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Date de création : 27.11.2008
Dernière mise à jour : 08.02.2013
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Egypte -

Egypte - La Nécropole de SAQQARAH -

Publié à 14:05 par acoeuretacris Tags : egypte
Egypte - La Nécropole de SAQQARAH -
Saqqarah est la plus grande nécropole royale d'égypte et le site où se trouvent la plus grande concentration de pyramides. Situé à 40 kms du Caire et à 5 kms de Memphis, la nécropole mesure environ 8 kms de long pour une largeur de 800 à 1800 mètres. On y compte 15 pyramides royales connues dont la plupart ont perdu leur forme originale, mais également de nombreuses pyramides non encore identifiées, dont trois pyramides royales de la VIème dynastie, qui n'ont pas encore été mises au jour.

Vue d'une partie de la nécropole de Saqqarah

C'est donc un siècle avant Kheops, que la construction de la pyramide du roi Djoser (2630 - 2611 avant JC) commence. C'est la plus ancienne pyramide égyptienne connue à ce jour. C'est donc au cours de la IIIème dynastie que nous devons ce monument au génie de l'architecte Imhotep. Ce tombeau, commencé comme une mastaba, qui était la tombe par excellence à l'époque, fut érigé en pyramide à six degrés. C'était une construction importante à cette époque, avec une base de 120 à 140 mètres pour une hauteur de 60 mètres. Le nom de l'architecte nous est connu car il était inscrit sur une statue du roi Djoser. En effet, dans une chambre close, on a découvert une statue de ce pharaon et c'est une des premières grandes statues royales connues en égypte.

Pyramides des rois Djoser et Ouserkaf

Vue de la pyramide de Djoser

Plus tard, le roi Sekhemkhet (2611 - 2603 avant JC), successeur de Djoser, voulu lui aussi marquer son passage par une pyramide plus grande encore. Seulement, elle ne fut jamais achevée et disparu sous le sable d'où son nom de pyramide ensevelie.

Il faut aussi savoir que les premiers papyrus ont été découverts à Saqqarah et qu'autour des pyramides royales, un nombre important de tombes de hauts fonctionnaires ou de nobles, ainsi que des mastabas furent découvertes. Également des coffres en pierre et de nombreux autres vestiges. C'est encore aujourd'hui un lieu de fouilles privilégié qui n'a pas encore livré tous ses secrets.

- Auguste Mariette -

 

On ne peut pas parler de Saqqarah sans évoquer Auguste Mariette. Né à Boulogne sur mer en France en 1821, il se rend en égypte en 1850 pour y acheter des manuscrits Coptes et Syriaques. Comme les discussions s'éternisent, il se rend à Saqqarah et commence une campagne de fouilles. Il va ainsi dégager du sable 141 sphinx ainsi que plusieurs statues dont une se trouve au musée du Louvres, celle du célèbre scribe accroupi.


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Il va aussi mettre à jour une banquette hémicycle surmontée de 11 statues représentant des philosophes ou des écrivains grecs tels que Platon, Hérachus, Pindare ou Pythagore. Il était entré à Saqqarah en 1851 et les dégagements ont été poursuivis jusqu'en 1854.



Egypte - L'ÉCRITURE - LE SCRIBE - LE PAPYRUS

Publié à 11:43 par acoeuretacris Tags : egypte
Egypte - L'ÉCRITURE - LE SCRIBE - LE PAPYRUS

 

 

L'importance de l'écriture


L'écriture égyptienne est l'une des premières écritures de l'humanité (d
ès la fin du IVème millénaire av JC), elle a eu une importance considérable et permis le développement de la première grande civilisation. Toutefois, peu d'Egyptiens (sans doute moins de 1%) savaient lire et écrire.


Sans l'écriture, il aurait été impossible au pharaon d'imposer son autorité sur un pays aussi étendu du Nord au Sud. L'écriture est un formidable outil pour l'administration et la communication.


L'invention de l'écriture était d'ailleurs considérée comme un cadeau des dieux et plus précisément celui du dieu Thot, maître des scribes. Avant d'écrire, les scribes récitaient toujours une prière adressée à Thot.


Les hiéroglyphes :


Ecrire en hiéroglyphes est compliqué car le système utilise beaucoup de signes qu'il faut retenir (environ 5000).
De plus, le même hiéroglyphe peut être utilisé selon deux techniques totalement différentes.


