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Animaux - Oiseaux - le fou de Bassan -

Publié à 16:33 par acoeuretacris Tags : fou de bassan oiseaux animaux
Animaux - Oiseaux - le fou de Bassan -
Excellent plongeur, le fou de Bassan (Morus bassanus) est capable, dans un piqué quasi vertical, de se jeter sur sa proie et de disparaître dans une spectaculaire gerbe d’eau.
Parmi les 8 autres espèces de fous, le fou de Bassan est le seul visible en France.

Classification :

Classe: Aves.
Ordre: Pelecaniformes.
Famille: Sulidae

Portrait du fou de Bassan

C’est un oiseau marin facilement identifiable. L’ensemble du corps est blanc avec l’extrémité des ailes noire. La tête et le cou sont teintés de jaune.
Un délicat maquillage noir souligne l’œil bleu et le bec qui est long et effilé.

Fou de Bassan (Morus bassanus).

Le bec de l’adulte est gris clair bleuté tandis qu’il est brun foncé chez le jeune.
Les pattes gris-noir sont palmées.
Mâles et femelles possèdent le même plumage. Par contre, les juvéniles sont brun foncé tachetés de blanc.

Le long bec effilé des fous de Bassan sert à happer les poissons.

La longueur varie de 87 à 100 cm pour un poids de 2,3 à 3,6 kg.  Le juvénile est plus lourd que l’adulte et son poids peut dépasser 4 kg.

C’est l’un des oiseaux marins qui possède la plus grande envergure : 165 à 180 cm.
Chant : Chant guttural mais en général, le fou de Bassan est silencieux.

Migration et observation du fou de Bassan

La répartition est nord-américaine et nord-européenne. En dehors de la période de nidification, on l’observe au-dessus des océans.
Le fou de Bassan vit dans le nord de l’hémisphère Nord en été et descend vers le sud en hiver.

Colonie de fous de Bassan en Bretagne.

En Europe, cet oiseau niche sur les côtes d’Islande, d’Ecosse, sur les îles anglo-normandes, en France (Bretagne principalement) et en Norvège.

Des colonies vivent à Terre-Neuve. La colonie la plus importante du monde niche sur l'Île Bonaventure, en Gaspésie, au Québec. Elle bénéficie ce faisant d'un espace protégé car l'île entière fait partie d'un parc national.

Ce léger maquillage noir donne un air très élégant au fou de Bassan

Les migrations commencent dès septembre. Les fous migrent le long des côtes africaines jusqu’au Sénégal et au bord de la Méditerranée.

En France, on peut observer le fou de Bassan sur l’île de Rouzic, en Bretagne, dans l’archipel des Sept-Îles.

Le fou de Bassan est un excellent voilier

Les premiers nicheurs sont arrivés en 1939 et depuis, la colonie s’est largement implantée. Cette colonie compte environ 15 000 couples qui parcourent 300 km chaque jour pour se nourrir au large d’Ouessant.
Quelques couples se sont également implantés dans la région de Marseille.

Mode de vie

Le fou de Bassan est un oiseau pélagique qui vit le plus souvent en haute mer. Il s’installe sur les côtes pour nidifier.

Il affectionne les zones rocheuses et les falaises sur lesquelles de vastes colonies s’installent. Cet oiseau pénètre rarement dans les terres. Ces quelques individus observés loin des côtes se sont égarés à cause des vents violents d’une tempête.

Les couples sont unis pour la vie

Les jeunes sont de grands voyageurs mais en vieillissant, les migrations sont plus courtes.

Le fou de Bassan se nourrit exclusivement de poissons, jusqu’à 700 g par jour. Pour capturer ses proies, il utilise une méthode spectaculaire. Il plane à plusieurs dizaines de mètres et quand il repère une proie, il plonge à la verticale, les ailes à demi repliées.

Son vol puissant et très rapide lui permet de happer le poisson en faisant gicler une gerbe d’écume à plusieurs mètres de haut.

Ce fou de Bassan rapporte des végétaux pour le nid.

C’est un excellent voilier qui peut planer pendant des heures. Par contre, à l’envol et à l’atterrissage, il est plutôt maladroit.

Reproduction

Les couples se forment pour la vie vers 5 ou 6 ans, c’est-à-dire à la maturité sexuelle. Les deux partenaires peuvent espérer une longévité d’environ 20 ans.
Le couple installe son nid sur une falaise au milieu de la vaste colonie. Le domaine vital de chaque couple est très réduit.

De ce fait, il arrive que des querelles s’engagent entre voisins pour peu qu’un individu se trompe de nid ou empiète sur celui du locataire d’à côté.

Querelles de voisinnage entre deux fous de Bassan.

Le couple transporte des algues, un peu de terre et des plumes afin que la femelle puisse pondre un unique œuf blanc bleuté, entre avril et mai.

L’œuf est couvé en alternance avec le mâle. Chaque fois que l’un des deux doit partir pêcher, le changement est effectué avec beaucoup de précaution car les prédateurs sont à l’affût. Le goéland argenté qui fréquente également l’archipel des Sept-Îles n’hésitera pas, en cas d’inattention, à s’emparer de l’œuf ou de l’oisillon.

La femelle pond un oeuf unique

L’incubation dure 40 à 46 jours. A l’éclosion, le petit est couvert d’un épais duvet blanc qui se transformera en livrée brune.

Les parents nourrissent leur petit avec des poissons qu’ils régurgitent. L’oisillon est nourrit jour et nuit. De ce fait, le petit grossit très vite et en une dizaine de jours, atteint le poids respectable de 4,5 kg.
Ses réserves lui seront indispensables quand il devra se nourrir seul.

L'oisillon ressemble à une grosse peluche

Vers l’âge de 3 mois, le jeune quitte le nid mais il ne sait  pas encore voler. Il débute donc sa vie d’oiseau marin en tombant du haut de la falaise et en nageant.
Il lui faudra apprendre dans les 2 semaines qui viennent à voler et à pêcher.

Le fou de Bassan est protégé sur son aire de répartition européenne.

Jusqu’à leur maturité sexuelle, les jeunes vivent seuls et voyagent. Puis, ils trouvent une ou un partenaire et s’installent au sein d’une colonie.

Conservation

Le fou de Bassan est protégé en vertu de l’annexe II de la Convention de Berne. En France, il est inscrit comme espèce fragile sur la Liste Orange nationale des oiseaux nicheurs et hivernants.

C'est pendant la nidification que le fou de Bassan est le plus vulnérable.

Comme la plupart des oiseaux marins, le fou de Bassan a payé un lourd tribu aux accidents pétroliers comme ceux de l’Erika ou du Prestige.

Il est également victime des dégazages sauvages en haute mer.

L’espèce bénéficie d’une protection sur l’ensemble de son aire de répartition européenne. Il bénéficie également d'une protection au Canada et notamment au Québec.

Animaux - Oiseaux - Le macareux moine -

Publié à 09:38 par acoeuretacris Tags : oiseaux macareux animaux
Animaux - Oiseaux - Le macareux moine -
Cet oiseau, à l’habit noir et blanc, se pare à la saison des amours, d’un bec bariolé. Le macareux moine (Fratercula arctica) ressemble alors à un petit clown triste.

Le macareux moine (en anglais: atlantic puffin) peut sembler comique avec son gros bec. Cependant, ce bec peut constituer une arme redoutable.

Emblème de la Ligue française pour la Protection des Oiseaux (LPO), le macareux moine porte le surnom de « clown des mers ».

Classification:

Classe: Aves .
Ordre: Charadriiformes.
Famille: Alcidae

Portrait du macareux moine

Ce petit oiseau marin mesure de 26 à 29 cm pour un poids de 320 à 490 grammes. Son envergure est de 47 à 63 cm.
Alors que son corps est blanc et noir, son bec est vivement coloré de même que le contour de ses yeux et ses pattes.
A la saison des amours, son bec se bariole de rouge, de bleu et de jaune d’où son surnom de « clown des mers ».


Le bec du macareux moine se bariole à la saison des amours.

Il est vrai que le macareux moine est passionnant à observer tant ses mimiques sont insolites et hilarantes.

