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Date de création : 27.11.2008
Dernière mise à jour : 08.02.2013
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Patrimoine mondial -

Patrimoine mondial - Muraille d'Avila -

Publié à 10:06 par acoeuretacris Tags : patrimoine muraille d avila
Patrimoine mondial - Muraille d'Avila -

 

La Muraille d'Ávila est une enceinte militaire romane qui entoure le noyau ancien de la cité d'Ávila. Actuellement, le noyau ancien, la muraille et les églises situées extramuros sont classés au patrimoine de l'Humanité.

 

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Photo Pelayo2

 

Raymond de Bourgogne commença la construction à la fin du XIe siècle sur instruction du roi Alphonse VI de Castille, lequel ordonna de repeupler et fortifier les cités de Ségovie, Ávila et Salamanque. Casandro Romano et Florín de Pituenga seraient les maîtres d'œuvre selon l'historiographie traditionnelle.

 

On ne connait pas précisément la chronologie de la construction de cette enceinte. La tradition parle d'une durée des travaux de 9 ans, ce qui semble peu crédible au vu du petit nombre d'habitants et de la faiblesse de l'économie de cette époque. Un document royal de 1193 fait allusion à la construction de la forteresse et des tours.

En 1596, Philippe II entreprit des travaux de restauration de la muraille.

 

On suppose que la muraille est construite sur le tracé d'un campement militaire romain, avec lequel elle coïnciderait en forme et proportions.

 

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Restes romains près de la porte San Vicente

 

La muraille a aujourd'hui 2 516 m de périmètre, 2 500 créneaux, 88 grosses tours et 9 portes. Elle dessine un rectangle orienté est-ouest, ayant une superficie d'environ 33 hectares. Il existe une poterne aveugle, dans la zone de l'Alcázar (aujourd'hui disparu). La hauteur moyenne des murs est de 12 mètres et leur épaisseur moyenne est de 3 mètres. Le tracé profite des escarpements rocheux et de la dénivellation de la vallée de la rivière Adaja. Il n'y a ni talus ni contreforts. On accède à la muraille par des escaliers de pierre situés à la porte de l'Alcázar et à celle del Peso de la Harina; toute l'enceinte est parcourue par un chemin de ronde.

 

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Photo Elene F D

 

La muraille est faite :

  • de pierres de granit régulières, presque des pierres de taille. On les trouve de préférence dans les parties basses du mur oriental et de certaines portes;
  • de pierres provenant des anciennes murailles romaines, de nécropoles ou d'autres monuments;
  • de pierres irrégulières tenues par un mortier, que l'on trouve de préférence dans les murs nord, sud et ouest;
  • une frise de briques orne le haut de certaines tours, surtout du côté ouest.

 

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- Le mur Est

 

C'est la partie la plus ancienne et celle qui est fortifiée avec le plus de soin, car elle donne sur un terrain plat propice aux attaques. Elle possède 21 tours, de la tour de l'Esquina de l'Alcázar (également appelée de la Luminaria) jusqu'à celle de San Vicente. Elle comprend trois portes (Puerta del Alcázar, Puerta del Peso de la Harina, Puerta de San Vicente) et une poterne.

 

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Puerta del Alcázar

 

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Puerta de San Vicente vista la nuit - Photo Jorge González

 

L'abside de la Cathédrale (Cimborium) est l'œuvre du maître Fruchel. Elle est intégrée dans les défenses de la muraille. Elle devait jouer un rôle important dans l'histoire d'Ávila, car elle est représentée sur l'écu de la cité avec le roi Alphonse VII, enfant, à son sommet. Pour construire cette abside, on a dû détruire une tour. C'est une grande abside romane de cinquante mètres de diamètre. Elle est surmontée par un mâchicoulis avec trois rangées de créneaux.

 

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Abside de la Cathédrale d'Ávila - Photo Dodo

 

- Le mur nord

 

Il s'étend de la Tour de la Mula jusqu'à la Tour de San Segundo. Il est plus élevé que le mur Est. Il possède 30 tours et deux portes (Puerta del Mariscal, Puerta del Carmen).

 

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Puerta del mariscal - Photo Hakan Svensson (Xauxa)

 

- Mur Ouest

 

Il s'étend de la Tour de San Segundo jusqu'à celle de la Mancebía. Il possède 12 tours. On peut voir une frise de briques en dessous des créneaux. Il est percé par la porte de l'Adaja (du nom de la rivière proche). C'est le mur le plus bas, à cause de la présence de la rivière qui offre une défense naturelle.

 

- Le mur sud

 

Il s'étend de la Tour la Mancebía jusqu'à la Tour de l'Angle de de l'Alcázar. Il possède 25 tours semi-cylindriques, 3 portes (la Malaventura, la Santa, el Rastro) et 2 poternes.

 

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Puerta del Rastro - PhotoHakan Svensson (Xauxa)

 

Des 9 portes mentionnées, les deux plus impressionnantes par leurs défenses sont celle de l'Alcazar et celle de San Vicente.

La muraille a neuf portes, aussi appelées communément Arco :

À chacune des neuf portes de la muraille, il y a un ou plusieurs palais qui étaient chargés d'assurer la défense de chaque porte. Ces maisons ont été construites entre les XVe et XVIe siècles.

Patrimoine mondial - Villa d'Hadrien - 2 -

Publié à 11:17 par acoeuretacris Tags : patrimoine villa d hadrien 2
Patrimoine mondial - Villa d'Hadrien - 2 -

Reconstitution de la Villa d'hadrien

 

Le théâtre maritime

 

La construction dite « Théâtre maritime » commence dès 118, à proximité de l’ancienne villa d’époque républicaine. Son architecture complexe est sans équivalent dans le monde romain, et sans rapport avec un théâtre romain habituel. Dans les années 1950, ce théâtre a fait l’objet de fouilles et d’une reconstitution par l’archéologue Pietro Romanelli et l’architecte Italo Gismondi.

 

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Théâtre maritime

 

Le théâtre maritime est un ensemble situé en face du jardin des Bibliothèques. Un pronaos, dont il ne reste presque plus rien, permet de pénétrer à l'intérieur d'un atrium puis, dans le même axe, de rejoindre un portique circulaire à colonnes ioniques, couvert par une voûte en berceau. Au centre, un canal délimite une île sur laquelle se dresse un édifice circulaire de 45 mètres de diamètre, comprenant lui aussi un atrium et un portique.

 

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Vue panoramique du Théâtre maritime

 

S'y ajoutent un petit jardin, un petit complexe thermal, quelques pièces, dont une chambre, et des latrines. Il s'agit là d'une véritable « demeure dans la demeure », destinée à offrir un espace d'isolement et de recueillement. Il est inspiré de l'architecture grecque.

