utiles pour les travaux aux champs. Welles-Pérennes, Montdidier, Oise - Juillet 1953 
 
 
 
 
Le battage du blé 
 
 
Le battage du blé consiste à séparer l'épi du grain. Dès la fin du XIXe siècle, le batteur mécanique (image) a remplacé le fléau, outil manuel utilisé traditionnellement. La Beauce, France - Août 1912 
 
 
 
 
la fête de la moisson 
 
 
Une fois les récoltes de céréales faites, la famille pouvait célébrer la fin des moissons. Concressault, Cher - Juillet 1960 
 
 
 
 
Les moissons pendant la guerre 
 
 
En temps de guerre, toute main d'œuvre, femmes et enfants également, était la bienvenue alors que beaucoup de cultivateurs étaient prisonniers en Allemagne. Champeau en Morvan, Côte d'Or - Juillet 1945 
 
 
 
 
La récolte 
 
 
Les premières moissonneuses-batteuses ont été construites par Claas en Allemagne. A l'image, une batteuse. Indre-et-Loire, France - Juillet 1946 
 
 
 
 
Les coopératives 
 
 
Vu le coût des machines agricoles, les cultivateurs ont commencé à se regrouper pour l'achat ou la location des batteuses. Rantigny, Oise - Février 1918 
 
 
 
 
Une batteuse mobile 
 
 
La première-batteuse mobile française a été mise au point par Célestin Gérard en 1866. Chateaurenard, Loiret - Août 1935 
 
 
 
 
Une moissonneuse-lieuse 
 
 
Les moissonneuses-lieuses permettaient de faucher les céréales et de lier les gerbes. Welles-Pérennes, Montdidier, Oise - Juillet 1953 
 
 
 
 
La paille 
 
 
Sans moissonneuse-batteuse, il n'était pas possible de former les ballots de paille calibrés comme aujourd'hui. Welles-Pérennes, Montdidier, Oise - Juillet 1953 
 
 
 
 
le dépiquage 
 
 
Avant que les batteuses mécaniques existent, le battage du blé pouvait être fait à la main ou à l'aide d'animaux. Cette opération s'appelait aussi le dépiquage ou la dépiquaison. Ferme en Trillu, Aude - Juillet 1943 
 
 
 
 
La locomobile 
 
 
Les locomobiles à vapeur entraînaient les batteuses avec de très longues courroies. Corrèze, France - Juillet 1927 
 
 
 
 
Le labour après les moissons 
 
 
Juste après les moissons, un labour de la terre est nécessaire avant de semer les graines pour la récolte de l'année suivante. Aveyron, France - Août 1936 
 
 
 
 
Les progrès techniques 
 
 
Dans les années 1960, les cultivateurs sont de plus en plus équipés de matériel agricole. Hayes, Moselle - Juin 1966 
 
 
 
 
La coupe 
 
 
A la fin des années 1960, malgré l'essor des machines agricoles, de nombreux agriculteurs travaillaient encore à l'aide de chevaux de trait. Charleville-Mézières, Ardennes - Juin 1967 

Rubrique à brac - Laguiole : Art de vivre français -

Publié à 10:24 par acoeuretacris Tags : bric à brac laguiole
Rubrique à brac - Laguiole : Art de vivre français -

 

Laguiole : Art de vivre français

 

Parallèlement au camembert et à la baguette, le couteau Laguiole (prononcez laïole) est un emblème national. Ce couteau a acquis une renommée mondiale et les plus anciens modèles sont considérés comme de véritables objets d’art.
Cette lame de légende, née en 1829, est devenue un symbole des valeurs traditionnelles de la terre mais également du savoir-faire français.
Depuis sa création, le couteau Laguiole a été redessiné par le designer Philippe Starck, ce qui n’a d’ailleurs pas fait l’unanimité.
Très apprécié dans le monde entier, le laguiole est vendu sur tous les continents. La société Laguiole-en-Aubrac réalise d’ailleurs environ 70% de son chiffre d’affaires à l’export.

 

L’histoire du Laguiole

 

Conçu à l’origine pour les paysans de l’Aubrac, le couteau de Laguiole est devenu au fil du temps un must très parisien.
Les premiers couteaux ont été imaginés par Pierre-Jean Calmels en 1829. Ils ont été enrichis d’un poinçon en 1840, puis d’un tire-bouchon en 1880.

Le laguiole est inspiré de la navaja espagnole et des jambettes de  Saint-Etienne.
Il emprunte à ces dernières la ligne de son manche qui rappelle le galbe d’une jambe ce qui permet de bien l’avoir en main.

 

 

Ligne moderne du laguiole. (Forges de Laguiole)

 

Imitant le créateur, les couteliers aveyronnais ont fabriqué pendant longtemps des modèles en acier traditionnel montés sur un manche en corne de vache d’Aubrac.

Localement, ils disposaient de deux matières premières essentielles : une corne noire et l’eau volcanique des sources qui procure à la trempe ses qualités.

Au cours des années 1920-1930, le laguiole s’est répandu sur les marchés. La demande était si forte que la fabrication émigra dans le Puy-de-Dôme, à Thiers, capitale de la coutellerie française.

Après la Seconde Guerre mondiale, la fabrication connut la crise avec l’abandon de la traction animale qui priva les artisans d’une corne de qualité.

 

 

Il faut au moins une trentaine d'opérations, pour la plupart manuelles, pour fabriquer un laguiole. (image Pierre Vignau)

 

Le laguiole moderne fit son apparition dans les années 1980. Plusieurs fabricants souhaitèrent que la fabrication du couteau revienne dans son berceau d’origine.

En 1985, le premier atelier de montage commençait à fonctionner dans le bourg aveyronnais.
Deux ans plus tard, la Société Laguiole reprenait son activité.

Elle lança alors un nouveau laguiole redessiné par P.Starck.

 

La querelle entre puristes et novateurs

 

P.Starck a conservé la ligne pure d’origine, sans tire-bouchon, ni poinçon, en ajoutant une abeille stylisée.

Il a fait appel à des matériaux modernes comme l’acier 440, un acier inoxydable affûtable. Ce nouveau modèle possède un manche en pointe de corne ou en aluminium.