Exemple : le signe qui représente une bouche
peut :
- soit être lu en temps qu'idéogramme (ou pictogramme), c'est-à-dire qu'il signifie ce qui est dessiné : une bouche

 


- soit être lu en temps que phonogramme, c'est-à-dire qu'il indique le son du mot,  (technique du rébus).


Pour compliquer les choses, l'écriture peut être écrite dans des sens différents : elle
se lit de droite à gauche, de gauche à droite, verticalement (colonnes) ou horizontalement (lignes).

L
e sens de la lecture se fait dans la direction vers laquelle les signes sont orientés, autrement dit il convient de déterminer de quel côté les signent « regardent » et aller à leur rencontre.
Pour terminer, l'écriture n'utilise que des consonnes, il n'y a pas de voyelles.

 


Au XIXème siècle, quand on s'est passionné pour l'Egypte antique, personne n'était plus capable de lire les hiéroglyphes. C'est un Français : CHAMPOLLION, qui a percé les secrets de cette écriture.


Lesscribes

 

Les scribes, compte tenu de l'importance de l'écriture, occupaient une place de choix dans l'administration du pays, ils étaient conscients du pouvoir que leur apportait leur savoir et "la Satire des métiers" les glorifie non sans raison.


Un père parle à son fils:


Sois scribe !


Cela te sauvera des taxes et te protégera de tous les travaux. Cela t’épargnera de porter la houe et la pioche, de sorte que tu n’auras pas à transporter le panier. Cela t’évitera de manier la rame et t’épargnera des tourments, n’étant pas sous la coupe de nombreux maîtres ou sous la coupe de plusieurs chefs.
Quant à tous ceux qui exercent un métier, le scribe en est le premier. C’est le scribe qui établit la taxation de la Haute et de la Basse Égypte ; c’est lui qui reçoit d’eux (les montants dus) ; c’est lui qui tient le compte de tout. Tous les soldats sont dépendants [de lui]. C’est lui qui conduit les fonctionnaires en présence (du roi), plaçant chacun à ses pieds. C’est lui qui commande au pays tout entier, toutes activités étant sous son autorité.
(La Satire des métiers).


Les scribes étaient des fonctionnaires, ils étaient recrutés et payés par l'Etat. Ils intervenaient à tous les niveaux de la société : du contrôleur des équipes de moissonneurs au bureaucrate de l'administration centrale du palais. Les scribes pouvaient exercer aussi des charges cléricales et militaires. Ainsi, les scribes assumaient, par délégation du roi, le pouvoir dans tous les domaines : économiques, politiques, militaires et religieux.


Le monde des scribes était fortement hiérarchisé, tous obéissaient au scribe suprême : le vizir (sorte de premier ministre).


La formation du jeune scribe commençait vers 5 ou 6 ans, il fallait une dizaine d'années pour apprendre à lire et écrire les hiéroglyphes.

(Le musée du Louvre possède une statue de scribe exceptionnelle. Malgré la dénomination de "scribe accroupi", l'homme est assis en tailleur dans la position traditionnelle du lotus, la jambe droite croisée devant la gauche, son rouleau de papyrus ouvert, tenu dans la main gauche. La main droite tenait le calame, aujourd'hui disparu.)


Le papyrus


Le papyrus est une plante qui peut atteindre 3 à 6 m de hauteur, elle poussait en abondance dans les marais de la Basse-Egypte. Aujourd'hui, le papyrus ne pousse plus à l'état naturel sur les bords du Nil. Les Egyptiens ont très vite (vers 3000 ans av JC) utilisé cette plante pour fabriquer un support solide de l'écriture ("papyrus" donnera le mot "papier").


Pour obtenir les rouleaux de papyrus :


- On tronçonne les tiges de papyrus en morceaux ( à la hauteur prévue pour la page)

- On écorce les tiges coupées pour utiliser la moelle


- On coupe de fines lamelles dans la moelle de la tige du papyrus


- on écrase ces lamelles humidifiées, on les assemble perpendiculairement et on les bat pour coller les fibres ensemble


- on laisse sécher


- on polit la feuille obtenue avec une pierre ronde


- on colle les feuilles les unes à la suite des autres pour obtenir un rouleau (le rouleau a une hauteur maximale de 47 cm et peut atteindre 40 m de long).


Le papyrus est utilisé aussi pour fabriquer des bateaux, des nattes, des sandales, des cordes, des pagnes. La racine et sa chair pouvaient être consommées.