 

Le vallon du Canope

 

- Le canope

 

Le Canope est un plan d'eau de 119 mètres de long pour 18 mètres de large, situé dans une petite vallée partiellement artificielle, orientée nord-ouest / sud-est. Il doit son nom à une ville égyptienne réputée pour ses cultes d'Isis et Sérapis et également dédié à Antinoüs, favori de l'empereur Hadrien et mort noyé.

 

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Vue sur le Canope

 

Ce bassin symbolise un antique canal qui reliait les deux villes égyptiennes d'Alexandrie et de Canope. Il est bordé par une double colonnade à l'est et une colonnade simple à l'ouest, complétées de quatre cariatides, copies de celles de l'Erechthéion d'Athènes et encadrées par deux statues de Silènes.

 

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Les Cariatides du Canope encadrées par les statues de Silènes

 

Le bassin s'achève au sud est par un édifice, le Sérapéum (édifice dédié à Sérapis), qui s’enfonce dans le vallon. Ce bâtiment se raccorde élégamment au Canope par un petit bassin rectangulaire (environ 15 m sur 10 m). Les statues d’Antinoüs et de divinités égyptiennes trouvées dans ce bâtiment valident l’hypothèse d’un lieu dédié à la fois à Sérapis et au favori d’Hadrien. La salle principale est couverte d’une demi-coupole et comporte un immense lit incliné, triclinium destiné à accueillir, probablement en été, les convives de banquets.

 

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Vue sur le Sérapéum

 

À l’opposé, l’extrémité nord-est du canal est arrondie, la colonnade en partie reconstituée est surmontée d’architraves alternativement horizontales et en arc. Les espaces entre les colonnes s’ornent de moulages en ciment de statues d'Arès (Mars), d'Hermès (Mercure) et d'Athéna (Minerve). Sur deux socles émergeant dans l’axe du bassin se dressaient des copies de statues d'Amazones du temple d’Éphèse.

 

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Le Canope, orienté au nord

 

On s'est longtemps posé des questions sur la signification de cet endroit mystérieux qui constitue un hommage personnel d'Hadrien au défunt Antinoüs. Ce bassin qui allie les cultures latine et égyptienne représenterait la mer Méditerranée qui de Rome aboutit à l'Égypte, et le petit bassin qui vient se greffer au grand bassin serait à l'image du delta du Nil.

 

Selon une autre interprétation, ce lieu participerait au culte impérial, Hadrien s’y mettant en scène en Sérapis lors des banquets d’apparat.

 

- Les Thermes

 

En descendant le vallon au-delà du Canope, on trouve les grands thermes et les petits thermes, à peu près alignés parallèlement à l’axe du Canope et séparés par un bâtiment qui semble former un vestibule d’entrée dans la Villa.

 

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Les petits thermes

 

D’autres bâtiments annexes sont constitués d’une série de pièces, et sont présumés être un prétoire pour le logement des officiers de la garde impériale, ou des logements du personnel.

 

Le vallonnement se ferme sur le Pœcile et d’autres bâtiments, tous orientés selon les points cardinaux.

 

Le complexe du Pœcile

 

À l’ouest du Théâtre maritime, l’immense portique qui entoure un grand bassin a été identifié comme une représentation de la Stoa Poikilè (ou Pœcile), portique d’Athènes décoré de peintures.

 

Le Pœcile est le plus grand des édifices de la Villa d’Hadrien : 235 m de long, 110 m de large, avec un bassin de 110 m sur 25 m. Il ferme le vallon du Canope, et a nécessité d’importants travaux de terrassement du côté nord pour compenser la pente naturelle du terrain. Son plan est un rectangle orienté est-ouest avec des extrémités légèrement arrondies.

 

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Le Canope, extrémité nord arrondie

 

Le bassin central qui s’étend sur son grand axe reprend ce plan de rectangle arrondi. Le péristyle qui entoure le Pœcile est curieusement doublé sur le côté nord, avec un haut mur de séparation intérieur. Ce mur rappelle la configuration de la Stoa Poikilè conçue pour protéger des vents du nord. Certains auteurs font aussi observer que cela permet de se promener tantôt au soleil (côté sud) ou à l’ombre (côté nord).

 

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Les grands thermes. Le frigidarium a partiellement conservé sa voûte

 

Jouxtant le Pœcile au sud et à l’est, un groupe de bâtiments s’organise plus ou moins en forme de croix : un jardin ou un stade allongé du nord au sud, une salle à trois exèdres à l’ouest, un péristyle entourant un vivier à l’est.

 

La terrasse de l'Académie

 

Le secteur de l’Académie occupe la partie la plus haute de la Villa, sur une vaste esplanade de plus de 200 m de long, qui domine au sud-ouest une pente assez raide où coule un petit cours d’eau. L’autre côté de l’esplanade se creuse du vallon du Canope. À l’extrémité ouest de l’esplanade se dresse la tour médiévale de Roccabruna. À l’opposé, un complexe de bâtiments comprend l’Académie à l’architecture curviligne, puis un péristyle qui précède un temple à coupole. On propose d’y voir un temple dédié à Jupiter, en raison de sa position la plus élevée, traditionnelle pour les temples de Jupiter. D’autres auteurs l’attribuent à Apollon.

 

Cette partie de la Villa offre la vue la plus ample et la plus belle sur le reste du paysage, ce qui a amené quelques auteurs à y situer le Palais résidentiel d’Hadrien et à la nommer « Petit Palais ».

 

Le complexe nord-est

 

Cette partie est organisée autour de l'ancienne villa républicaine, avec une orientation nord-est / sud-ouest suivant à peu près la rivière qui coule dans un vallon identifié parfois avec le vallon de Tempé.

 

- L'Hospitalia

 

L'hospitalia, située non loin des bibliothèques, se composait de dix chambres réparties de part et d'autre d'un couloir central. Il ne s'agirait pas, comme l'on a longtemps cru, d'un hôtel destiné à recevoir les invités de l'empereur, mais d'un logement pour des soldats d'élite de la garde prétorienne qui y dormaient à trois par chambre.

 

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L'hospitalia

 

Ceux-ci disposaient aussi d'un autel dédié au culte impérial et de latrines. Les mosaïques en "opus tessellatum" — technique de mosaïque grossière de plusieurs centimètres — qui jonchent le sol de ce bâtiment s'opposent à celles du palais, de meilleure qualité, ce qui autorise l'interprétation de l'hospitalia comme bâtiment de service.

 

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Les mosaïques de l'hospitalia

 

- La salle des philosophes

 

La Salle des Philosophes était une grande salle contiguë au palais et faisant partie de Pœcile. On lui a donné ce nom en supposant que s'y réunissaient les philosophes et écrivains protégés par le mécénat d'Hadrien. Ils exposaient dans cette salle leurs idées philosophiques et y déclamaient leurs œuvres littéraires à la cour.