Le modèle en acier 440 et aluminium a représenté la France au musée Cooper Hervitt à New York en 1989.

 

 

Il faut plus d'une heure pour assembler toutes les pièces.  (image Stephane Martin)

 

Un nouveau modèle est apparu, conçu par un autre designer, Yann Pennor’s. C’est un produit de luxe composé d’un manche en pointe de corne ou en fibre de carbone.
On peut l’acquérir avec une lame en acier 440 ou en acier damas orné d’arabesques. Pour la dernière option, c’est un très ancien procédé qui servait à façonner la lame des sabres qui a été mis en œuvre.

Les puristes regrettent les couteaux patiemment ouvragés par les artisans d’autrefois.

Cependant, la fabrication d’antan n’est plus possible car de nombreuses espèces animales sont aujourd’hui protégées.
Peu de laguioles sont encore montés avec des cornes de vache d’Aubrac. Des cornes de buffle, de vache ou de zébu, qui proviennent du monde entier sont la plupart du temps utilisées par les couteliers.

L’importation d’ivoire étant interdite, les manches ne peuvent plus être fabriqués dans cette matière, ce qui est heureux.

 

 

Laguiole en version lame, poinçon et tire-bouchon. (image Dominique Archambault)

 

Le laguiole était condamné à s’adapter ou à disparaître.

Par contre, on comprend que les puristes soient affligés par les faux laguioles qui sont vendus à bas prix.

 

Sachez reconnaître un vrai laguiole

 

Chaque année, plus de 800 000 couteaux s’attribuent l’estampille laguiole. Curieusement, le nom n’a jamais été protégé.

Des centaines de containers de soi-disant laguioles arrivent chaque année d’Asie.

En France, la plupart des laguioles pliants sont fabriqués à Thiers.

 

 

Le laguiole est aussi à l'aise sur une table qu'en balade. (image Skazama)

 

Pour lutter contre cette concurrence déloyale, l’association aveyronnaise « Le Couteau de Laguiole » a mis au point une marque « laguiole d’origine garantie » accompagnée d’un certificat garantissant le montage dans la région de l’Aubrac.

Votre couteau doit donc être marqué d’un poinçon apposé sur le talon de la lame.

 Outre le poinçon qui garantit l’origine de votre laguiole, le ressort est orné d’une abeille.

 

Anecdotes sur le laguiole

 

Le laguiole est un présent traditionnellement offert à nos présidents de la République lors de leurs voyages officiels en Aveyron.

A l’occasion du bicentenaire de la Révolution de 1789, ce couteau a été choisi par le Comité Colbert pour figurer parmi les 15 objets représentatifs du design français des années 1980.

 

 

Un laguiole peut coûter plus de 1 000 euros. (image Macglee)

 

Certains disent que les habitants de Laguiole se seraient bravement comportés lors d’une campagne de Napoléon Ier. Ils se seraient alors vus octroyés l’emblème impérial. Cependant, aucun document ne confirme cette version.

D’ailleurs pour d’autres, il ne s’agit pas d’une abeille mais d’une mouche, d’un taon plus exactement. Cet insecte est familier des paysans de l’Aubrac.

Un laguiole ne se lave jamais ; il s’essuie. L’eau abîme la corne.

On ne claque jamais la lame mais on l’a ferme délicatement pour ménager le ressort.

 

Rubrique à brac - Histoire de la Poste - (suite)

Publié à 21:28 par acoeuretacris Tags : bric à brac Poste
Vers un télégraphe fiable, rapide et économique, le télégraphe électrique 
 
 
Les récentes découvertes sur l’électricité, et plus particulièrement sur l’électromagnétisme a permis de mettre au point le télégraphe Morse, adopté en France en 1854. Le principe est simple. En pressant le bouton, on ferme le circuit électrique, ce qui active un électro-aimant qui fait abaisser un crayon marquant un papier entraîné par deux rouleaux. 
 
 
Le code est binaire. Il est constitué de points et de traits. Voici le code de déchiffrage (qu’on trouve facilement sur tout talkie-walkie pour enfants) : 
 
 
SigneCodeSigneCodeSigneCode
A .- B -... C -.-.
D -.. E . F ..-.
G —. H .... I ..
J .--- K -.- L .-..
M N -. O ---
P .—. Q —.- R .-.
S ... T - U ..-
V ...- W .— X -..-
Y -.— Z —.. 1 .----
2 ..--- 3 ...— 4 ....-
5 ..... 6 -.... 7 —...
8 ---.. 9 ----. 0 -----
 
 
 
A ces 36 signes de base, on rajoute des éléments qui permettent de rendre le message plus clair : 
 
 
 point (.) : .-.-.-
 virgule (,) : —..—
 point d’interrogation ( ?) : ..—..
 barre de fraction (/) : -..-.
 apostrophe (’) : .----.
 AS (attente) : .-...
 AR (terminé) : .-.-.
 BT (séparation) : -...-
 VA (fin d’émission) : ...-.-
 Erreur : ........
 
 
 
 
 
 
Appareil morse simplifié (1860) 
 
 
 
Le temps des réformes 
 
 Première réforme : le facteur rural 
 
 
Si le facteur est né bien avant la révolution, celui-ci ne travaillait le plus souvent en ville ou en banlieue. Le facteur rural apparaît officiellement avec l’application de la loi de juin 1829 le 1er juin 1830. 
 
 
La loi de 1829 instaura :
 la distribution et la collecte du courrier dans toutes les communes rurales dépourvues d’établissement postal ;
 la mise en place dans chaque commune d’une boîte aux lettres, à l’intérieur de laquelle se trouvait une lettre-timbre Cette lettre-timbre, apposée sur le courrier extrait de la boîte à partir du 1er janvier 1836 (et jusqu’au 31 décembre 1911) permettait d’identifier la boîte où avait été jetée la lettre. Les lettres timbre étaient attribuées par numéro de tournée puis par village dans la tournée. Ainsi le facteur rural n°1 avait 3 villages à desservir, il la parcourait sa tournée dans l’ordre A , B , C... Le facteur n° 2 commencait sa tournée par D, puis E ...On pouvait aller jusqu’à la lettre Z. Si c’était insuffisant (plus de 25 communes desservies par le bureau), on utilisait A/2, B/2,... Plus tard (à partir de 1845 sans doute), les communes ont la possibilité de faire installer, à leurs frais et avec l’accord de l’Administration, des boîtes supplémentaires dans des hameaux. Les lettres timbre de ces communes portent la lettre correspondant à la commune et un chiffre (A/2, A/3, A/4 s’il y a trois hameaux avec boîte aux lettres).
 