En hiver, le bec perd ses couleurs à cause de la chute de la plaque cornée. De même, les joues deviennent grises.
Son aspect de clown est renforcé par son regard, souligné par un fin sourcil noir qui se prolonge vers l’arrière tel le maquillage d’un artiste.

Pour observer les macareux moines

La période la plus favorable à l’observation se situe de mai à octobre. En hiver, le macareux moine vit la plupart du temps en pleine mer.

Par contre, en été il vient à terre pour nicher.


En été, le macareux moine niche au sol.

Son aire de répartition est centrée sur l’océan Atlantique et la mer du Nord. On peut l’observer pendant la période de nidification sur les côtes de la Bretagne jusqu’au Groenland, dans la région du Spitzberg, en Islande, en Grande-Bretagne, en Irlande ainsi que le long des côtes de Norvège et de Russie.


Au niveau mondial, le macareux moine n'est pas menacé
Les colonies les plus importantes sont situées en Islande, deux à trois millions de couples environ, en Irlande, en Ecosse, aux Shetlands et en Scandinavie.

On peut également le rencontrer en Alaska et le long des côtes nord du Canada.

En France, le macareux moine ne se reproduit que dans l’archipel des Sept-Îles et dans la baie de Morlaix. Cette population est assez réduite et se limite à quelques centaines de couples.

Mode de vie du macareux moine

C’est un oiseau pélagique, c’est-à-dire qu’il passe la plus grande partie de son temps en pleine mer.

Pendant la période de reproduction, il revient sur la terre ferme et nidifie le long des côtes insulaires ou continentales.


Le macareux moine utilise des plumes pour aménager son nid

En été, il est présent au sommet des falaises, sur les pentes abruptes et herbeuses.

Les macareux utilisent leur bec pour aligner des petits poissons comme on le fait sur une brochette.

Ils s’en servent également pour creuser des terriers dans les pentes herbacées des îles marines.

Cet oiseau se nourrit presque exclusivement de poissons mais il capture également des crustacés et des vers.


Le macareux moine est un oiseau marin.

Il chasse en groupe et plonge sous l’eau pour capturer ses proies. C’est un bon plongeur qui peut descendre à plusieurs mètres de profondeur.

Son chant n’est pas très mélodieux et s’apparente à des grognements graves.

Sa longévité est d‘environ 21 ans.

Reproduction du macareux moine

L’accouplement a lieu en pleine mer.

Ensuite,  le couple construit un terrier  qui se termine par une confortable chambre rembourrée de végétaux.

Ils peuvent également investir un terrier abandonné d’un lapin de garenne.

Le couple garni son terrier de plumes, d’herbes et de feuilles.

C’est très amusant d’observer les couples se dandiner en transporter dans leur bec de longues plumes et des végétaux.


L'aménagement du nid demande de gros efforts

La femelle y pond un seul œuf blanc tacheté de brun ou de mauve, une seule fois par an. L’œuf est principalement couvé par la femelle pendant 38 à 46 jours.

Le poussin est materné pendant 38 jours. Le petit reste au nid mais n’est pas totalement à l’abri des prédateurs. Les rongeurs, notamment les surmulots, ne sont jamais très loin.
Le poussin est couvert d’un duvet brun foncé sur le dos et blanc sur le ventre. Il est nourri de poissons que les parents régurgitent.


La femelle macareux ne pond qu'un seul oeuf par an.

A l’âge de 38 jours, l’oisillon est abandonné car ses parents doivent retourner en mer. Le petit doit alors se débrouiller seul pour trouver sa nourriture.

Il quitte le nid la nuit pour pêcher ses proies.
Il atteindra sa maturité sexuelle vers 4 ou 5 ans.

Protection du macareux moine

Jusqu’au début du 20e siècle, le macareux moine a fait l’objet d’un véritable massacre. La Ligue pour la Protection des Oiseaux a été créée en 1912 pour le protéger et a ensuite étendu son action sur toutes les espèces.
C’est pourquoi le macareux moine orne le logo de cette organisation.

Les petites ailes du macareux moine l'obligent à des battements très rapides.

En France, l’espèce a failli être éradiquée. En Bretagne, les chasseurs de macareux ont littéralement décimé l’espèce dans cette région.

A la fin du 19e siècle, on comptait environ 15 000 couples nicheurs le long des côtes atlantiques.

Aujourd’hui, la population nicheuse française reste très réduite et sous haute protection


Le bec du macareux moine est puissant.

Heureusement, à l’échelle mondiale, la population de macareux n’est pas menacée.

Cependant, ces oiseaux marins sont les plus touchés à chaque marée noire. En effet, ils plongent dans les nappes de pétrole pour pêcher sans prendre conscience de la menace. De ce fait, le macareux moine figure parmi les principales victimes des nappes de mazout.

Animaux - Oiseaux - La grue Couronnée -

Publié à 17:52 par acoeuretacris Tags : oiseaux grue couronnée animaux
Animaux - Oiseaux - La grue Couronnée -

 

 

 

Commune dans la région sub-saharienne, la grue couronnée est facilement identifiable : ses longues pattes et son plumage sombre, sa queue colorée, mais aussi et surtout la touffe de longues plumes dorées qui orne sa tête et qui lui a valu son nom, tout ceci en font un très bel oiseau prisé comme animal d’ornement. Elle est de plus sédentaire, et donc est facile à élever en parc sans utiliser de volière.


De nos jours, la facilité de reproduction en captivité est un atout pour la conservation de cette espèce devenue rare.


Alimentation


Elle a un régime alimentaire très facile : omnivore généraliste, elle se nourrit de graines, de racines, d’insectes, de vers, mais aussi de vertébrés (lézards…).


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Reproduction


Monogame, les grues couronnées se retrouvent cependant en grandes colonies en dehors de la période de reproduction.


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Les parades nuptiales consistent en un bruyant ballet entre les deux partenaires, qui courent en agitant les ailes et poussant de grands cris. Au Zoo, cette parade a lieu aux alentours de mars.
Chaque femelle pond 2 à 3 œufs dans un nid construit au sol, et les deux parents couvent à tour de rôle durant 4 semaines. Au zoo, les œufs sont systématiquement mis en couveuse et les jeunes, très faibles à l’éclosion, grandissent vite et sont adultes à 10 semaines.


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Préservation


La grue couronnée noire est aujourd’hui en danger de disparition pour de multiples raisons comme la dégradation des on habitat par l'agriculture et l'élevage, le surpâturage, la multiplication des barrages, le drainage des terres humides, mais aussi la chasse, la capture et la contrebande ou encore les sècheresses successives.


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Animaux - Oiseaux - Le Marabout d'Afrique -

Publié à 17:33 par acoeuretacris Tags : oiseaux marabout animaux
Animaux - Oiseaux - Le Marabout d'Afrique -
On a du mal à croire en observant un marabout (Leptoptilos crumeniferus) dévorer une charogne dans la savane africaine, que cet oiseau est un proche parent de la gracieuse cigogne. Pourtant, comme elle, le marabout (marabou stork) fait partie de la famille des Ciconiidés.

De grands échassiers

Dans la famille des grands échassiers, nous connaissons bien la cigogne blanche (Ciconia ciconia), familière en Europe.

Le marabout, comme la cigogne ou le héron, fait partie de l’ordre des Ciconiiformes. Cet ordre regroupe actuellement cinq familles distinctes.
La famille des Ciconiidés compte 19 espèces qui sont réparties en 6 genres.
Le marabout fait partie du genre Leptotilos.


Marabout. Image Dbarronoss

A l’exception du héron et de l’ombrette, la plupart des grands échassiers ont un organe vocal atrophié.

La cigogne blanche compense ce déficit par une activité mécanique des mandibules et le son émis par leurs claquements de bec : les craquètements.

Les Ciconiidés se distinguent par la forme du bec. Celui du marabout est particulièrement puissant.
Toutes les espèces partagent une même morphologie générale :

  • Haute stature
  • Tarses très développés munis de trois doigts palmés et d’un quatrième légèrement surélevé

 

Portrait du marabout

Avec ses 1,52 m de haut et un poids de 8 à 9 kg, le marabout est l’un des plus gros oiseaux aptes au vol.
En vol, il a une envergure de 2,40 m.