 

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La salle des philosophes vue de l'extérieur

 

On s'est longtemps demandé à quoi pouvaient servir les niches présentes dans l'abside. On a d'abord supposé qu'elles servaient de bibliothèques (d'où l'hypothèse ci-dessus de la présence des philosophes) ; il est plus probable que ces niches abritaient des statues des grandes figures de Rome.

 

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La salle des philosophes vue de l'intérieur

 

- le palais impérial

 

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Le palais ayant été en partie construit pendant l'époque républicaine, Hadrien n'a fait que remanier ce bâtiment qui est construit sur un plan très simple, contrairement à la Place d'Or voisine. Le côté occidental du palais étant complètement dépourvu de constructions, cet espace était probablement occupé par un jardin.

Patrimoine mondial - Villa d'Hadrien - 1 -

Publié à 11:44 par acoeuretacris Tags : patrimoine villa d hadrien 1
Patrimoine mondial - Villa d'Hadrien - 1 -

 

Maquette de la Villa d'Hadrien

 

La Villa d'Hadrien, ou Villa hadrienne, en latin Villa Hadriana (en italien Villa Adriana), est une villa antique bâtie par l'empereur Hadrien au IIe siècle. Située sur le territoire de la frazione de Villa Adriana à Tivoli (l'ancienne Tibur), à une trentaine de kilomètres de Rome, elle figure parmi les ensembles monumentaux les plus riches de l'Antiquité. Elle est répartie sur une surface de 120 hectares, dont environ 40 sont visibles de nos jours.

 

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Selon l’Histoire Auguste attribuée à Spartianus, Hadrien « orna d'édifices admirables sa villa de Tibur : on y voyait les noms des provinces et des lieux les plus célèbres, tels que le Lycée, l'Académie, le Prytanée, Canope, le Pécile, Tempé. Ne voulant rien omettre, il y fit même représenter le séjour des ombres ». On déduit généralement de cette citation que la villa évoque par son architecture les ouvrages et les sites qu'Hadrien a vus lors de ses nombreux voyages dans l’Empire romain.

 

Amateur d'art, Hadrien est passionné par l'architecture et dessine lui-même des bâtiments (manifestant même une prédilection toute particulière pour les édifices à coupole). Aussi fait-il preuve d'un soin particulier pour choisir le site de la nouvelle résidence impériale qu'il a décidé de bâtir à l'écart de Rome : il sélectionne un plateau situé sur les pentes des monts Tiburtins, situé à 17 milles romains depuis la Porta Esquilina (environ 28 kilomètres). La zone comprend de nombreuses carrières (travertin, pouzzolane et tuf) pour alimenter les travaux ; elle est approvisionnée en eau par quatre aqueducs, élément crucial pour les thermes romains et les fontaines. Le plateau est déjà occupé par une villa de l'époque républicaine, construite à l'époque de Sylla et agrandie sous Jules César, qui appartenait à la famille de son épouse Sabine et qui sera intégrée dans le Palais impérial.

 

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Reconstitution du domaine impérial, maquette de la villa d'Hadrien, réalisée par Italo Gismondi.

 

D'après l'étude du système de canalisations et des égouts, il est possible que le complexe ait été conçu dans sa globalité dès le départ, malgré l’impression de libre improvisation provoquée par la répartition dissymétrique et disséminée des constructions.

 

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Buste d'Hadrien, musée archéologique de Venise.

 

L'ensemble est construit en deux ou trois phases très actives de 118 à 121, de 125 à 128 et de 134 à 138, entrecoupées de périodes de travaux moins soutenus, comme en témoignent des briques portant des dates consulaires, retrouvées dans près de la moitié des bâtiments. Après la mort d'Hadrien, ses successeurs continuent sans doute à venir à Tivoli comme en témoignent des aménagements au IIIe siècle, mais par la suite la villa est progressivement abandonnée, et tombe dans l’oubli au Moyen Âge.

 

À partir de la Renaissance, l'humaniste Flavio Biondo est le premier à mettre un nom sur les ruines. La villa est fréquentée par des artistes comme Piranèse, des architectes comme Sangallo ou Borromini et des amateurs d’antiquités qui la pillent de ses œuvres artistiques et de ses éléments d’architecture. Du XVIe au XIXe siècle, la villa est explorée et les centaines d'œuvres découvertes partent enrichir les collections privées et les grands musées d'Europe.

 

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Photo UNESCO

 

En 1870, le domaine revient au gouvernement italien qui y fait entreprendre des fouilles et des restaurations : celles-ci révèlent la stupéfiante architecture de ces bâtiments et parfois même des stucs et des mosaïques.

 

Des fouilles méthodiques ont été effectuées avec des techniques modernes, principalement vers 1950 dans le « Théâtre maritime » et le « Canope », et à la fin des années 1970 à la « piazza d’Oro ». Néanmoins la plus grande partie du site reste à explorer.

 

La Villa d’Hadrien a été ajoutée en 1999 à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

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Plan-masse de la Villa d'Hadrien

 

Mis à part certains locaux aux caractéristiques aisément reconnaissables comme les thermes, l’interprétation de nombreux bâtiments est problématique et incertaine : partant de la biographie d’Hadrien rédigée par Spartianus, on a proposé d’identifier à tel ou tel ensemble les évocations de monuments de Grèce antique et d’Égypte antique : le Pœcile, l’Académie, le Lycée et le Prytanée d’Athènes, le sanctuaire de Sérapis et le canal reliant la ville de Canope à Alexandrie. Seuls, le Canope et le temple de Sérapis sont identifiés avec certitude, par les sculptures de style égyptien trouvées en cet endroit. D’autres parties de la Villa reçurent des appellations arbitraires comme le Théâtre maritime, la piazza d’Oro, la salle des Philosophes, l’Hospitalia, les bibliothèques. Ces dénominations conventionnelles et parfois contestées ont été adoptées dans la plupart des descriptions de la Villa.

 

La partie dégagée de la Villa s’organise en fonction du terrain, légèrement vallonné et compris entre deux petits cours d’eau. Selon le relief, on peut distinguer ainsi quatre complexes de vestiges avec chacun une orientation propre :

 

- la terrasse de l’Académie occupe au sud de la Villa la partie la plus élevée du site, qui surplombe un petit cours d’eau

 

- Le vallon de Canope : au nord-est de cette terrasse part un léger vallonnement où s’alignent plus ou moins le Canope, les thermes et diverses constructions étirées en longueur

 

- Le complexe du Pœcile : fermant ce vallon au nord, un complexe de vastes bâtiments orienté selon les quatre points cardinaux, dont le Pœcile, un jardin stade, un vivier

 

-Le complexe nord-est au-dessus d’un autre cours d’eau, groupe l’ancienne villa républicaine, les « bibliothèques », la « Piazza d’Oro » et d’autres constructions comme le « Palais impérial ».