 
 
Cette loi instaura également le décime rural, taxe d’un décime pour les lettres d’origine rurale, décime qui fut supprimé le 1er janvier 1847. 
 
 
En 1830, les tournées étaient difficiles et longues (parfois jusqu’à 40 kilomètres). A cette époque, les distributions avaient lieu plusieurs fois par semaine. Après l’application de cette loi, les piétons ne disparurent pas immédiatement. Ils assuraient les liaisons les jours où le facteur ne passait pas. A partir de 1832, et sur demande des communes, la distribution commence à devenir journalière. Mais il faudra attendre de nombreuses années pour que toutes les communes reçoivent la visite du facteur tous les jours : 1859 pour le Var ; 1863 pour la Drôme. 
 
 
 
 
Plaques de facteurs ruraux et locaux (Second Empire et III° République) 
 
 
Qui dit instauration d’un service, et création d’emploi (5.000 facteurs en 1830, 15.000 en 1847), dit création d’un uniforme. Le facteur rural, ne dispose pas d’une tenue imposée par la loi de 1830. Celui-ci a pour obligation unique de porter le médaillon de l’administration. C’est la circulaire du 9 décembre 1835 intitulée Costume des Facteurs Ruraux qui impose une rigueur vestimentaire aux facteurs. Les facteurs doivent néanmoins se vêtir à leurs frais !!! . 
 
 
 
 
Costume des facteurs ruraux 
circulaire du 9 décembre 1835 
 
Musée  de la Poste 
 
 
"Costume des Facteurs ruraux 
 
Habit veste de drap bleu de Roi, boutonné sur le devant de 7 boutons en métal blanc portant ces mots : Service des Postes : Facteur Rural. Collet droit en drap rouge. Parements bleus boutonnés de deux petits boutons. 
En Hiver. Pantalon gris de fer. En Eté. Pantalon et guêtres de toile bleue. Chapeau rond en feutre verni. 
Blouse en toile bleue ouverte sur la poitrine avec Collet rouge rabattu et deux rangées de 6 petits boutons en métal blanc portant les mêmes mots que ci-dessus. 
Ceinture en Cuir noir avec boucle par le devant. 
Portefeuille en cuir noir avec la plaque de métal blanc sur la bandoulière. 
 
 
Nota : En écrivant à Mr Ameling Graveur, Passage du Saumon à Paris et lui faisant passer franc de port la lettre et l’argent, on pourra se procurer les Boutons dont l’administration a approuvé le modèle." 
On remarquera que le costume du facteur rural a peu évolué entre 1830 et 1889. 
Révolution, la réforme du service rural est avant tout un progrès social en cette fin de régime monarchiste qui pourtant augure les mauvais jours de 1830... 
 
 
 
 
Facteur de 1889 - Aquarelle de Kermabon 
Musée de la Poste 
 
 
Deuxième réforme : d'une taxe à l'autre 
 
Depuis la création de la Poste aux Lettres, les tarifs ont connu plusieurs réformes, s’étalant dans la durée. On ne va pas ici décrire les tarifs que vous pouvez trouvez sur le site d’Alain Trinquier, mais nous allons étudier plutôt la lente évolution de l’application des taxes. 
 
1- Les lumières et le calcul compliqué... Avant la révolution, et comme l’indique la déclaration du 8 juillet 1759, les taxes sont appliquées selon la distance qui sépare deux bureaux et le poids (exprimé en once). Dans le cas général, on comptait le nombre de Postes entre le lieu de départ et le lieu d’arrivée, on multipliait par deux, et on appliquait le tarif . Il existait également des tarifs spéciaux pour les relations entre certaines villes, un système de double port, des conversions hasardeuses entre unités monétaires. 
 
 
2- La Révolution et la simplification... Il faut attendre la loi du 22 août 1791 et la création des départements pour avoir une première simplification des tarifs postaux. Ceux-ci sont toujours calculés selon la distance (en lieues) et le poids (en once). La distance est désormais calculée selon la distance en ligne droite séparant le point central du dépardement de départ, et le point central du département d’arrivée. Les bureaux reçoivent une grille exprimant ces tarifs. 
La loi du 3 thermidor an 3 réforme le calcul de la distance. Celle ci est calculée selon la route depuis le point de départ. L’enveloppe n’est plus taxée. En effet, les plis sous enveloppe étaient taxés d’un sou jusqu’à cette loi. La loi du 6 nivôse an 4 dénote d’une augmentation importante des tarifs (multiplié par 5 pour le plus petit tarif (1/4 d’once et <50 lieues). Peu après, les tarifs sont revus à la baisse pour revenir en nivôse an V à un tarif identique à celui de 1792. Mais le franc apparaît pour la première fois dans le calcul des taxes avec la conversion de 2 sous pour un décime (tarif de messidor an IV). La tarif de nivôse an V utilisera les lieues et les myriamètres. 
 
 
3- Bonaparte, le système métrique et la nationalisation... Napoléon, arrivé au pouvoir par le coup d’état du 18 brumaire an 8), nationalise les Postes. La loi du 18 décembre 1799 réforme totalement le calcul des taxes. Le système prérévolutionnaire est abandonné au profit du système métrique. Ainsi, le poids n’est plus exprimé en once, mais en grammes (la lettre premier échelon devait peser moins d’1/2 once avant la réforme, puis 7 grammes après). Les distances sont exprimées en kilomètres, et non plus en lieues. Le calcul de la distance se fait selon le chemin le plus court entre le point de départ et le point d’arrivée, ces distances étant fixées par l’administration des postes. Enfin les tarifs sont exprimés en francs et ses sous unités (décime : 1/10 franc). 
 