Marabout en plein vol. image Jo Mur

On rencontre le marabout presque partout en Afrique, sauf dans les déserts et à l’Ouest.

Habituellement silencieux, les marabouts se saluent en claquant du bec, comme les cigognes.

Le cou rentré dans les épaules, certains individus ont une sorte de goitre énorme qui pend sur la poitrine.
Leur crâne, presque chauve, est parsemé de quelques plumes.

Leptoptilos crumeniferus. Image Arno & Louise

Peu élégant au sol, le marabout est de toute beauté en vol. De larges ailes, à l’envergure immense, parfois plus de 3 m, portent cet énorme oiseau.

Haut dans le ciel, il tourne inlassablement, scrutant la savane, à la recherche d’une proie.

Le marabout : un charognard et un opportuniste

Dans la savane, une dépouille ne reste jamais très longtemps à pourrir au soleil. Bientôt, des ailes immenses apparaissent au-dessus du corps.

Les marabouts se posent en courant un instant sur leurs longues pattes.

image Kauraven

Toujours affamés, ils rejoignent les vautours qui ont commencé leur repas. Comme les autres charognards, le marabout évite que des épidémies se propagent en nettoyant les carcasses.

Mais, le marabout n’est pas exclusivement charognard. C’est un omnivore opportuniste.

Le Marabout est charognard et opportunsite. Image Elvis Payne

Il se nourrit de tout ce qu’il trouve. Il aime les grenouilles, les rongeurs, les jeunes crocodiles qu’il tue rapidement à l’aide de son bec et les œufs d’oiseaux.
Intelligent, il sait que la ville regorge de mets succulents. Il n’hésite donc pas à pénétrer sur le territoire des hommes.

Il y visite les poubelles et en profite pour faire un peu de nettoyage dans les faubourgs ce qui est très utile à la population.

Marabout face à un crocodile. Image Gerald Davison

Comme pour tous les grands échassiers, la recherche de nourriture est la principale activité. Le marabout chasse pendant la journée aux heures les plus fraîches.

Tous les Ciconiiformes consomment une grande quantité de nourriture. La ration quotidienne oscille, selon les espèces, entre 200 g et 500 g de proies par jour.
Cette ration est démultipliée pendant la période de reproduction.

Cette carcasse est une aubaine pour ce marabout. Image Cw Anderson

Le marabout, lui, est capable de détacher des carcasses des gros morceaux d’un kilo de viande.

Le bec, formé de couches de corne rigides et épaisses, est composé de deux mandibules reliées au crâne par des muscles puissants. Il représente une arme redoutable.
Grâce à un système digestif simple, la nourriture est stockée dans un sac situé à l’extrémité de l’œsophage, le jabot, où elle est ramollie avant d’être digérée.

Marabout qui se repose. Image Picture Taker 2

12 à 15 heures après avoir été avalées, les parties indigestes sont rejetées sous la forme de boulettes.

La vie sociale du marabout

Le marabout niche en petites colonies dans les grands arbres isolés souvent près d’un point d’eau.
Le nid, fait de branchage, est immense.

Marabout qui surveille ses petits. Image Ecocentrik Guy

La femelle pond 2 à 5 œufs. Le mâle et sa partenaire couvent chacun à leur tour pendant 35 jours. Ils nourrissent leurs petits en régurgitant la nourriture directement dans le nid.

Les oisillons volent à l’âge de 4 mois environ.

Classification

Règne: Animalia
Embranchement : Chordata
Classe: Aves
Ordre: Ciconiiformes
Famille: Ciconiidae
Genre: Leptoptilos
Espèce: Leptoptilos crumeniferus

Animaux - Oiseaux - Le manchot - Espèces -(2)

Publié à 14:11 par acoeuretacris Tags : espèces manchot oiseaux animaux
Animaux - Oiseaux - Le manchot - Espèces -(2)
Le manchot : un plongeur émérite

Tous les manchots sont des plongeurs accomplis. Les manchots papous ont été enregistrés à 200 m sous l’eau.
Les plus gros manchots, manchots empereurs et royaux, sont ceux qui plongent le plus bas et restent le plus longtemps sous l’eau.

Manchot royal. Image Nao-cha

Un manchot royal peut nager à 1 800 km de sa colonie et descendre jusqu’à 325 mètres. Le manchot empereur est le roi de l’apnée avec des descentes qui dépassent 200 mètres. Son record connu est de 535 mètres.

On a vu un manchot empereur rester sous l’eau 18 minutes mais cela était exceptionnel.

La vie sociale des manchots

Les emplacements des colonies de manchots sont immuables. Très peu de nouvelles colonies s’installent car les adultes préfèrent retourner dans la colonie de leur naissance.

Colonie de manchots empereurs. Image Asoc Pictures

Les espèces qui nichent en colonie importante ont un répertoire de comportements sociaux très riche.

Quand un manchot veut chasser un intrus, il agite la tête de gauche à droite en ouvrant de grands yeux menaçants.
Le manchot papou, plus distingué, se contente d’effectuer des bâillements rituels.

Avant d’atteindre leur propre nid, certains manchots d’Adélie et gorfous dorés doivent se déplacer parmi plus de cent voisins entassés. Ils adoptent alors une démarche « modeste » en se déplaçant rapidement sur la pointe des pieds, la tête tendue vers le ciel et les ailes déployées.

Gorfous. Image Lin Padgham

Les liens de couple sont renforcés en effectuant des parades mutuelles. Les couples de manchots papous se saluent alors que le manchot d’Adélie mâle commence par une attaque frontale pour soumettre la femelle avant d’entamer avec elle un chant.
La parade continue souvent par un toilettage mutuel.

Manchot du Cap en train de nidifier. Image Drplokta

Le manchot royal et le manchot empereur ne défendent pas de territoire. Ils se serrent les uns contre les autres pour se réchauffer. Pour la parade nuptiale, le mâle chante, tête baissée et dès que la femelle apparaît, le couple se met face à face.
Le couple de manchot royal pointe la tête vers le ciel et entame un duo de « coups de trompette ». Ensuite, il commence une marche dandinante à travers la colonie. Enfin, les deux partenaires se saluent puis s’accouplent.

Couple de manchots empereurs. Image Martha de Jong Lantink

Les manchots plus âgés sont souvent plus fidèles à leur compagne. Chez certaines espèces, 90% des couples reviennent ensemble après l’hiver et souvent pour de nombreuses années. Par contre, la fidélité chez les manchots empereurs n’est que de 15 à 30%.

Nids et reproduction

A part les manchots royaux et empereurs qui couvent leur seul œuf sur leurs pieds, toutes les autres espèces possèdent un nid.

Manchot royal et son oeuf. Image Nao-cha

Chaque espèce a ses préférences pour le choix du site de nidification ce qui évite une certaine compétition.
Cependant, on a constaté que les manchots d’Alédie arrivent un mois plus tôt que les manchots jugulaires. Ils sont parfois contraints d’abandonner leurs nids et leurs œufs à leurs cousins plus agressifs.

Colonie de manchots jugulaires. Image Billogs

La plupart des manchots construisent des nids rudimentaires. Il y a quelques exceptions. Les manchots d’Adélie et les manchots jugulaires peuvent construire une grande structure de cailloux.
Les manchots papous ont également recours aux cailloux et jusqu’à 1 700 pierres ont été dénombrées dans un nid. Les manchots sont de véritables chapardeurs et ils n’hésitent pas à voler des pierres dans les nids voisins.

Manchot papou et son poussin. Image Robnunn

Les manchots pygmées, les manchots du Cap et les manchots de Magellan préfèrent les terriers, s’appropriant même ceux d’autres oiseaux ou s’en creusant eux-mêmes.

Terrier d'un manchot de Magellan. Image Tony Galvez

Le manchot du Cap préfère les terriers car il vit sous un climat plus tempéré. Pour les manchots des Galapagos, si les oeufs étaient exposés au soleil, ils pourraient cuire en quelques minutes

Les œufs

D’une manière générale, les manchots sont totalement omnibulés par la reproduction et leur désir d’incuber.
Par exemple, le manchot royal peut pondre un œuf de remplacement en cas de perte du premier.