 

- À la charnière entre ce dernier complexe et le Pœcile, une formation ronde dite le Théâtre maritime et divers bâtiments (« salle des Philosophes », vestiges de thermes, « caserne »).

 

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D’autres édifices isolés sont répartis à la périphérie de la Villa : un odéon au sud, au nord un théâtre et un sanctuaire de Vénus dont la tholos abritait une copie de l’Aphrodite de Cnide sculptée par Praxitèle.

Patrimoine mondial - Tassili n'Ajjer -

Publié à 10:45 par acoeuretacris Tags : patrimoine Tassili n Ajjer
Patrimoine mondial - Tassili n'Ajjer -

 

Cet étrange paysage lunaire de grand intérêt géologique abrite l’un des plus importants ensembles d’art rupestre préhistorique du monde. Plus de 15 000 dessins et gravures permettent d’y suivre, depuis 6000 av. J.-C. jusqu’aux premiers siècles de notre ère, les changements du climat, les migrations de la faune et l’évolution de la vie humaine aux confins du Sahara. Le panorama de formations géologiques présente un intérêt exceptionnel avec ses « forêts de rochers » de grès érodé.

 

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Le Tassili, région montagneuse située au centre du Sahara, occupe la partie sud-est du Sahara algérien, aux frontières de la Libye, du Niger et du Mali. Cet étrange paysage lunaire se caractérise par de profondes gorges, par des lits de rivière asséchés et par des « forêts de rochers ». Au cours de l'époque préhistorique, le Tassili a bénéficié de conditions climatiques beaucoup plus favorables à l'occupation humaine qu'elles ne le sont aujourd'hui : l'abondance de gibier, les possibilités de pratiquer l'élevage et la vie pastorale à proximité immédiate de sites inexpugnables, naturellement défendus, ont été les moteurs essentiels du développement de sa population.

 

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Les formations rocheuses tout à fait uniques et le réseau de vallées encaissées du plateau sont le produit d'une alternance de périodes sèches et humides. À la fin du pléistocène supérieur, par exemple, la région comportait d'immenses lacs, dans la zone aujourd'hui occupée par les Grands Ergs. Ces lacs étaient alimentés par des cours d'eau qui descendaient du Tassili, dont les lits asséchés sont encore visibles aujourd'hui. À la surface du plateau, les rivières ont creusé de profondes gorges, et formé ainsi des plateaux séparés. Depuis 10 000 ans, la région s'est asséchée progressivement, même si ce processus s'est inversé entre 4000 et 2000 av. J.-C., au cours d'une période plus humide. Durant les périodes sèches, l'érosion éolienne a créé des formations rocheuses qui ressemblent à des ruines, connues sous le nom de « forêts de rochers ».

 

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Les plantes et les animaux encore présents sur le plateau témoignent de périodes antérieures plus humides. Parmi les espèces résiduelles qui ont réussi à survivre au sein de microclimats humides, outre le poisson et la crevette, il existait, jusqu'en 1940, un crocodile nain du Sahara qui vivait à des milliers de kilomètres de ses congénères les plus proches, en Égypte.

 

Depuis 6000 av. J.-C. environ, jusqu'aux premiers siècles de l'ère chrétienne, les différents peuples qui habitaient le plateau ont laissé de nombreuses traces archéologiques de leur présence : habitats, tumulus et enclos qui ont livré un grand nombre d'objets en terre cuite. Toutefois, le Tassili est célèbre dans le monde entier pour les peintures et les gravures rupestres qui y ont été découvertes depuis 1933. Son art se partage entre différentes périodes dont chacune correspond à une faune bien spécifique, mais peut également être distinguée à partir de caractéristiques stylistiques, indépendamment de toute référence à l'écosystème.

 

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On peut en identifier cinq : la période naturaliste, qui peint la faune de la savane ; la période archaïque, au cours de laquelle les représentations, qu'elles soient petites ou colossales, prennent la forme de pictogrammes évidemment chargés d'une signification magique ; la période bovidienne (4000-1500 av. J.-C.), la plus importante sur le plan quantitatif, au cours de laquelle les représentations de troupeaux de bovidés et de scènes de la vie quotidienne, figurées en fonction d'une nouvelle esthétique naturaliste, comptent parmi les meilleurs exemples de l'art pariétal préhistorique ;

 

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la période du cheval, couvrant la fin du néolithique et la protohistoire, marquée par la disparition de nombreuses espèces en raison de la désertification progressive de la région, et par l'apparition du cheval ; la période du chameau, au cours des premiers siècles de l'ère chrétienne, qui coïncide avec l'installation d'un climat désertique extrêmement aride, et avec l'apparition du dromadaire.

 

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Le groupe de peintures le plus important se trouve à l'est de Djanet, à l'intérieur du parc national, mais d'autres œuvres d'art rupestre remarquables sont conservées plus au nord, dans la région du wadi Djerat, près d'Illizi.

Patrimoine mondial - La vallée du M'Zab -

Publié à 10:19 par acoeuretacris Tags : patrimoine vallée du M Zab
Patrimoine mondial - La vallée du M'Zab -

 

La vallée du M'Zab (Algérie)

(UNESCO)

 

Le paysage de la vallée du M’Zab, créé au Xe siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l’environnement, l’architecture du M’Zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C’est une source d’inspiration pour les urbanistes d’aujourd’hui.

 

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La vallée du M'Zab, qui se trouve dans le désert du Sahara, 600 km au sud d'Alger, a été occupée par un peuple bien spécifique, et ceci dans une zone très petite. Le plateau et les pentes rocheuses bordant cette vallée, qui a été ravagée par de rares mais dévastatrices crues de son wadi, présentent les traces d'une occupation humaine très ancienne.

 

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Les Ibadites, dont la doctrine procédait du purisme intransigeant du kharidjisme, ont dominé une partie du Maghreb au cours du Xe siècle. Ils fondèrent un État dont la capitale, Tahert, a été détruite par un incendie en 909 ; ils recherchèrent alors de nouvelles bases territoriales, d'abord Sedrata, puis la vallée du M'Zab. Le site témoigne, de manière tout à fait exceptionnelle, de l'apogée de la culture ibadite.

 

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La première raison qui les poussa à choisir cette vallée, qui n'avait jusqu'alors été habitée que par des groupes nomades, fut certainement qu'elle offrait des possibilités défensives importantes pour une communauté préoccupée au premier chef par sa protection, et profondément soucieuse de la conservation de son identité, fût-ce au prix de l'isolement.