 
Voici un bref récapitulatif des conversions : 
 
 
Ancienne mesure
Nouvelle mesure
Conversion
Lieue  Kilomètre 1 lieue = 4 km
Once Gramme 1 once = 30,6 g
Livre Franc 1 franc de 1796 = 1,0125 livre tournois de 1796
 
 
 
Le tarif du 1er janvier 1828 remet en vigueur le calcul des distances en ligne droite... du point de départ au point d’arrivée. 
 
 
4- Le décime rural La loi sur le service rural instaure une taxe supplémentaire pour financer le service rural. Cette taxe est fixée à 1 décime supplémentaire pour les lettres d’origine rurale et sera supprimée le 31 décembre 1848. 
 
 
 
 
Lettre d’Olonzac pour Sète 
 
 
Troisième réforme : L'invention du timbre-poste ou comment faire payer une taxe à l'avance 
 
 
Le timbre-poste est né en Angleterre le 1er mai 1840, représentant la Reine Victoria. Ce timbre est surnommée le One Penny Black. 
 
 
En France, il faudra attendre 1848 et la Seconde République pour avoir une réforme complète des tarifications postales, bien que cette uniformisation est réfléchie depuis 1839. C’est Etienne Arago qui en est l’instigateur. 
 
 
Tout d’abord, le port de la lettre ne dépend plus que du poids, et est complètement indépendant de la distance. Ainsi, la taxe d’acheminement est fixée à 2 décimes pour une lettre d’un poids inférieur à 7,5 grammes. Cette mesure rentre en vigueur le 1er janvier 1849. 
 
 
Ensuite, il est décidé, comme pour d’autres états européens, de faire payer le port par l’expéditeur et non pas par le destinataire. Ainsi est créé un timbre mobile, à l’effigie de la déesse des moissons, Cérès, tournée vers la gauche. Ce timbre porte la mention "REPUB FRANC" ainsi que la valeur faciale "20 c.". Ce timbre est gravé par Jacques-Jean Barre. Cette réforme postale marque la naissance de la philatélie, et de cette partie d’histoire postale très mouvementée. 

Rubrique à brac - Histoire de la Poste -

Publié à 17:34 par acoeuretacris Tags : bric à brac poste
Rubrique à brac - Histoire de la Poste -
  
  
Préambule - Les postes avant la Poste 
 
 
La première poste moderne remonte à l’empereur Auguste, au 1er siècle avant J.-C. C’est lui qui a créé la première poste d’état : ou cursus publicus. 
 
 
 
 
Avers d'une pièce à l'effigie d'Auguste 
 
 
Le cursus publicus est constitué de deux types de relais : les écuries (placées tous les 12 kilomètres environ) et les gîtes d’étapes (tous les 50 kilomètres). Cette première poste centralisée avait pour agents de simples cavaliers (ou postillons) qui, grâce au mandat impérial, pouvait se servir des chevaux des écuries. Pour les courriers importants, cette poste était dotée de charettes légères (cisium). La chute de l’Empire Romain d’Occident au Vème siècle et l’éparpillement des pouvoirs entraînent la disparition de cette première poste. 
 
Au Moyen-Âge, l’Eglise et les grands Seigneurs se dotent de chevaucheurs qui font les parcours d’un bout à l’autre, les relais ayant disparus. Au XIIIème siècle, les villes importantes s’équipent de messagers à pied, munis d’une caissette métallique. Ils sont le plus souvent armés. En effet, ceux-ci sont également chargés de convoyer les fonds. Quelques femmes sont messagers. Ces messagers avaient la réputation d’être des ivrognes, infidèles, prennent des risques inconsidérés... Les messagers de ville sont surtout utilisés par les bourgeois pour le transport de leurs lettres, mais sont vivement concurrencés par la poste des occasions (marchands, voyageurs...). 
 
C’est également au XIIIème siècle que se développent les messageries d’Université. 
 
Ces messageries sont extrêmement efficaces. En France, une ordonnance de 1383 stipule que chaque diocèse comportant des étudiants dans une université devra être desservi par ce type de Messagerie. Les chevaucheurs sont payés par contrat. Ces messagers revêtent une distinction. Appelé Jeton des universités, celui-ci assurait une certaine légitimité auprès des usagers de ces messageries et une certaine sécurité contre les brigands, ceux-ci étant sévèrement punis en cas d’attaque d’un messager. Les messageries des universités disparaissent peu à peu avec l’organisation des messageries étatiques au XVIIème siècle. 
 
 
 
 
Jeton des universités 
XVIIème siècle 
 
 
La poste aux chevaux 
 
La poste aux chevaux naît à la fin du XVème siècle. Le 9 juin 1464, Louis XI crée la Poste Royale par l’Edit de Luxies. Le corps des Chevaucheurs du Roy est divisé en deux et donne naissance à la Poste mobile et à la Poste assise. La Poste mobile est équipée de chevaucheurs, et la Poste assise reconstitue le réseau du cursus publicus. Les préposés de cette Poste assise prennent le nom de Maître de poste. Les relais sont séparés par 4 lieues, soit près de 16 kilomètres. Peu après la fréquence des relais sont espacés de 2 lieues. 
 
 
 
 
La poste royale sous Louis XI 
Assiette de Sarraguemines 
 
 
En France, Louis XI confie l’organisation et la surveillance des Postes à Robert Paon en 1479. Sous Henri III, les Maîtres de poste sont rémunérés pour leurs fonctions. 60 livres tournois par maître coûtent cher à l’état, et Henri IV ouvre la Poste royale au grand public en échange de la rémunération du service et donne le monopole de la location des chevaux aux Maîtres. 
 
 
Henri IV fixera également les grandes lignes de la Poste aux chevaux sur les grands axes de communications. Il fixera également la durée de la journée de travail entre 12 et 15 lieues par jour 
. 
 