Nid d'un manchot de Magellan. Image VSmith UK

Tous les autres manchots pondent deux œufs blanchâtres, à quatre jours d’intervalle. Sauf chez le manchot antipode, l’incubation commence généralement avec le premier œuf, donc le poussin éclôt avec des jours d’avance sur le second. Cela lui donne un avantage. Si la nourriture manque, le second poussin sera condamné.

Colonie de manchots qui nidifient en Afrique du Sud. By Axel Hecht

Le poids des œufs varie de 450 grammes chez le manchot empereur à 50 grammes chez le manchot pygmée.
Il subsiste un mystère avec ce second œuf. En effet, certaines espèces comme le gorfou doré ne gardent pas le premier œuf assez longtemps pour s’assurer contre la perte éventuelle du second.

L’éducation des petits

Un poussin met une journée à s’extraire de sa coquille, ceux des manchots empereurs et royaux peuvent mettre deux à trois jours.

A la naissance, les poussins sont couverts d’une fine couche de duvet. Ils doivent être couvés par leurs parents jusqu’à ce qu’ils soient capables de réguler leur température.

Manchot empereur et des jeunes. Image Asoc Pictures

Après cette période qui varie de deux à sept semaines, les jeunes sont souvent seuls pendant que leurs parents partent se nourrir.

Les jeunes peuvent se rassembler en crèches chez les espèces qui vivent en grandes colonies. Ce système de crèche n’existe pas chez les espèces qui nichent en terrier.

Manchot à jugulaire qui donne à manger à son poussin. Image Pratt

Les premiers jours, le poussin reçoit plusieurs repas quotidiens. Pour les manchots qui vivent en grandes colonies, chaque poussin reconnaît l’appel de ses parents et il n’est jamais nourri par un étranger malgré la promiscuité.

Le taux de mortalité est élevé avant l’âge de cinq ans. Les prédateurs et la famine en sont la cause.

Poussin manchot du Cap. Image Scott MacLeod Liddle

Par exemple, un poussin de manchot royal, quand l’hiver s’installe, ne sera nourrit entre mai et août que trois fois au maximum. Ils doivent vivre grâce à leur réserve de graisse. Ils se serrent les uns contre les autres pour conserver un maximum d’énergie et de chaleur. Ils peuvent perdre jusqu’à 70% de leur poids.

Poussin manchot royal. Image Yukon White light

Vers la fin de septembre, les adultes reprennent leur rôle parental. Les poussins survivants pèsent de 3 à 8 kg. Vers la mi-novembre, ils perdent leur duvet au profit d’un plumage immature.

La moitié des jeunes manchots meurt au cours des premiers mois en mer. S’ils survivent aux 2 premières années, ils reviennent dans la colonie. Sur 18 000 manchots d’Adélie bagués en Antarctique, 51 seulement retournèrent ailleurs.

Manchot royal et son poussin. Image Nao-cha

Bien qu’un manchot empereur captif ait vécu 34 ans, peu de manchots sauvages atteignent un tel âge. Un manchot pygmée aurait vécu 21 ans et le plus vieux manchot antipode avait 23 ans.

Classification

Règne: Animalia
Phylum: Chordata
Sous-phylum: Vertebrata
Classe: Aves
Ordre: Ciconiiformes (anciennement Sphenisciformes)
Famille: Spheniscidae
Genres


Aptenodytes
Eudyptes
Eudyptula
Megadyptes
Pygoscelis
Spheniscus

Animaux - Oiseaux - Le manchot - Espèces - (1) -

Publié à 10:31 par acoeuretacris Tags : espèces oiseaux manchot animaux
Animaux - Oiseaux - Le manchot - Espèces - (1) -
Les manchots sont les oiseaux les plus aquatiques au monde. Ils descendent d'oiseaux aptes au vol mais aucune des 17 espèces de manchots ne peut voler.

Le manchot est souvent appelé par erreur « pingouin » (de l’anglais penguin). Cette confusion de termes provient sans doute du fait que le tout premier « pingouin » rencontré par des Européens n’était pas un manchot.

Le manchot vit exclusivement dans l’hémisphère Sud, le pingouin dans l’hémisphère Nord.

Actuellement, il existe 17 espèces de manchots et 11 sous-espèces réparties en 6 genres.
Les manchots résident dans des environnements très variés. Le domaine du manchot d’Adélie ou du manchot empereur se situe dans l’Antarctique alors que l’on rencontre le manchot des Galápagos sous le soleil brûlant des tropiques.

Manchot ou Pingouin ?

On confond souvent le manchot et le pingouin à cause de leur uniforme commun noir et blanc. Pourtant, il existe de nombreuses différences entre eux.

Manchot empereur. Image Martha de Jong Lantink

Les plumes : Celles des manchots sont courtes et ressemblent plutôt à des écailles. Celles du pingouin sont de vraies plumes, semblables à celles des oies.

Vol: Le manchot est un oiseau inapte au vol. Le pingouin, qui est aussi un oiseau, peut voler. Il ne vole pas haut, juste au ras de l’eau mais il a cette capacité.

Nage : Le manchot est un nageur accompli qui peut rester en apnée près d’un quart d’heure. Le pingouin ne peut plonger plus d’une ou deux minutes.

Famille : Le manchot fait partie de la famille des Sphéniscidés alors que le pingouin de celle des Alcidés.

Petit pingouin. Image Omarrun

Actuellement, il n'existe qu'une espèce de pingouin, le petit pingouin ou pingouin torda (Alca torda). Cet oiseau possède une large aire de distribution qui va du pôle Nord jusqu'aux côtes de l'Europe.

Les espèces de manchots

On a tendance à associer le manchot à la neige et à la glace. Or, deux espèces seulement, le manchot d’Adélie et le manchot empereur, vivent sur le continent antarctique.

Manchots d'Adélie. image Martha de Jong Lantink

La plupart des autres manchots vivent dans les îles subantarctiques ou dans les archipels des mers australes, en Nouvelle-Zélande, en Amérique du Sud ou en Afrique du Sud.
Une espèce, le manchot des Galápagos, habite au niveau de l’équateur.

Manchot des Galapagos. Image Kristin Maling

Malgré quelques divergences, un consensus se fait sur 17 espèces de manchots réparties en 6 genres.

Genre Eudyptula (1 espèce)

Le manchot pygmée (Eudyptula minor) d’Australie et de Nouvelle-Zélande est considéré comme le plus primitif, et classé seul dans le genre Eudyptula.

Manchots pygmées. image M.Kuhn

Il est le plus petit, avec à peine 1 kg et 40 cm de haut. Il est en grande partie nocturne et niche en colonies dans des terriers. La femelle élève un ou deux poussins.

Poussin manchot pygmée. Image M Kuhn

Ce manchot se nourrit de petits poissons et de calmars.
Il existe plusieurs sous-espèces d’Eudyptula minor. On a comptabilisé plus d’un million de couples en Australie, en Nouvelle-Zélande, dans les îles Chatham et Antipodes.

Genre Megadyptes (1 espèce)
Le manchot antipode (Megadyptes antipodes), également de Nouvelle-Zélande, est une des plus grandes espèces avec 80 cm et un poids de 8 kg. Il est le seul représentant du genre Megadyptes. C’est le manchot le moins sociable. La femelle pond deux œufs et élève ses deux poussins. Il mange surtout du poisson et quelques calmars.

Manchot antipode. image Attab

Il a des liens de parenté avec les six gorfous du genre Eudyptes.

Genre Eudyptes (6 espèces)

Les gorfous nichent en colonies dans des nids découverts. La femelle pond deux œufs mais n’élève qu’un seul petit. Les gorfous mangent principalement des crustacés, quelques poissons et des calmars.

Le gorfou de Fjordland (Eudyptes pachyrhynchus). Il mesure 55 cm pour 3,5 kg.

Gorfou de Fjordland. Image 57 Andrew

On comptabilise environ 1 000 couples le long des côtes de Fjordland, en Nouvelle-Zélande.

Le gorfou des Snares (Eudyptes robustus). Il mesure 60 cm pour 3,4 kg.

Colonie de gorfous des Snares. Image Lin Padgharn

Il existe environ 33 000 couples sur les îles Snares, en Nouvelle-Zélande.