 

L'occupation du territoire et l'organisation de l'espace ont été régies par des principes extrêmement stricts, remarquables tant par leur précision que par leur détail.

 

Un groupe de cinq ksour(villages fortifiés)...

 

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- El Atteuf

 

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- Bou Noura

 

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- Beni Isguen

 

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- Mélika (mausolée de Cheikh Sidi Aïssa)

 

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- Ghardia

 

...construits sur des affleurements rocheux regroupait une population sédentaire, et fondamentalement urbaine. Chacune de ces citadelles en miniature, enfermée dans une muraille, est dominée par une mosquée dont le minaret fonctionnait comme une tour de guet. Trois éléments récurrents - le ksar, le cimetière, la palmeraie avec sa citadelle d'été - se retrouvent dans ces cinq villages. Ils illustrent ainsi un exemple d'habitat humain traditionnel tout à fait représentatif d'une culture qui a survécu jusqu'au XXe siècle.

 

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Le Ksar (village fortifié)

 

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La palmeraie

 

La mosquée, avec son arsenal et ses greniers, était conçue comme une forteresse, le dernier bastion de résistance en cas de siège. Autour de cet édifice, essentiel pour la vie communautaire, les maisons sont implantées en cercles concentriques jusqu'au mur d'enceinte.

 

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Chaque maison, formée d'un espace cubique standardisé, illustre un idéal égalitaire ; de même, dans le cimetière, l'attention n'est attirée que par les tombes des sages et par de petites mosquées. La vie dans la vallée du M'Zab impliquait une migration saisonnière : chaque été, la population se déplaçait dans les palmeraies, où les « villes d'été » étaient organisées de manière plus lâche, avec des maisons soigneusement défendues, des tours de guet et une mosquée sans minaret, comparable à celles des cimetières.

 

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La vallée du M'Zab a représenté une source d'inspiration fondamentale pour les architectes et les urbanistes du XXe siècle, de Le Corbusier à Pouillon.

Patrimoine mondial - Djémila -

Publié à 10:23 par acoeuretacris Tags : patrimoine dejémila
Patrimoine mondial - Djémila -

 

Djémila

(Unesco)

 

Djémila, ou Cuicul, avec son forum, ses temples et ses basiliques, ses arcs de triomphe et ses maisons, à 900 m d’altitude, est un exemple remarquable d’urbanisme romain adapté à un site montagneux.

 

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Le site de Djémila est situé à 50 km au nord-est de la ville de Sétif. Connu sous son nom antique Cuicul, le site de Djémila est un établissement d'une ancienne colonie romaine fondée sous le règne de Nerva (96-98 de notre ère). La ville romaine occupait un site défensif remarquable. Cuicul est l'un des fleurons de l'architecture romaine en Afrique du Nord. S'étant remarquablement pliée aux contraintes du site montagneux, un éperon rocheux qui s'étire, à 900 m d'altitude, entre l'oued Guergour et l'oued Betame, deux torrents montagnards, la ville possédait son propre sénat et son forum. Vers le début du IIIe siècle, elle débordait de ses remparts par la création du temple de Septimius Severus, l'arc de Caracalla, le marché et la basilique civile.

 

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Arc de carcalla

 

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Temple de Septimus Severus

 

Le site a été aussi marqué par une empreinte chrétienne matérialisée par plusieurs édifices de culte : une cathédrale, une église et son baptistère considéré parmi les plus grands de la période paléochrétienne. Le site de Djémila comprend une collection remarquable de pavements en mosaïques, illustrant des récits mythologiques et des scènes de la vie quotidienne.

 

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Djemila constitue un témoignage tout à fait exceptionnel de la civilisation romaine, dont elle présente un ensemble architectural remarquablement représentatif avec son forum, ses temples, ses basiliques, ses arcs de triomphe et ses maisons. C'est également un intéressant exemple de planification urbaine adaptée à un site montagneux.

 

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La colonie romaine de Cuicul a probablement été fondée sur le site actuel de Djemila durant le court règne de l'empereur Nerva (96-98 apr. J.-C.). La ville la plus ancienne, dont le nom est d'origine berbère, occupe une position remarquablement bien défendue sur un éperon rocheux qui culmine à 900 m d'altitude, et que délimitent deux cours d'eau, le wadi Guergour et le wadi Betame.

 

La formule classique d'urbanisation romaine a dû être adaptée aux contraintes imposées par ce site : les deux extrémités du cardo maximus, véritable colonne vertébrale de la ville, sont fermées par deux portes.

 

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Le Cardo Maximus

 

Le centre est occupé par le forum, espace clos entouré par les édifices essentiels au fonctionnement de la vie civique : le capitolium au nord, la curia à l'est, une basilique civile (la basilica Iulia) à l'ouest.

 

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Le capitolium

 

Au cours du IIe siècle apr. J.-C., les maisons aristocratiques présentant de riches mosaïques, qui leur ont valu leur nom actuel (maison d'Amphitrite, d'Europe, etc.), se sont multipliées dans ce secteur central, où se trouvaient aussi le temple de Vénus Genitrix et le macellum. Toutefois, cette situation étriquée, bloquée à l'intérieur de ses murs, gênait le développement de la ville.

 

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Temple de Venus Genetrix

 

C'est pourquoi, vers le milieu du IIe siècle, Djemila se développa en direction du sud où fut créé un nouveau quartier occupé par de nombreux bâtiments, publics ou privés. C'est là que fut construit l'arc de Caracalla, le temple de la famille des Sévères, un nouveau forum, un théâtre (achevé dès le règne d'Antonin le Pieux) et, au-delà, des thermes construits sous le règne de Commode.

 

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Le théâtre

 

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Les thermes

 

Parmi les édifices de la période classique, on notera en particulier la basilica Vestiaria (le marché aux vêtements) et une fontaine qui est un modèle réduit de la meta Sudans de Rome.

 

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La basilique

 

Le christianisme s'implanta dans le quartier sud dès une haute époque. On y a en effet localisé les vestiges d'un groupe de bâtiments épiscopaux : deux basiliques, un baptistère, une chapelle et différentes maisons, dont la résidence de l'évêque et celle du prêtre.

 

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Baptistère

 

Les Vandales n'occupèrent Djemila que peu de temps : la ville fut reprise par les Byzantins en 553. Les fouilles du site abandonné, qui offre l'un des exemples les plus profondément suggestifs de ruines romaines, n'ont commencé qu'en 1909.