 
 
 
Ecuries de la Poste au XVIIème siècle 
Gravure de Moyreau, 1753 
 
 
Jusqu’en 1673, les Maîtres de poste achetaient leurs charges. Mais ceux-ci s’enrichissaient très vite, et étaient de grands propriétaires terriens, exonérés de tous les impôts. A partir de 1692, c’est le roi qui nomme directement les Maîtres de poste. Sous Louis XIV, les Maîtres de poste sont rémunérés 160 livres et sont dégagés de l’obligation de loger les soldats en campagnes. 
 
 
A la fin du XVIIIème siècle, le territoire compte 1200 relais de postes, disséminés sur les 9500 kilomètres de voies d’état. Les routes sont de mauvaises qualités, et malgré l’amélioration des véhicules, les chaises de poste ne dépassaient guère les 30 kilomètres par jour. Les voies autour de Paris nettement plus praticables permettaient des trajets journaliers de 75-80 kilomètres. 
 
 
Tout comme les messagers d’universités, les postillons étaient équipés de plaques en cuivre argenté : 
 
 
 
 
Plaques de Postillon 
 
 
Ces plaques portent la marque des régimes politiques qui se sont succédés : fleurs de lys sous la Monarchie, bonnet phrygien sous la Révolution, aigle sous l’Empire ; Portée sur le bras gauche du postillon et fixée au moyen d’un brassard, la plaque indique le nom du relais et le numéro de rang du postillon. Le numéro 1 partira le premier en course et ainsi de suite. A l’inverse le Maître de poste arborait son insigne sur sa veste. 
 
 
 
 
Costume de mitre de Poste (1845) 
 
 
Au XIXème siècle, les relais sont au nombre de 2000. Depuis 1786, le maître de poste est propriétaire de son relais, mais son rôle est limité à la location des chevaux. Un atlas réunis tous les relais de poste du Royaume, puis de l’Etat. Ces atlas et livres de postes sont les annuaires officiels qui fixent la distance entre relais afin de calculer la taxe des missives, ainsi que le coût de la location des chevaux et de la rémunération des postillons. 
 
 
 
 
Livre et atlas de Poste (XIXème siècle) 
 
 
En 1790, une diligence roulait à environ 12 km par heure. Ainsi, Paris-Lyon se faisait en 3 jours, Paris-Bordeaux en 8 jours, Paris-Marseille en 9 jours. 
 
 
 
La poste aux lettres 
 
Parallèlement à la poste aux chevaux sur les grandes routes françaises, s’est installé à Paris et dans les grandes villes, un service de messagerie par porteurs : la poste aux lettres 
 
 
L’histoire de la poste aux lettres est très liée à celle de la poste aux chevaux. C’est en 1595, sous le règne d’Henri IV qu’est créée la charge de surintendant général des postes, et donne naissance véritablement à la poste aux lettres. Pour bien comprendre le fonctionnement de cette Poste, nous détaillerons ce chapitre en deux parties : Les courriers, et les petites postes. 
 
 
 
Les courriers 
 
 
Au début du XVIIIème siècle, le mot "courrier" désignait le cavalier en charge du transport des paquets de courrier. Il acheminait ainsi les missives d’un bureau de poste à un autre. Ce cavalier était armé pour se défendre et était précédé d’un postillon. Bien qu’interdit, les courriers convoyaient très souvent de la marchandise frauduleuse. Les sanctions étaient sévères à l’encontre de ses courriers. 
 
 
 
 
 
Route de Poste 
Vers 1820, gravure de Philibert Louis Debucourt 
 
 
Dans cette scène, le courrier suit le postillon, conformément aux règlements. Le courrier est armé pour se défendre, lui et son chargement. La malle-poste est située devant lui. 
 
Le courrier est, comme pour les postillons et Maîtres de poste, revêtu d’une plaque officialisant sa fonction. Ci-dessous, la plaque de courrier militaire. De l’époque révolutionnaire, cette médaille revêtent tous les symboles de l’époque (Bonnet phrygien, déclaration des droits de l’homme, canons, armes révolutionnaires...). 
 
 
 
 
Plaque de courrier d'armée 
Epoque révolutionnaire 
 
 
Sous la révolution, la ferme générale des postes est supprimée. Les postes sont directement sous la tutelle de l’Etat. 
 
 
Le premier tarif officiel pour tout le royaume date du 16 octobre 1627. Bien que représentant une simplification des taxes, le calcul reste compliqué et est calculé en fonction de la distance parcourue et de la nature du courrier. Cette lettre présente la particularité d’être revêtue de marques indiquant la taxe à payer, ici 4 sols pour 4 traits, et une marque manuscrite. 
 
 
 
 
 
Taxe sur lettre 
 
 
Le bureau de poste est géré par une personne appelée Directeur des postes. Dans les grandes villes, le Directeur est aidé de commis et de facteurs. Le bureau de poste a la charge de taxer les lettres et de distribuer le courrier. A la révolution le nombre de bureau de poste en France est de 1300, contre 800 un siècle plus tôt. 
 
 
L'affaire du courrier de Lyon 
 
Début avril 1796, une malle-poste allant à Lyon et chargée d’acheminer 7 millions d’assignats à l’Armée d’Italie.Le 28 avril, la malle-poste est retrouvée aux alentours de Melun. Une chose est sûre, le courrier et le postillon sont retrouvés morts, le voyageur, un négociant en vin du nom de Laborde est porté disparu. 
 
 
Le mois d’août suivant sont déférés devant le parquet de la Seine, 6 hommes : Lesurques, Couriol, Guénot, Richard, Bruer et Bernard. Malgré le fait que Lesurques clame son innocence et évoque un malentendu, le procès qui dura 4 jours, aussi confus qu’expéditif, conduira Lesurques, ainsi que Couriol, Guénot et Richard à l’échaffaud. Malgré la déposition de Couriol, innocentant Lesurques, celui-ci est décapité. Le juge ayant des doutes reprend l’enquête et retrouve la trace de ce Laborde, alias Dubosc. Un nouveau procès est mené, Dubosc est guillotiné. Lesurques quand à lui est réhabilité, quoiqu’un peu tard... 
 
 
Les petites postes 
 
 
Avant la deuxième moitié du XVIIIème siècle, les habitants de grandes villes devaient remettre leur courrier à un domestique. 
 