Le gorfou huppé (Eudyptes sclateri). Il mesure 67 cm pour 5 kg.

Gorfou huppé. Image PENO

Il existe plus de 200 000 couples sur les îles Bounty et les îles Antipodes, en Nouvelle-Zélande.

Le gorfou de Schlegel (Eudyptes schlegeli). Il mesure 75 cm pour 6 kg. On comptabilise environ 850 000 couples sur l’île Macquarie, au sud de l’Australie.


Le gorfou doré (Eudyptes chrysolophus). Il mesure 71 cm pour 6 kg.

Gorfou doré. Image Eric Bégin

Il y a environ 12 millions de couples dans les îles subantarctiques de l’Atlantique Sud et de l’océan Indien ainsi que quelques uns dans les Malouines.

Le gorfou sauteur (Eudyptes chrysocome). Il mesure 58 cm pour 3,5 kg. On comptabilise environ 3,7 millions de couples dans les îles subantarctiques et subtempérées, dont les Malouines.

Des gorfous sauteurs. Image Swamibu

Les gorfous sauteurs ont été baptisés ainsi car ils marchent en sautant sur leurs deux pattes et n'hésitent pas à franchir tous les obstacles.


Genre Spheniscus (4 espèces)

Ce genre niche dans des terriers en colonies. La femelle pond deux œufs et élève un ou les deux poussins. Les quatre espèces mangent surtout des poissons, quelques crustacés et des calmars.
Manchot du Cap (Spheniscus demersus). Il mesure 68 cm pour 3,5 kg.

Manchot du Cap. Image Scott MacLeod Liddle

Il en existe environ 170 000 couples le long de la côte d’Afrique du Sud.

Manchot de Magellan (Spheniscus magellanicus). Il mesure 70 cm pour 4 kg.

Manchot de Magellan. Image Tony Galvez

Les estimations vont de 4 à 10 millions de couples le long des côtes du Chili, de l’Argentine et des Malouines.
Manchot de Humboldt (Spheniscus humboldti). Il mesure 72 cm pour 4 kg.

Manchot de Humboldt. Image Digital ART2

Environ 2 000 oiseaux le long des côtes du Pérou et de l’Equateur.

Manchot des Galápagos (Spheniscus mendiculus). Il mesure 53 cm pour 2,5 kg.

Poussin manchot des Galapagos. image Bootneck 1

Il est rare. Environ 850 oiseaux sur les îles Galápagos.

Genre Pygoscelis (3 espèces)

Les espèces nichent en colonies dans des nids découverts. La femelle pond deux œufs. Elles se nourrissent surtout de crustacés et de quelques poissons.

Manchot d’Adélie (Pygoscelis adeliae). Il mesure 70 cm pour 4 kg.

Manchots d'Adélie. Image Martha de Jong Lantink

Environ 2,5 millions de couples dans l’Antarctique.
Manchot à jugulaire (Pygoscelis antarcticus). Il mesure 75 cm pour 4,5 kg.

Manchot à jugulaire. Image Robnunn

Environ 7,5 millions de couples sur la péninsule antarctique et les îles subantarctiques de l’Atlantique Sud.

Manchot papou (Pygoscelis papua). Il mesure 75 cm pour 5,5 kg.

Manchot papou. Image Daveybot

Environ 211 000 couples sur la péninsule antarctique et les îles subantarctiques, dont les Malouines et l’île Macquarie.

Genre Aptenodytes (2 espèces)

Les deux espèces nichent en colonie mais ne font pas de nids. La femelle pond un œuf. Ces manchots mangent surtout du poisson.
Manchot royal (Aptenodytes patagonicus). Il mesure 90 cm pour 14 kg.

Colonie de manchots royaux. Image Mark van de Wouw

1 million de couples dans les îles subantarctiques, dont les Malouines.

Manchot empereur (Aptenodytes forsteri). C’est le plus grand des manchots avec 130 cm pour 38 kg.

Manchot empereur. Image Martha de Jong Lantink

Environ 194 000 couples autour des côtes de l’Antarctique.

La mue des manchots

Les plumes doivent être remplacées chaque année. Cette mue se fait graduellement en plusieurs semaines. Pendant cette période, les manchots perdent leur imperméabilisation et doivent donc rester à terre.

Manchot d'Adélie. Image Martha de Jong Lantink

Les manchots pygmées réalisent leur mue en moins de 18 jours alors qu’il faut 32 jours aux manchots royaux.
Certains oiseaux perdent au moins la moitié de leur poids pendant la mue.

Animaux - Oiseaux - Le cygne - Espèces -

Publié à 10:00 par acoeuretacris Tags : cygne espèces oiseaux animaux
Animaux - Oiseaux - Le cygne - Espèces -
Depuis l’Antiquité, le cygne, oiseau à la blancheur immaculée,  est un symbole de grâce, d’élégance mais aussi de puissance et de courage.

Le cygne est un oiseau aquatique. Il existe 6 espèces du genre Cygnus réparties sur tous les continents. L’espèce la plus répandue en Europe est le cygne tuberculé (Cygnus olor).
Malgré son symbolisme, le cygne n’est pas toujours blanc. En effet, le cygne noir (Cygnus atratus) arbore un beau plumage sombre.

Présentation des espèces

Les cygnes font partie de la famille des Anatidae qui inclut également les oies et les canards. Il existe actuellement six espèces et deux sous-espèces :

Cygne chanteur  (Cygnus cygnus) : Présent en Eurasie. Ce cygne niche dans le nord de l’Europe et de la Russie. Il migre vers le sud pour passer l’hiver. Il vient parfois passer l’hiver en France en tout petit nombre.
Sa longueur varie de 1,45 à 1,60 m ; son envergure de 2,20 à 2,45 m et son poids de 7 à 12,5 kg.

Sociables, les cygnes chanteurs se déplacent en groupe. image Charles Lam

Son cri est puissant et son chant harmonieux d’où son nom commun. Il se nourrit presque exclusivement de végétaux aquatiques. Les petits invertébrés rentrent peu dans son alimentation.

Le cygne chanteur est grégaire. Il forme son couple pour la vie. Les deux partenaires participent à l’élaboration du grand nid installé près d’un plan d’eau.

La femelle pond 4 à 6 œufs blanc jaunâtre entre les mois d’avril et de mai. L’incubation est assurée par la femelle et dure 35 à 42 jours.

Le cygne chanteur possède une tache jaune avec une pointe en avant sur le bec noir. image Keven Law

Les immatures ont un pelage gris-brun.

Moins d’une centaine d’individus séjournent pendant l’hiver en France. On peut, avec de la chance, les observer de décembre à février en Lorraine, en Alsace et en Champagne.

Cygne trompette (Cygnus buccinator) : Etats-Unis et Canada. Du sud de l’Alaska à la région des Grands Lacs.
Sa longueur varie de 1,50 à 1,80 m. Il peut peser jusqu’à 13,5 kg.
Cette espèce se nourrit de plantes aquatiques, d’insectes, de vers et de petits mollusques.

Le cygne trompette a failli disparaître. image Itshears

Il doit son nom à son chant particulier, un cri grave comme un bruit de trompette. Il doit ce chant à une particularité anatomique. La boucle trachéenne, à l’origine du chant chez les autres espèces, est nettement plus longue chez lui.

Les couples sont unis pour la vie et se partagent les charges de la vie familiale.

Cygne tuberculé ou Cygne muet (Cygnus olor) : Europe du Nord, bord de la mer Baltique, Nord de l’Asie.

Le cygne tuberculé est également appelé cygne muet. image Tamburix

Partout ailleurs, les colonies redevenues sauvages proviennent d’oiseaux élevés dans les parcs qui se sont installés sur les étangs et près des fleuves.

Cygne siffleur (Cygnus columbianus) : Ce cygne est le plus petit. Il niche dans la toundra d’Amérique du Nord et migre l’hiver aux Etats-Unis.

Cygnus columbianus bewickii : Cygne de Bewick qui vit en Amérique du Nord et en Sibérie. Il se reproduit dans la toundra arctique. En hiver, une partie de la population migre principalement en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne ou au Danemark.