Patrimoine mondial - Kalâa des Béni Hammad -

Publié à 10:07 par acoeuretacris Tags : patrimoine Kalaa des Béni Hammad
Patrimoine mondial - Kalâa des Béni Hammad -

 

La Kalâa des Béni Hammad

(UNESCO)

 

Dans un site montagneux d’une saisissante beauté, les ruines de la première capitale des émirs hammadides, fondée en 1007 et démantelée en 1152, nous restituent l’image authentique d’une ville musulmane fortifiée. Sa mosquée, avec sa salle de prière de 13 nefs à 8 travées, est l’une des plus grandes d’Algérie.

 

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La Kalâa des Béni Hammad est un site archéologique remarquable qui se situe à 36 km au nord-est de la ville de M'Sila. Cet ensemble, constitué de ruines préservées à 1 000 m d'altitude, est situé dans un site de montagnes d'une saisissante beauté sur le flanc sud du Djebel Maâdid. La Kalâa des Béni Hammad a été fondée au début du XIe siècle par Hammad, fils de Bouloughine (fondateur d'Alger), et abandonnée en 1090 sous la menace de l'invasion hilalienne. C'est un des complexes monumentaux les plus intéressants et les plus précisément datés de la civilisation islamique. Elle fut la première capitale des émirs hammadites et a connu une grande splendeur. La Kalâa comporte, à l'intérieur d'une enceinte fortifiée de 7 km partiellement démantelée, un grand nombre de vestiges monumentaux, parmi lesquels la grande mosquée et son minaret, et toute une série de palais.

 

 

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La mosquée, avec sa salle de prière de 13 nefs à 8 travées est la plus grande après celle de Mansourah et son minaret est le plus ancien d'Algérie après celui de Sidi Boumerouane. Les ruines de la Kalâa témoignent du grand raffinement de la civilisation hammadite, d'une architecture originale et de la culture palatiale de l'Afrique du nord.

 

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Le plan du fort du Fanal, installé sur un piton rocheux qui domine toute la zone environnante, s'inspire de celui de palais orientaux. Le palais des émirs hammadides est un complexe formé de trois résidences séparées par des jardins, des pavillons ou des citernes.

 

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Les fouilles ont mis au jour d'autres palais, ainsi qu'une grande quantité de mobilier qui est exposé dans les musées de Sétif, de Constantine et d'Alger.

 

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Patrimoine mondial - Berat et Gjirokastra -

Publié à 09:11 par acoeuretacris Tags : patrimoine berat et gjirokastra

 

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Centres historiques de Berat et de Gjirokastra

(UNESCO)

 

Berat et Gjirokastra sont inscrites en tant que rares exemples d'un style architectural typique de la période ottomane. Située dans le centre de l'Albanie, Berat porte le témoignage de la coexistence de différentes communautés religieuses et culturelles au fil des siècles. Elle comprend un château, localement appelé le Kala, dont la majeure partie fut construite au XIIIe siècle, bien que ses origines remontent au IVe siècle avant JC.

 

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Le quartier de la citadelle compte de nombreuses églises byzantines, dont plusieurs du XIIIème siècle, ainsi que plusieurs mosquées construites sous l'ère ottomane qui débuta en 1417.

 

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Gjirokastra, dans la vallée de la rivière Drinos au sud de l'Albanie, comprend une série de remarquables maisons à deux étages, qui se développèrent au XVIIe siècle. La ville comprend également un bazar, une mosquée du XVIIIe siècle ainsi que deux églises de la même époque.

 

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Ces deux centres historiques fortifiés sont remarquablement préservés, notamment leurs constructions vernaculaires. Ils ont été habités en permanence, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Situés dans les Balkans, au sud de l'Albanie et à proximité l'un de l'autre, ils témoignent de la richesse et de la diversité de l'héritage urbain et architectural de cette région.

 

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Berat et Gjirokastra témoignent d'un style de vie durablement influencé par les traditions de l'islam durant la période ottomane, tout en faisant la synthèse d'apports plus anciens. Ce style de vie a été respectueux des traditions chrétiennes orthodoxes qui ont pu poursuivre leur développement spirituel et culturel, notamment à Berat.

 

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Gjirokastra a été construite par de grands propriétaires terriens. Autour de l'ancienne citadelle du XIIIe siècle, la ville affiche ses maisons à tourelles (le kule turc) caractéristiques de la région des Balkans. Gjirokastra offre plusieurs exemples remarquables de ce type de maison qui se cristallisa au XVIIe siècle, mais aussi des exemples plus élaborés datant du début du XIXe siècle.

 

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Berat témoigne d'une cité fortifiée mais ouverte et longuement peuplée d'artisans et de marchands. Son centre urbain montre une tradition d'habitat vernaculaire des Balkans, dont les témoignages remontent principalement à la fin du XVIIIe et au XIXe siècles. Cette tradition est adaptée aux modes de vie de la ville, par des maisons étagées sur les collines, aux dominantes horizontales et largement ouvertes à la lumière.

 

Berat est l’une des plus anciennes villes d’Albanie. Les premières traces d’occupation sont datées de 2600 à 1800 av. J.-C. On a retrouvé des céramiques datant des VIIe ou VIe siècles av. J.-C. Les habitants de Berat furent d’abord appelés Illyriens, puis Arbër et enfin Albanais.

 

Le château avec un premier système de fortifications est édifié dès le milieu du IVe siècle av. J.-C. Une cité illyrienne se développa sous sa protection.

 

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Dans l’Antiquité, Berat est nommée Antipatreia, et c’est un centre fortifié capable de résister un temps aux légions romaines. La cité est mentionnée par Polybe et Tite-Live. Elle est nommée sur la liste des places fortifiées de l’empereur Justinien. Pendant la période byzantine, en 533, Berat prend le nom de Pulcheriopolis, d’après l’impératrice byzantine du Ve siècle, Pulchérie. Elle se développe au sommet de la colline. Le château et les fortifications sont reconstruits.

 

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Au Moyen Âge, la ville passe sous la domination bulgare (860-1018) et prend de l’importance. Le nom de Berat est mentionné pour la première fois en 1018. À partir de la période des croisades, Berat connaît diverses puissances tutélaires, notamment celles des Angevins, des Serbes et des princes Muzakaj. Le système fortifié est en grande partie reconstruit, au XIIIe siècle, dans sa forme générale actuelle dont de nombreux éléments sont conservés.

 

Aux XIIIe et XIVe siècles trois églises importantes sont édifiées : Sainte-Marie Vllaherna, la Sainte-Trinité et Saint-Michel. La ville comporte alors un système de citerne remarquable.