 
En 1760, Piarron de Chamousset, dans son Plan d’administration de la Poste de Paris, officialise l’organisation de la Petite Poste de Paris. Il crée ainsi 9 bureaux à qui il attribue les lettres A, B, C, D, E, F, G, H et J. Un service spécialisé pour la banlieue se voit doté de la lettre K, et le bureau B a une extension avec la lettre L. Ces 11 bureaux se voient dotés de facteurs qui font la distribution 3 fois par jours à l’intérieur de Paris, et relevait le courrier jusqu’à 9 fois par jour. Les usagers pouvaient remettre leurs missives aux facteurs, aux bureaux de postes ou aux buralistes. Pour la première fois, c’est l’expéditeur qui paye la taxe, de 2 sols pour Paris intra-muros, 3 sols pour Paris-banlieue et 6 sols pour la remise à la grande Poste. 
 
 
 
 
Lettre de la Petite poste de Paris pour Paris 
 
Marque de petite poste, 1789 
 
 
L’affranchissement obligatoire de Paris pour Paris reste en vigueur jusqu’en 1794. Cette lettre indique :
 le numéro de la levée (5ème
 la tournée du bureau (ici Bureau C, tournée n°14)
 le quantième de distribution (ici 20, indique le jour de distribution) La marque de levée disparaît le 31 décembre 1793.
 
 
 
 
Le facteur de la Petite Poste était muni d’un claquoir. Le claquoir, instrument en bois sonore sur lequel on faisait taper une pièce métallique, permettait d’avertir les gens de la distribution du courrier et hélait ainsi les gens à qui il devait remettre une missive. 
 
 
 
 
 
 
Le facteur de la Petite Poste pouvait recevoir des étrennes. En échange il offrait un calendrier : 
 
 
 
 
 
A l’image de Paris, d’autres grandes villes fondent leur propre Petites Postes. Ainsi, Bordeaux voit un service similaire s’installé en 1766, Nantes et Lyon en 1777, Rouen en 1778, Marseille et Lille en 1781. 
 
 
 
Les télégraphes 
 
L’histoire des Postes en France ne peut s’écrire sans aborder l’histoire des Télégraphes. Les télégraphes, d’abord optiques, puis électriques ont révolutionné les communications, en inventant les télécommunications. 
 
 
Le télégraphe Chappe 
 
 
Dès 1750, de nombreuses expériences de communication à distance sont effectuées, sans aucune réalisation pratique. C’est en 1793 qu’est inventé le télégraphe optique par les frères Chappe, télégraphe qui portera le nom de ses inventeurs. Tout d’abord nommé tachygraphe (écriture rapide) il est rapidement renommé télégraphe (écrire loin). 
 
 
 
 
télégraphe optique Chappe 
 
 
Les télégraphes sont installés tous les dix kilomètres environ. La première ligne, Paris-Calais fut achevée le 1er thermidor an II, soit le 1er septembre 1794. Un réseau national est alors peu à peu constitué, structurant ainsi, les grands axes du territoire : 
 
 
Paris-Calais 
 
 Paris-Bordeaux-Benobie
 Bordeaux-Toulouse-Narbonne
 Paris-Lyon-Marseille-Toulon
 Paris-Lyon-Perpignan
 Paris-Strasbourg
 Paris-Mont Saint Michel-Cherbourg
 Paris-Mont Saint Michel-Brest
 Paris-Mont Saint Michel-Nantes
 
 
 
 
 
Bouton d'uniforme d'ingénieur du télégraphe 
 
 
Ce système de télécommunication a été inventé dans le but de communiquer rapidement. Le télégraphe s’arrêtait la nuit, et beaucoup de dépêches n’arrivaient que le lendemain matin, surtout l’hiver. Le télégraphe est tombé peu à peu en désuétude, surtout pendant les temps de paix. Il ne fut sauvé que pour la transmission des résultats de la loterie, les particuliers n’y ayant pas accès. 
 
 

Rubrique à brac - Horloge parlante -

Publié à 16:33 par acoeuretacris Tags : bric à brac horloge parlante
Rubrique à brac - Horloge parlante -

 

L'horloge parlante a fait sa première apparition le 14 février 1933. Cette initiative a été dirigée par Ernest Esclangon, également Directeur de l'Observatoire de Paris jusqu'en 1944. Celui-ci a réussi à se construire une réputation d'envergure et traversant les décennies avec toujours le même succès, cela grâce à son ingénieuse invention. Il s'agit d'un service téléphonique accessible à tout moment, qui émet l'heure officielle française. France Télécom et l'Observatoire de Paris ont uni leurs prestations pour rendre cette prestation opérationnelle.

 

Il est à noter que l'Observatoire de Paris ou OP, est un établissement de recherche astronomique et le premier centre français de ce genre. Actuellement, l'on peut accéder à l'horloge parlante en appelant le 36 99, cela que l'on se trouve dans les DOM TOM ou en France métropolitaine. De nos jours, l'horloge parlante fonctionne en se basant sur le Temps Universel Coordonné, une horloge au CESIUM ainsi que des commutateurs visant à diffuser le message. Grâce à ces éléments, l'heure donnée lorsque l'on appelle le numéro correspondant est très précise, cela avec les secondes. Pour la petite histoire, la seconde version de l'horloge parlante est apparue vers la fin des années 60, c'est-à-dire en 1967, appelée Atome Césium. Cela indique que la sécurisation a été renforcée dans le but d'appuyer davantage l'exactitude de l'heure donnée. Un peu moins d'une décennie plus tard, cette version a été innovée avec l'arrivée d'une troisième version en 1975. Le Temps Universel Coordonné n'a été connu qu'en 1991, plus précisément le 18 septembre, ce qui a donné naissance à l'horloge parlante électronique. Ainsi, grâce à cette nouvelle fonction, l'horloge parlante indique non seulement l'heure française officielle, mais également la date du jour.
 