Cygnus columbianus columbianus : Nord de l’Amérique du Nord

Cygne de Bewick. image Audrey jm529

Le cygne siffleur a un plumage entièrement blanc avec des pattes et des pieds noirs. Le bout du bec orangé est également noir.

Son envergure atteint 2 m.

Le nom du cygne siffleur vient du bruit que font ses ailes : un whoo-whoo-whoo rythmique.
Cygne noir (Cygnus atratus) : Ce cygne vit en Australie.

Cygne noir. image Keven Law

Il a été introduit en Nouvelle-Zélande où il est devenu nuisible.

Cygne à cou noir (Cygnus melanocoryphus) : Il vit en Amérique du Sud, au sud du Chili et de l’Argentine. Il niche en Patagonie jusqu’en  Terre de feu et sur les îles Falkland. En hiver, il migre au Paraguay et dans le sud du Brésil.

Cygne à cou noir. image Digital ART2

Il est plus petit que les autres cygnes avec une longueur d’environ 1,20 m.

Reconnaître les cygnes

Certaines espèces sont très proches et donc plus difficiles à différencier. Le cygne chanteur ressemble au cygne tuberculé. Pour les reconnaître, il faut observer le bec.

Cygne chanteur. image Tamaka Juuyoh

Le cygne tuberculé possède un bec orange surmonté d’un tubercule noir. Le cygne chanteur possède une tache jaune avec une pointe en avant sur le bec noir.

Cygne tuberculé. image Aussie Gall

Le cygne noir est la seule espèce à posséder un plumage presque entièrement noir. Le bec est rouge.

Le cygne à cou noir possède un plumage blanc sur lequel ressort le cou noir. Son bec est rouge.

Cygne à cou noir. image Mape _S

Le cygne trompette se distingue facilement car il possède un plumage blanc mais un bec entièrement noir.

Cygne trompette. image Mandj 98

Les bébés sont appelés cygneaux. Les immatures ont un plumage gris-brun. Ils n’acquièrent leur robe adulte (blanche ou noire) qu’à l’âge adulte.

Bébés cygnes. image Cone dmn

Le plus grand des cygnes est le cygne chanteur avec une longueur qui peut atteindre 1,60 m et une envergure comprise entre 2,20 et 2,45 m.

Le chant du cygne

Selon la tradition, les cygnes chantent avant de mourir. Cette belle légende n’est qu’une invention des poètes et des anciens philosophes.

Cygne tuberculé. image Wsweet 321

Cette légende remonte à l’Antiquité. Dans son Phédon, Platon attribue à Socrate l’invention des cygnes chantant « non par chagrin ou détresse mais parce qu’Apollon les inspire ».
Shakespeare fait plusieurs fois allusion au « chant du cygne ».

Le cygne n'est pas un oiseau très bavard. image Rhys Jones Photography

En réalité, les cygnes sont souvent muets. Le cygne chanteur (Cygnus cygnus) est le seul à posséder un chant assez harmonieux.

Son cri est puissant et ressemble au son d’une trompette.

Cygne tuberculé. image Keven Law

Les espèces les plus communes arrivent à émettre un violent sifflement en cas de colère ou de danger. C'est le cas du cygne tuberculé (Cygnus olor), une espèce commune.

Le reste du temps, l’animal est sans voix. D’ailleurs, le cygne tuberculé n’est-il pas nommé « cygne muet » (Mute Swan) ?
Le cygne trompette doit son nom au cri grave qu’il émet qui rappelle vaguement un coup de trompette.

Protection des cygnes

Sa beauté a valu au cygne d’être chassé pour ses plumes au point que plusieurs espèces se sont retrouvées au bord de l’extinction.

Elégance du cygne qui se pose sur l'eau. image Fmc.nikon.d40

Le cygne trompette était un oiseau commun en Amérique du Nord avant l’arrivée des colons. Malheureusement, il fut chassé à outrance pour la beauté de son plumage et devint de plus en plus rare.

En 1951, on ne comptait plus que 31 individus dans l’Etat du Montana.

Face à cette situation dramatique, on créa sur un territoire de 150 km² une réserve où la chasse était interdite.
3 ans plus tard, la population s’élevait à 642 cygnes. Le parc national de Yellowstone permit également de préserver une population.

Cygnes trompette photographiés au Canada. image Rick Harris

Aujourd’hui, environ 6 000 cygnes vivent aux Etats-Unis et au Canada.

Le cygne chanteur est protégé en France mais l’espèce est menacée sur son territoire de nidification (Nord de l’Europe, Sibérie et nord de l’Asie). La chasse illégale et les pollutions contribuent au déclin des populations.

Le cygne noir, après avoir été chassé, est aujourd’hui sévèrement protégé en Australie. Il regagne peu à peu son ancienne aire de répartition.

Classification

Règne : Animalia
Embranchement : Chordata
Sous-embranchement : Vertebrata
Classe : Aves
Ordre : Anseriformes
Famille : Anatidae
Sous-famille : Anserinae
Genre : Cygnus

Animaux - Oiseaux - L'alcyon pie -

Publié à 18:26 par acoeuretacris Tags : oiseaux alcyon pie animaux
Animaux - Oiseaux - L'alcyon pie -

 

 

Habitat et distribution


L'alcyon Pie vit dans divers habitats humides et peut être vu aussi bien le long des fossés bordant les routes ou au bord des mares des villages qu'autour des grands réservoirs et lacs. Il fréquente également les rivières lentes, les fleuves, les rizières, les zones inondées et les marais. Dans certaines parties de son aire de répartition, comme l'Afrique de l'Ouest, l'Alcyon pie habite les estuaires envasés , les lagunes côtières et les mangroves. il est commun le long des rivages sableux ou rocheux où il pêche en plongeant dans les vagues..


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L'Alcyon pie possède une vaste aire de distribution scindée en deux parties bien distinctes : l'Afrique au sud du Sahara et l'Asie du continent indien jusqu'à l'Indochine et la Chine méridionale. Quatre sous-espèces sont officiellement répertoriées : Ceryle rudis rudis , la race nominale (continent africain, Centre et sud de la Turquie, Mésopotamie jusqu'au nord du Golfe persique) - C.R travancoreensis (sud-Ouest de l'Inde) - C.R leucomelanura ( reste du continent indien, Sri Lanka, Nord de l'Afghanistan, Cahemire, contreforts de l'Himalaya jusqu'à l'indochine) - C.R Insignis (sus-ouest de la Chine, Hainan).


Caractères distinctifs


L'Alcyon pie présente une livrée noire et blanche. De taille moyenne, il ne peut être confondu avec aucun autre martin-pêcheur. Chez le mâle adulte, le front, le capuchon et la nuque sont noirs striés de blanc. La huppe est striée de noir et de blanc. Les sourcils blancs sont d'inégale largeur : ils sont étroits au-dessus de l'oeil, plus larges sur les côtés de la calotte et en avant de l'orbite. La nuque est noire, contrastant avec les côtés blancs du cou. Les lores et les joues noires rejoignent la nuque de la même couleur. Les plumes des parties supérieures, du manteau juqu'aux sous-caudales, sont noires avec de larges bordures blanches. Le croupion est blanc, avec une large bande subterminale noire. La queue est noire avec une étroite pointe blanche. Le menton et la gorge sont blancs. La poitrine porte une large bande noire, souvent presque discontinue en son milieu. Cette bande est soulignée, quelques millimètres plus bas, par une très fine bande noire. Le reste des parties inferieures est blanc. Le dessous des ailes est blanc. Le bec est noir, avec des comissures gris bleu. Les pattes sont gris foncé ou noirâtres. La femelle diffère de son partenaire par l'absence de la seconde bande noire au bas de la poitrine. La bande pectorale est généralement plus fine, interrompue en son milieu.


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Couple d'alcyons pie


Les juvéniles ressemblent à la femelle, mais il se distinguent de cette dernière par le fait que les plumes des lores, du menton, de la gorge et de la poitrine sont liserées de brun. La bande pectorale est grisâtre, le bec plus petit.


Chant et cris


L'alcyon pie a une communication très bruyante qu'il émet en vol ou d'un perchoir. . Son cri le plus fréquent est un " kouik" aigü et perçant , répété à intervalles irréguliers. Il produit également des cris de menaces aigüs et saccadés car ses querelles de territoire sont fréquentes : "tchiker kerker". Cet oiseau ne possède pas de chant.