 

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Berat est occupée par les Ottomans au début du XVe siècle. La ville connaît alors des modifications importantes : ses fortifications sont réparées et de nouvelles tours sont édifiées pour les renforcer. Elle fait durablement partie de l’Empire ottoman et connaît alors une longue période de paix et de prospérité. Placée sur une importante voie de communication, entre la capitale et la mer Adriatique, elle se développe au-delà des fortifications. Ses quartiers se fixent dans leur forme actuelle : Kala (le château), Mangalem et Gorica sur la rive opposée. Les communautés d’habitants construisent de nombreuses mosquées, dont plusieurs sont remarquables par leur architecture (mosquée au dôme de plomb, mosquée Teqeja Helvetive).

 

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La période est marquée par une tolérance religieuse remarquable et une conservation de l’héritage chrétien orthodoxe au sein d’une importante population musulmane. Les arts chrétiens comme l’enluminure et l’iconographie se développent (école d’Onufri, XVIe siècle), la cathédrale orthodoxe est restaurée (XVIIIe siècle).

Après le soulèvement contre les Turcs en 1834, le château de Berat fut endommagé et perdit ses fonctions défensives. Néanmoins, il a conservé une part importante de sa structure historique.

 

Jusqu’en 1961, Berat resta pratiquement inchangée. La ville historique fut alors reconnue comme un patrimoine important par le gouvernement albanais.

 

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Le premier arrêté de protection du gouvernement albanais remonte au 16 octobre 1948 (Académie des sciences, décret n° 93), sous forme d’une liste de monuments de valeur nationale. Pour Berat, elle comprenait : le château, le pont sur la rivière Osum, quatre églises et une  mosquée.

 

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En 1961, le décret du 2 juin (n° 172) a déclaré Berat centre historique national et ville-musée. La liste des monuments de première catégorie de la ville a été augmentée et portée à 50 biens, y compris de nombreuses habitations privées. Des monuments et maisons ont par la suite été ajoutés à cette liste : deux en 1963, un en 1973, en 1977 et en 1983.

 

En 1965, la création de l’Institut des monuments culturels d’Albanie a permis la mise en place d’un programme annuel d’entretien et de restauration des monuments de première catégorie. Il est sous la responsabilité d’architectes et il est basé sur le respect des directives de la Charte de Venise. Dans ce cadre, la consolidation et la restauration de nombreux monuments de Berat ont été effectuées, incluant le château, les monuments religieux, la conservation des fresques.

 

La préservation et la conservation des monuments de Berat a cependant connu un passage à vide durant les années 1990 de la transition politique. Un véritable projet patrimonial pour la ville n’a vraiment été repris que depuis deux à trois ans. Un plan à cinq ans a été mis en place pour 2007-2011, par l’Institut des monuments culturels.

Patrimoine mondial - Butrint -

Publié à 08:51 par acoeuretacris Tags : patrimoine butrint
Patrimoine mondial - Butrint -

 

Butrint (Albanie)

(UNESCO)

 

Habité depuis les temps préhistoriques, le site de Butrint fut successivement le siège d’une colonie grecque, d’une ville romaine, puis d’un évêché. Après une époque de prospérité sous l’administration de Byzance, puis une brève occupation vénitienne, la ville fut abandonnée par sa population à la fin du Moyen Âge à cause de la présence de marécages voisins. Le site archéologique actuel est un conservatoire des ruines représentatives de chaque période du développement de la ville.

 

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La ville de Butrint est l'une des pièces formant la mosaïque du paysage culturel de l'Albanie antique. Située dans les hauteurs, à l'extrémité sud du pays, et environnée par une végétation touffue, la ville était rattachée à la Méditerranée par le canal de Vivari, qui relie le lac de Butrint à la mer Ionienne.

 

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Le canal qui mène au lac de Butrint

 

Étape importante sur les routes commerciales, le site connut son apogée au IVe siècle av. J.-C., durant lequel il compte au nombre des principaux centres maritimes et commerciaux du monde antique. La vue de son enceinte, qui remonte au VIe siècle av. J.-C., suffit à évoquer la puissance économique et commerciale de la ville au cours de cette période.

 

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La colline occupée par l'acropole est entourée par un mur construit en énormes blocs de pierre. L'amphithéâtre témoigne des intérêts des habitants de la ville : les sièges de pierre, dont 23 rangées sont conservées, pouvaient accueillir 1 500 spectateurs. Le théâtre se trouve au pied de l'acropole, près de deux temples ; l'un d'entre eux est consacré à Asclépios, le dieu grec de la médecine, qui faisait l'objet d'un culte de la part des habitants de la ville.

 

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Ruines de l'Acropole

 

Les fouilles menées sur le site ont mis au jour de nombreux objets - plats, vases, chandeliers en terre cuite -, ainsi que des sculptures, parmi lesquelles une remarquable « déesse de Butrint » qui semble personnifier parfaitement, compte tenu de la perfection de ses traits, l'idéal grec de la beauté physique.

 

Sous la domination romaine, la ville perdit progressivement de son importance. Cependant, trois fontaines monumentales, trois thermes publics, un gymnase décoré de mosaïques et, tout particulièrement, l'aqueduc construit dans le courant du règne d'Auguste prouvent que le site était alors loin d'être abandonné.

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Les Thermes

 

Deux basiliques et un baptistère y furent construits au cours de la période paléochrétienne. Plus tard, la ville connut une histoire agitée à l'époque médiévale : elle fut prise dans les luttes de pouvoir entre Byzance et les États successivement normand, angevin et vénitien, puis dans le conflit entre Venise et les Turcs ottomans. Des infiltrations d'eau souterraine contraignirent ses habitants à la quitter, et la ville abandonnée se recouvrit peu à peu de boue et de végétation.

 

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Le Baptistère

 

Il fallut attendre le début du XXe siècle pour que des archéologues italiens y commencent des fouilles systématiques. Au lendemain de la libération de l'Albanie, en 1944, des archéologues albanais entreprirent des travaux plus ambitieux. La boue et la végétation qui recouvraient Butrint l'avaient protégée des ravages du temps, que ceux-ci soient dus à des causes humaines ou naturelles, et toute la ville se révéla alors, pour ainsi dire, intacte.

 

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Les principaux édifices du site sont un complexe palatial de la fin de l'Antiquité connu sous le nom de palais du Triconque, l'impressionnant baptistère de la fin de l'Antiquité et, à Diaporit, une villa romaine, associée à une église de la fin de l'Antiquité.