 
 
Trois principaux personnages ont prêté leurs voix à l'horloge parlante, à savoir Marcel Laporte - également connu sous le nom de Radiolo - en 1933, Henri Thoillière en 1975, puis Sylvie Behr en 1991. Il est à noter que la voix du speaker a changé en 1967, cependant l'acteur est resté anonyme. Depuis 1991 également, une voix masculine, dont le propriétaire est resté dans l'anonymat, a assuré toutes les annonces téléphoniques en alternance à la voix de Sylvie Behr. L'on remarque ainsi qu'une nouvelle voix accompagne chaque nouvelle version. L'automatisation des réponses se déroule comme suit.
 
 
 
 
 
Trois bandes parlantes fonctionnent successivement afin de donner l'heure précise. La première indique les heures, la seconde les minutes et la dernière les secondes. Le son est amplifié et lu par des cellules photoélectriques. L'horloge parlante est très utile aux régions françaises pour plusieurs raisons. Premièrement, elle peut aider lorsque l'on a à effectuer des applications requérant une grande précision dans le repérage du temps. Ensuite, si l'on veut vérifier l'heure exacte et la faire concorder avec la montre personnelle, de la pendule, du mobile, du réveil ou encore de l'ordinateur de chacun. Par ailleurs, lors d'une coupure de courant, les montres électriques s'arrêtent également et nécessitent bien évidemment un réglage.
 
 
 
Au cas où on se trouve dans une situation impliquant une coupure d'électricité et qu'il est impératif de connaître l'heure à ce moment-même, l'on n'a tout simplement qu'à composer le 36 99 et le tour est joué. Pour être sûr de passer le Nouvel An en temps réel, de souhaiter un Joyeux Anniversaire ou une autre fête dès la première heure, l'horloge parlante est apte à le certifier. D'un autre côté, ce service peut également aider lorsque l'on veut se repérer vis-à-vis d'un décalage horaire, après un voyage lointain par exemple. C'est surtout pour les changements de saisons que l'horloge parlante fait ses preuves. Étant donné que l'heure dans le pays de l'hexagone change aux passages en hiver et en été, le service est le repère le plus sûr. Enfin, lorsque l'on doit faire preuve d'une ponctualité sans reproche, par exemple pour un rendez-vous, pour prendre l'avion ou le train, l'horloge parlante représente un excellent moyen pour respecter le délai donné. Il est à noter que le service est joignable tous les jours de la semaine et toutes les heures non stop. Environ 200000 appels quotidiens venant de toutes les régions françaises sont enregistrés, ce qui prouve davantage la notoriété de l'horloge parlante.

Rubrique à brac - Une Histoire de toutes les couleurs

Publié à 15:14 par acoeuretacris Tags : bric à brac
Rubrique à brac - Une Histoire de toutes les couleurs
 
Pourquoi le feu rouge est-il rouge ? Et le carton jaune, jaune ? 
 
Si vous ne savez pas répondre à ces questions, plongez-vous dans l'ouvrage de Michel Pastoureau, Les Couleurs de notre temps (éditions Bonneton, Paris, 2003, 200 pages). 
 
Auteur de plusieurs travaux de référence sur ce thème, l'auteur nous livre une synthèse passionnante sur l'évolution de notre perception des couleurs. 
 
 
Sous la forme d'un dictionnaire, il nous invite à naviguer selon nos envies entre Aliment et Voiture pour découvrir à quels impératifs de couleur sont soumis les blasons, les maillots des sportifs ou encore le papier hygiénique. Retraçons l'histoire des principales teintes en feuilletant ensemble quelques pages, forcément très... colorées ! 
 
 
 
 
 
Noir : en route pour l'enfer 
 
L'histoire du noir est celle d'une couleur difficile à cerner. Déjà présente dans les peintures préhistoriques, elle est utilisée dans l'Antiquité par les potiers pour jouer sur les contrastes, en compagnie d'un ocre lumineux ou d'un rouge profond. 
 
Alors que les Grecs y voient le symbole de la terre et donc de la fertilité, le christianisme en fait une de ses couleurs préférées pour évoquer l'abstinence et la pénitence. C'est l'époque du noir menaçant de la nuit et de l'enfer. 
 
 
 
 
 
Cette mauvaise réputation est oubliée grâce aux lois somptuaires de la fin du XIVe siècle, qui invitent les puissants à faire preuve de modestie dans le choix de leurs vêtements. L'invention de l'imprimerie et l'austérité voulue par la Réforme lui permet de garder une image positive dans l'imaginaire occidental avant que le romantisme ne l'érige comme la couleur du mal-être, de la tristesse et du deuil. 
 
Le début de l'ère industrielle, avec ses gueules noires et ses Ford monochromes, poursuit dans la voie de la diabolisation. C'est Coco Chanel qui, à l'aide d'une petite robe noire toute simple, lui enlève cette symbolique pesante pour lui rendre son pouvoir de séduction : le noir charbon devient raffiné, moderne, bref, indispensable ! 
 
 
Blanc : l'innocence à l'état pur 
 
«Ralliez-vous à mon panache blanc !» aurait dit Henri IV en pleine bataille. Si l'expression est entrée dans l'Histoire, c'est notamment parce qu'elle donne l'image d'un roi sympathique. Qu'y-a-t-il en effet de plus rassurant que le blanc ? 
 
 
 
 
 
Pour les Anciens déjà, il représentait l'innocence, la pureté et la divinité. Il n'est donc pas étonnant que le christianisme le choisisse comme couleur de Dieu : blancs sont donc les anges, l'Agneau divin ou encore les vêtements du pape (depuis Pie V, par fidélité à son ordre dominicain). Au XVIIIe siècle, l'aristocratie s'en empare à son tour, convaincue de marquer sa supériorité sur le peuple en s'enduisant par exemple le visage de crème ou en se coiffant de perruques immaculées. N'est-ce pas signe d'un âge avancé et donc d'une grande sagesse ? 
 
On retrouve ces notions d'innocence et de sérénité dans le choix du blanc pour parler de paix : c'est ainsi que depuis la guerre de Cent ans tous ceux qui rejettent le rouge des belligérants se rassemblent sous la protection du drapeau blanc. 
 
Dans le même temps, la symbolique de la propreté et de la pureté se renforce, notamment à cause de l'habitude de faire bouillir les étoffes, qui perdent ainsi vite leurs coloris. Finalement, robes de mariées, appareils ménagers et autres créatures fantomatiques nous rappellent encore aujourd'hui la grande stabilité de cette couleur en termes de symbolique. 
 