Reproduction


En période de reproduction les alcyons pies se poursuivent en criant, défendant férocement leurs perchoirs et leur nid. Celui-ci est un terrier creusé dans la berge d'un lac ou d'un rivière, ou le long de la côte. Parfois, il se trouve dans une sablière à plus d'un kilomètre de l'eau. Mâle et femelle creusent le terrier avec leur bec. Il atteint 1,2 à 1,5 mètre de long et se termine par une chambre de nidification. Le creusement peut durer jusqu'à 11 semaines mais s'effectue habituellement en un mois. Trois jours plus tard, la femelle pond ses oeufs. Le couple se partage l'incubation , mais la femelle en assure les deux-tiers pendant le jour et presque la totalité durant la nuit. Les jeunes alcyons naissent nus et aveugles, mais à cinq jours leurs yeux s'ouvrent et leurs plumes apparaissent. A l'âge de deux semaines, ils sont enplumés. Ils picorent les parois de leur nid afin de recouvrir leurs excréments avec du sable. Sur le sol de la chambre de nidification, les pelotes d'arêtes des poissons qu'ils ingurgitent s'accumulent. Dans le nord de l'aire, l'oiseau niche au printemps et en été. Dans le nord des tropiques, il dépose sa ponte en hiver (de Septembre à Mars) tout comme dans le sud (Avril à Août). Dans les régions équatoriales, la nidification intervient à n'importe quel moment de l'année.


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Comportements


En Afrique Orientale, les moeurs reproductives de l'Alcyon Pie ont été étudiées dans les moindres détails. Cette étude approfondie a permis de déterminer qu'en Ouganda et au Kenya notamment, une couple sur trois adopte un mode de reproduction coopératif auquel participe deux catégories d'assistants. La première sorte d'assistant, appelée assistant primaire, est toujours un mâle. C'est généralement le fils d'un des membres du couple. Il joue un rôle essentiel et assiste le couple dans toutes ses taches dès le début de la nidification. Dès que la ponte est déposée, il se charge de ravitailler le couple et transmet le poisson au mâle qui sert d'intermédiaire avec la femelle qui couve. L'assistant primaire apporte également sa contribution au couple pour houspiller ou chasser les intrus ( mammifères et reptiles) qui s'approchent du nid. La deuxième sorte d'assistant, appelée assistant secondaire, n'a en principe aucun lien de parenté avec le couple. Il s'agit, la plupart du temps, d' oiseaux n'ayant pas trouvé de partenaire ou n'ayant pas réussi à se reproduire. Dans un premier temps, ils sont rejetés par le couple, et ils sont réacceptés ensuite. Ils n'interviennent que lorsque le oeufs sont éclos. Leur tache se cantonne à nourrir la nichée. Ils fournissent en priorité la femelle plutôt que les petits. Un couple nicheur possède rarement plus d'un assistant primaire, alors qu'il peut avoir plusieurs aides secondaires. Les paires qui nidifient en un lieu où la nourriture n'est pas très abondante ont d'avantage d'aides que ceux qui vivent dans un endroit plus favorisé sur ce point.


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L'alcyon pie possède un vol rapide, direct, composé de battements d'ailes irréguliers , parfois entrecoupés de brefs vols planés. Il se baigne souvent en effectuant une série de petits plongeons rapides à la surface de l'eau, suite à quoi il grimpe sur un perchoir pour lisser ses plumes. L'alcyon pie fréquente des dortoirs collectifs pouvent atteindre plus de 200 oiseaux. Il se repose sur des petits arbres situés sur des îlots, sur un grand arbre tombé dans l'eau, dans les trous d'une paroi de sable ou même à terre.


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Nourriture


L'alcyon pie est un autentique martin-pêcheur qui se nourrit donc de poissons qu'il capture en plongeant dans l'eau. Il préfère les petits cichlidés et les barbeaux , mesurant en moyenne 6 centimètres et pesant 4 grammes, mais il peut capturer des poissons de 25 gr. Il mange environ 44 grammes de nourriture par jour mais en attrape davantage lorsqu'il nourrit ses jeunes. L'alcyon Pie pêche de deux façons : il se perche et plonge sur la proie qu'il a repérée, ou bien il vole au ras de l'eau et s'élève à quelques mètres de la surface en vol stationnaire dès qu'il a aperçu un poisson. Il perche habituellement à une cinquantaine de mètres de la rive, mais peut s'aventurer jusqu'à 3 kilomètres au large pour capturer les poissons qui remontent à la surface à l'aube et au crépuscule. L'Alcyon avale souvent les petits poissons en volant, mais regagne son perchoir si la proie dépasse 2 cm. Il l'assomme alors contre une branche et l'avale la tête la première afin que les nageoires et les écailles passent plus facilement. Les arêtes de poisson et les restes indigestes d'insectes sont régurgités sous la forme de pelotes grises de 2,5 cm de long.


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Classe : Oiseaux

Ordre : Coraciiformes

Famille : Alcédinidés

Longueur : 25 cm

Envergure :45-47 cm

Poids : 68-100 gr (M) - 71-110 gr (F)

Animaux - Oiseaux - L'Aigrette à face blanche -

Publié à 16:59 par acoeuretacris Tags : aigrette face blanche oiseaux animaux
Animaux - Oiseaux - L'Aigrette à face blanche -
Aigrette à face blanche


Egretta novaehollandiae

Ordre des Ciconiiformes –

famille des Ardéidés

Ses mesures

L : 67-70 cm 
Poids : 550 gr

Description

L’aigrette à face blanche a le plumage gris-bleu sur la tête, le cou, les parties supérieures et les ailes. Les parties inférieures sont plus claires avec des plumes brun-rosé sur la poitrine.

En plumage nuptial, cette aigrette présente de longues plumes sur la tête, le cou et le dos. En vol, on peut voir les rémiges plus foncées contrastant avec la couleur du corps.

La face est blanche, et on peut voir une étroite bande blanche s’étendre du menton jusqu’au milieu de la face antérieure du cou.

Le long bec droit est pointu et noirâtre, avec les lores foncés. Les yeux sont jaunâtres. Les pattes et les doigts sont jaune verdâtre.

Les deux sexes sont semblables.
Le juvénile est plus terne et il lui manque souvent le blanc sur la face. Les parties inférieures sont souvent roussâtres, bien visibles en vol.


Cri et chant

L’aigrette à face blanche émet des cris rauques répétés plusieurs fois quand elle vole d’une zone de nourrissage à une autre « grr-aw ». Ces sons gutturaux peuvent être discordants.

Habitat

L’aigrette à face blanche vit là où il y a de l’eau. On peut la trouver depuis les vasières laissées par les marées et sur les récifs côtiers, jusque dans les plaines herbeuses et les jardins.

Distribution géographique

L’aigrette à face blanche peut se trouver en Australie, mais également en Indonésie, Nouvelle Guinée, Nouvelle Calédonie et dans les Iles subantarctiques.
Cette espèce s’est introduite en Nouvelle Zélande vers la fin des années 1940.

Elle est absente des zones intérieures les plus sèches de l’ouest Australien.

Comportement en milieu naturel

L’aigrette à face blanche prospère dans une grande variété de riches zones nourricières, aussi bien maritimes qu’à l’intérieur des terres.

Elle avance à la dérobée dans les lagunes laissées par les marées, dans les eaux peu profondes et les zones humides, toujours prête à frapper de son bec tout ce qui peut nager près d’elle. Quand la proie est capturée, l’aigrette à face blanche la saisit en travers du corps avec son long bec, et ensuite, elle la secoue avant de l’avaler la tête la première.

L’aigrette fouille aussi la vase, ou ratisse avec une patte, pour capturer des crustacés et des vers. Ces aigrettes peuvent chasser en couples ou en petits groupes.
Si elle est dérangée, l’aigrette à face blanche est prompte à quitter la place avec de lents battements d’ailes. Elle peut être observée se reposant dans les arbres. Elle défend parfois des territoires distincts.
L’aigrette à face blanche est nomade et migratrice partielle. Elle est plutôt une visiteuse d’hiver dans le nord de l’Australie et sur la Péninsule du Cap d’York.