 

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Le site, sur une colline au bord d’un lac relie à la mer par un canal, est habité depuis la préhistoire. Une colonie grecque y fut fondée a la fin du 7ème siècle avant notre ère quand la cité (appelée Buthros) est ceinturée de fortifications. L'occupation romaine ne fait qu'accentuer Ie développement de la ville et, à l'époque chrétienne elle devient Ie siège d'un évêché. De nombreux lieux de culte sont construits par les chrétiens. Depuis l'arrivée des Slaves dans les Balkans (7ème siècle) et jusqu'à la fondation du despotat d'Epire (suite à la prise de Constantinople par les croises en 1204) la ville est mise a rudes épreuves. L'administration byzantine (Epire) apporte une dernière époque de prospérité à la ville. En effet, après une courte occupation vénitienne (fin du 14eme siècle)' sous l'administration ottomane la ville se voit menacée par les marécages qui se forment autour du lac et elle sera abandonnée par la population.

 

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Ce site archéologique est un véritable conservatoire d'importants monuments en ruine de chacune des périodes du développement de la ville. Ainsi, les fortifications témoignent des diverses étapes de leur construction depuis la colonie grecque jusqu'au Moyen Age. Le plus intéressant monument antique grec est Ie théâtre assez bien conservé.

 

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En ce qui concerne l'époque paléochrétienne, la ruine la plus importante est celle du baptistère, construit à l'intérieur des bains publics romains. Son sol est décore de belles mosaïques.

 

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La basilique paléochrétienne a été reconstruite au 9ème siècle et ses ruines sont suffisamment bien conservées pour permettre l'analyse de sa structure (trois nefs avec transept, abside polygonale à l'extérieur).

 

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Basilique

Patrimoine Mondial - Minaret de Djam -

Publié à 15:36 par acoeuretacris Tags : patrimoine minaret de djam
Patrimoine Mondial - Minaret de Djam -

 

Minaret et vestiges archéologiques de Djam

(Afghanistan)


Année d'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril : 2002

(UNESCO)

 

Haut de 65m, le minaret de Djam est une construction gracieuse et élancée datant du XIIe siècle. Recouvert d’une décoration complexe en briques et portant une inscription de tuiles bleues au sommet, il est remarquable par la qualité de son architecture et de ses motifs décoratifs, qui représentent l’apogée d’une tradition artistique propre à cette région. Son impact est renforcé par un environnement spectaculaire : une vallée profonde qui s’ouvre entre d’imposantes montagnes au cœur de la province du Ghor.

 

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Justification de l'inscription

 

L'architecture et la décoration innovatrices du Minaret de Djam ont joué un rôle significatif dans le développement des arts et de l'architecture du sous-continent indien et au-delà.

 

Le minaret de Djam et ses vestiges archéologiques associés constituent un témoignage exceptionnel de la puissance et de la qualité de la civilisation ghoride qui domina cette région aux XIIe et XIIIe siècles.

 

Le minaret de Djam est un exemple exceptionnel de l’architecture et de l’ornementation islamiques dans la région et joua un rôle dans leur diffusion.

 

L'architecture et le décor de ce minaret sont remarquables du point de vue de l'histoire de l'art. Ils représentent la fusion de tendances artistiques attestées auparavant dans la région sous la forme d'un tout exceptionnellement homogène, qui était ainsi appelé à exercer une influence importante sur l'architecture de cette zone. Ce remarquable exemple d'architecture et de décor islamiques joua un rôle important dans leur diffusion.

 

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À une altitude de 1 900 m au-dessus du niveau de la mer, et éloigné de toute ville importante, le minaret s'élève dans une vallée accidentée au cœur de la province du Ghor. C'est un édifice gracieux, élancé, remontant au XIIe siècle, dont on pense qu'il a été construit pour commémorer une importante victoire des sultans de la dynastie ghoride. Une inscription permet de le dater, plus précisément, de 1194. Djam était probablement la résidence d'été des empereurs ghorides ; c'est sans doute le site de l'ancienne ville de Firuzkuh, capitale de leur dynastie.

 

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Le minaret est l'un des monuments les mieux conservés. Il témoigne de la créativité artistique et de la maîtrise des questions techniques exceptionnelle atteinte au cours de cette période. Construit sur la rive sud de la Hari, à l'intersection de deux vallées encaissées, il présente une base octogonale dont le diamètre est de 9 m ; haut de 65 m, il est formé de quatre fûts cylindriques qui s'effilent progressivement. L'extérieur est entièrement revêtu d'un décor géométrique en relief appliqué directement sur l'appareil de briques cuites liées au mortier de chaux. Le premier cylindre est le plus décoré : il se divise en huit panneaux verticaux, correspondant aux huit côtés de la base. Chacun d'entre eux présente un étroit bandeau inscrit formant une ligne continue.

 

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Un groupe de blocs de pierre portant des inscriptions en hébreu, provenant de la colline de Kushkak, entre le minaret et le village de Djam, appartenait probablement à un cimetière juif installé dans cette zone ; on les date des XIe -XIIe siècles. Les restes de forteresses et de tours de l'agglomération ghoride se trouvent sur la rive opposée de la Hari, au nord du minaret, au sommet de la colline. Les vestiges de fortifications conservés à l'est du minaret invitent à penser que celui-ci n'était pas entouré par un centre habité, mais par un camp militaire.

 

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Depuis sa construction, le minaret n'a fait l'objet d'aucune reconstruction ou restauration importante, à l'exception de la consolidation réalisée autour de sa base. Les vestiges archéologiques ont été visités et documentés au cours du XXe siècle, mais les seules fouilles effectuées à ce jour ont été des fouilles clandestines, réalisées sans aucun contrôle.

 

Le minaret de Jam marque probablement le site de l’ancienne ville de Firuzkoh, la capitale de la dynastie ghoride qui régna sur l’Afghanistan et certaines régions de l’Inde du Nord, de Chaghcharan au golfe Persique, aux XIIe et XIIIe siècles. Une inscription donne la date de construction de 1194, une autre indique le nom d’un puissant empereur ghoride, le Sultan Ghiyas ud-Din (1157-1202). Il est probable que le minaret a été édifié pour commémorer sa victoire à Delhi en 1192 sur l’empire Ghaznavide, d’où le nom parfois utilisé de tour de la Victoire.

 

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Sultan Ghiyas ud-Din

 

Le site de Jam est considéré comme ayant été celui de la résidence d’été des empereurs ghorides. Il semble que la mosquée à laquelle était rattaché le minaret était de taille modeste, hors de proportion avec les dimensions du minaret, contrairement aux règles de base de l’architecture islamique. Après le décès de Ghiyas ud-Din, son frère Muiz ud-Din lui succéda. L’empire ghouride fut l’objet d’intenses pressions de la part de ses voisins, les Kharizm, au sud de la mer d’Aral, et abandonna progressivement des territoires. La dynastie ne survécue qu’au prix d’une retraite dans les territoires montagneux de Bamiyan, jusqu’à la capture et la mise à mort de son dernier roi régnant en 1215. La ville de Firuzkoh fut détruite par le Mongol Ogödei en 1222.

 

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