 
Rouge : la reine des couleurs 
 
Le rouge est la couleur par excellence. N'a-t-elle pas donné son nom au premier homme, Adam ? Éblouis par la pourpre, rare et précieuse, les Romains avaient associé les tons écarlates à l'apparat et la solennité. On retrouve donc cette symbolique dans le choix des étoffes impériales mais aussi, jusqu'au XIXe siècle, dans la coutume de se marier dans sa robe la plus précieuse, donc de couleur rouge. La fascination reste intacte avec l'arrivée du christianisme qui en fait sa couleur liturgique préférée, par référence au sang versé par le Christ Sauveur. 
 
 
 
 
 
Le rouge devient l'objet de toutes les convoitises lorsque les conquistadors découvrent au Mexique l'existence d'une petite cochenille produisant un carmin intense. Cette teinte reste donc rare et réservée à l'élite jusqu'à la diffusion en Europe, dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, de la garance, originaire de Perse. Des graines sont alors plantées en Avignon en 1760 par Jean Alten, donnant naissance à une des activités majeures du Vaucluse. 
 
Ce n'est qu'en 1856 que l'Anglais William Perkin permet la démocratisation du rouge, en pleine explosion de l'industrie textile, en découvrant par hasard un colorant synthétique. Conséquence de cette diffusion, le rouge est classé parmi les couleurs criardes et donc boudé par les classes supérieures de la société. On se souvient qu'il est aussi la marque de l'impureté et de l'interdit, de la violence et de la passion dangereuse... Rendons grâce à la fantaisie des années 60 qui a permis au rouge de reprendre dans notre quotidien une place bien méritée ! 
 
 
Bleu : la couleur préférée 
 
60 % des Français disent préférer le bleu à toute autre couleur. Cette passion est en fait récente, puisque les Romains rejetaient cette teinte trop liée aux Barbares qui aimaient donner à leur peau un aspect bleuté cadavérique. 
 
 
Il faut attendre le XIIe siècle pour que les peintres représentent le deuil de la Vierge Marie par le bleu de son manteau, terne tout d'abord, puis de plus en plus lumineux. À la même époque, les maîtres verriers mettent au point le fameux bleu de Chartres qui fait resplendir leurs vitraux alors que dans les enluminures, le roi de France s'habille d'azur en hommage à la mère du Christ. Avec le développement de la culture de la guède et les progrès en teinturerie, le bleu devient une couleur recherchée. Elle s'impose peu à peu comme une rivale du noir après le XIVe siècle, époque qui est marquée par la recherche d'une nouvelle sobriété vestimentaire adoptée ensuite par la Réforme. 
 
 
 
 
 
Le XVIIIe siècle voit le triomphe de l'indigo venu du Nouveau Monde avant l'invention par un droguiste allemand du bleu de Prusse qui rencontre un succès considérable auprès des artistes et teinturiers. Est alors lancée la mode du bleu marine, désormais préféré au noir, par exemple pour les uniformes ou les vêtements de travail, comme le fameux blue jean. Aujourd'hui, la couleur des rois est devenue celle du bonheur et de la paix ; c'est enfin celle qui symbolise, aux yeux des autres civilisations, l'Occident. 
 
 
Jaune : de Judas à La Poste 
 
Les femmes de l'époque médiévale auraient été surprises d'apprendre que leurs ancêtres romaines aimaient parader dans de belles tenues jaunes. Impensable pour un esprit du Moyen Âge ! Pendant des siècles, on s'est en effet méfié du jaune, couleur de ceux qui «sentent le soufre» : on a ainsi revêtu Judas et tous ceux dont on se méfiait (les félons, les fous, les faux-monnayeurs mais aussi les juifs) du jaune des exclus. Cette teinte qui ressemble à de l'or pâli n'est-elle pas synonyme de déclin ? 
 
 
 
 
 
Le jaune se fait donc rare dans les peintures murales et ne parvient pas à s'imposer au cœur des vitraux, bien qu'il ne pose pas de problème de réalisation et de tenue. Il faut que les impressionnistes se décident à poser leur chevalet en extérieur pour que l'Occident découvre la luminosité des bouquets de tournesols ou des champs de blé. 
 
 
Cette réhabilitation se fait paradoxalement au détriment des coloris dorés qui deviennent vulgaires. On leur préfère ce «demi-rouge», à la fois voyant et discret, qui permet de reconnaître au premier coup d'œil le coureur de tête du Tour de France (dont le maillot a été inspiré par le journal L'Auto) et les voitures de La Poste. En pensant à l'énergie liée à cette couleur, vous enfilerez désormais peut-être plus facilement le gilet jaune de la Sécurité routière ! 
 
 
Vert : la couleur du diable 
 
Le vert a longtemps été une couleur mal-aimée, peut-être tout simplement à cause de son instabilité chimique : il se conserve mal, que ce soit sur les vêtements ou sur les peintures. Il est donc très vite lié à la notion de hasard et de destin, favorable ou non : les duels féodaux s'organisent sur le pré, avant d'être reproduits en miniature dès le XVIe siècle sur les tapis de jeu des casinos. Pour comble de malheur, les procédés artificiels employés pour l'obtenir sont également dangereux, à l'exemple du vert-de-gris très corrosif. Tout semble donc s'être ligué pour faire du vert la couleur du diable, celle que les comédiens vont éviter à tout prix, qui fait la mauvaise réputation des émeraudes ou qui permet de reconnaître les esprits malfaisants. 
 
Ce n'est qu'au XIXe siècle, avec la révolution romantique, que le vert est enfin revalorisé grâce à une nouvelle vision de la nature. On ne l'observe plus en effet en faisant référence aux quatre éléments traditionnels (terre, eau, feu, air) mais en s'intéressant de plus près à la végétation. Par glissement, voici notre vert associé aux remèdes pharmaceutiques, à la santé et donc à la propreté, puis à l'écologie. Mais continuez à vous méfier : ce n'est pas par hasard que les extraterrestres sont qualifiés de petits hommes verts...