Son vol

L’aigrette à face blanche semble voler lentement, avec de longs mouvements circulaires des ailes. Elle effectue des vols lents mais vigoureux. Le cou est habituellement replié et les pattes sont allongées derrière.

Reproduction

L’aigrette à face blanche se reproduit en petites colonies de 5 à 10 couples, mais parfois davantage.
Le site du nid est à courte distance de l’eau. Cette espèce préfère les arbres hauts comme les pins, ou n’importe quel autre grand arbre où elle pourra construire un grand nid lâche, fait de brindilles, rameaux et branches feuillues. C’est une plate-forme peu profonde mais  volumineuse, située à environ 12 à 20 mètres du sol. Le nid peut être détruit par des vents violents ou des tempêtes. Il est construit par les deux adultes.

Habituellement, la femelle dépose 2 à 4 œufs d’un bleu verdâtre terne. L’incubation dure environ 24 à 25 jours, partagée par les deux parents qui se relaient environ toutes les dix heures. Les poussins sont nourris par régurgitation par leurs parents. Ils quittent le nid vers l’âge de 38 à 42 jours, et restent souvent avec les adultes jusqu’à la prochaine nidification.

L’aigrette à face blanche se reproduit principalement d’octobre à décembre, mais elle peut nidifier à d’autres moments dans l’année, selon les chutes de pluies.
Si le nid et la couvée sont détruits, cette espèce produira une nouvelle couvée, même en été.

Alimentation

L’aigrette à face blanche se nourrit surtout de poissons, crustacés et vers aquatiques, mais aussi de rats, souris, petits reptiles, anguilles, grenouilles, insectes aquatiques et leurs larves.

Pendant l’été, elle trouve un bon supplément de criquets dans les zones cultivées et les pâturages. Elle consomme aussi des sauterelles, des chenilles, des mouches, des scarabées, des araignées et des vers de terre.

L’aigrette à face blanche est une espèce protégée en Australie où ces oiseaux sont vus couramment.
Elle est commune et largement répandue. Elle a bénéficié de la reconversion des forêts en cultures.

Animaux - Oiseaux - L'Agami trompette -

Publié à 16:33 par acoeuretacris Tags : agami trompette oiseaux animaux
Animaux - Oiseaux - L'Agami trompette -
Agami trompette

Psophia crepitans

Ordre des Gruiformes - Famille des Psophiidés

Ses mesures

L: 48 à 56 cm
poids: 1000 à 1300 gr

Description

L’agami trompette est un oiseau terrestre au dos courbé et au long cou tenu serré contre la poitrine.

Le mâle adulte a un plumage noir velouté sur la tête, le cou, le haut du dos et les parties inférieures. On peut voir des reflets violets et verts sur certaines plumes au bas de la face antérieure du cou. Les plumes intérieures des ailes sont grises et recouvrent le bas du dos et la courte queue. On peut voir une teinte chamoisée sur le dos, entre les parties noires du plumage et les plumes grises.

La tête et le cou sont noirs, couverts de plumes très courtes, très denses et ayant l’aspect du velours. Le bec pointu est jaunâtre clair ou gris-bleu pâle. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont gris-bleu.
Les deux sexes sont semblables, avec le mâle légèrement plus grand que la femelle.

Cri et chant
L’agami trompette est bruyant, émettant des cris sonores variés tels que des séries de 6 à 8 « guum » ou « umm » vrombissants. Les séries démarrent vite, puis ralentissent pour descendre « ummumm-umm-umm-umm-umm-umm ». Ces sons sont à l’origine du nom de l’oiseau.

D’autres cris tels que des « jeek » perçants ou des « tzak » retentissants sont émis. Quand il se sent menacé, l’agami trompette lance des grognements aigus.
Il peut être bruyant et vocal la nuit, ou quand ils sont en groupes.

Habitat

L’agami trompette vit dans les forêts tropicales humides. Il se nourrit sur le sol de la forêt. On le trouve en général profondément enfoncé dans la forêt où il se cache, et il peut être vu jusqu’à 500 mètres d’altitude.

Distribution géographique

L’agami trompette vit dans le Bassin Amazonien, dans la partie tropicale de l’Amérique du Sud. On le trouve en Guyane et Guyane française, depuis l’est du Venezuela jusqu’à l’ouest du l’Equateur, au nord du Pérou, au Brésil et au nord de l’Amazone.


Comportement en milieu naturel
L’agami trompette est grégaire et souvent vu en groupes d’une vingtaine d’individus. Ils se nourrissent sur le sol de la forêt et se reposent ensemble dans les arbres. Cette espèce est principalement terrestre, mais elle dort dans les arbres et elle est souvent active la nuit.

L’agami trompette est méfiant, mais cette espèce peut s’apprivoiser en tant qu’animal domestique. Habituellement, il « sonne l’alarme » avec ses cris sonores s’il y a des intrus ou des dérangements le jour ou la nuit, et c’est un bon chasseur de serpent. Les Indiens d’Amazonie le gardent souvent comme animal domestique.

L’agami trompette est souvent vu en train de marcher tout en cherchant sa nourriture sur le sol. Il consomme surtout des fruits murs. Quand il est dérangé, il s’envole laborieusement dans les branches. Ces oiseaux sont beaucoup chassés pour leur chair.


Parade nuptiale

Les parades nuptiales ont lieu dans des clairières ou les agamis trompette se rassemblent en grands groupes, et effectuent des danses élaborées et bruyantes, semblables à celles des grues. Les oiseaux se pavanent, sautent et parfois même effectuent des culbutes. Les mâles ouvrent souvent brièvement leurs ailes et les agitent deux ou trois fois, tout en s’inclinant rapidement vers l’avant avec la tête et le cou vers le sol. Pendant ces parades, les oiseaux marchent, se suivent ou décrivent des cercles tout en battant des ailes régulièrement. Ces parades peuvent être effectuées par les deux sexes, mais principalement par le mâle, et avec une plus grande intensité. Le mâle peut aussi offrir de la nourriture à la femelle avant l’accouplement.



Les groupes d’agamis trompette sont très territoriaux et défendent vigoureusement leur territoire. Quand des intrus y entrent, des disputes éclatent avec des coups de pattes et de becs, jusqu’à ce que les opposants quittent les lieux. Ces groupes comprennent en général une femelle dominante et trois mâles, et leurs jeunes.

Le Vol

L’agami trompette s’envole en courant sur le sol, ou s’il est menacé, il s’envole laborieusement dans les arbres proches à environ 10 mètres de hauteur ou parfois plus haut. C’est un faible voilier qui préfère courir sur le sol.

La reproduction

L’agami trompette peut nidifier en petites colonies. Le nid est situé dans un trou d’arbre, à entre 4 à 13 mètres du sol. Quelques matériaux végétaux peuvent être ajoutés, tels que des brindilles et des feuilles. Mais le nid peut aussi être une simple dépression grattée sur le sol.
La saison de reproduction a lieu pendant la saison des pluies, de décembre à juin. La femelle dominante se reproduit avec les trois mâles dominants.

La femelle dépose 2 à 3 œufs blancs. L’incubation dure environ 28 jours, assurée par les adultes membres du groupe. Les jeunes sont nidifuges et quittent le nid très vite. Ils sont très précoces mais leur développement est lent. Il leur faudra 50 jours pour atteindre la moitié du poids des adultes. Ils sont bien camouflés par leur plumage rayé de brun et de noir. Ils sont nourris par les adultes du groupe pendant plusieurs semaines. Ils dorment près du sol avant de savoir voler, et sont souvent la proie des serpents.


Alimentation

L’agami trompette se nourrit principalement de fruits murs pris au sol ou sur des plantes basses. Il préfère les fruits tendres à peau fine. Il consomme aussi un grand nombre d’insectes tels que les scarabées, les fourmis et les termites. Occasionnellement, il prendra des petits serpents.

L’agami trompette n’est pas une espèce en danger, mais il souffre de la chasse intensive. La destruction de l’habitat avec la construction des routes à travers la forêt est une menace importante pour l’espèce. L’agami trompette est parfois gardé comme animal domestique.