Egypte - Mathématiques en egypte ancienne

Publié à 11:18 par acoeuretacris Tags : egypte
Egypte - Mathématiques en egypte ancienne

Un arpenteur au moyen d'une" corde" (50mètres), étalonne la longueur d'un champ de blé.

 

Dès les temps anciens, les égyptiens maîtrisent avec brio la science mathématique.

De la géométrie indispensable à la construction des édifices monumentaux, jusqu'au calcul qui trouve ses applications concrètes dans tous les domaines de la vie quotidienne.

 

Les mesures de longueurs :

L'arpentage et le bornage des terres agricoles sont refaits chaque année. La crue du Nil bouleverse chaque année les repères, et les limites de chaque parcelle doivent être rétablies.

Il est indispensable aux architectes d'évaluer les dimensions des bâtiments qu'ils construisent.

Deux systèmes sont utilisés pour la mesure des longueurs :

Le plus utilisé est le système digital qui a pour étalon la grande coudée royale (meh ni-sout). Celle-ci sert à noter, les largeurs, longueurs et hauteurs des constructions. Cette unité est également la mesure de référence permettant d'indiquer la hauteur de la crue du Nil.

Principal étalon de mesure, la coudée représente la distance entre le bout du majeur et la pointe du coude, soit : 0,525m.

Elle est subdivisée en Doigts (djeba) et en Palmes (chesep).

Le principal multiple de la coudée est la corde (100coudées royales)

L'Iterou correspond à : environ 4000 coudées ou 2 km.

A la XXIème dynastie, une réforme simplifie et harmonise le système de mesure.

 

Les mesures de surface :

Après la crue du fleuve, les arpenteurs qui réimplantent les marques cadastrales ont recours à l'Aroure (setat). Cette mesure représente un carré de 100 coudées (soit 2756,26 m2).

 

L'Aroure se subdivise :

en moitié (Remen)

en quart (Heseb)

en 1/8è (Sa)

 

La coudée de terre (Meh), figure une bande large de 100coudées de long, soit une surface de 1/100è d'Aroure.

 

 

Les mesures de volumes :

A la fin des moissons, deux fonctionnaires, le scribe des greniers, et le mesureur de grains mesurent la récolte avec précision, afin de déterminer la part du cultivateur et la quantité de semence à réserver.

 

Le volume des céréales est déterminé en Heka (soit environ 4,8 litres).

 

Il est divisé en 10 Hin et 320 Ro (équivalent d'1 cuillerée).

 

Il est démultiplié en double, quadruple ou 100 quadruples, Heka.


Les scribes effectuent leurs mesures à l'aide d'un gros sac en cuir le Khar, d'une contenance de 20 Heka.  

 

Les mesures de volumes ont pour étalon la Jarre (Henou) équivalent à 0,46 litres.

 

Le Des est utilisé pour mesurer la bière, le Hebent pour le vin, le Meni pour l'huile.

 

Ø Les mesures de poids :

 

Pour évaluer le butin de guerre ou pour peser les quantités de métaux, on utilise le Deben, subdivisé en 10 Kite.

 

Le Deben varie en fonction de la nature et de la valeur du produit pesé. Il correspond à 13,6 pour l'or, 27,3 pour le cuivre.

 

Sous le Nouvel Empire le Deben reste l'étalon unique, mais on lui attribue une valeur fixe de 91 gr.

 

LE SYSTEME DIGITAL

Le doigt = 1.87 cm
La palme (4 Doigts) = 7.48 cm
La main (5 Doigts) = 9.35 cm
La double palme (8 doigts) = 14.96 cm
Le petit empan (12 doigts) = 22.44 cm
Le grand empan (14 doigts) = 26.18 cm
La coudée sacrée (16 doigts) = 29.92 cm
La coudée rehen (20 doigts) = 37.40 cm
La petite coudée (24 doigts) = 44.88 cm
La grande coudée ou coudée royale (28 doigts) = 52.36 cm
La sandale (1/5è de coudée royale) = 10.47 cm

 

 

 

LE SYSTEME ONCIAL

 

Le poing = 10 cm
La coudée sacrée (3poings) = 30 cm
Le pouce (1/2coudée) = 25 cm
La canne (7 poings) = 70 cm
La brasse (18 poings) = 1.80m

 

Les Fractions égyptiennes  


Les Egyptiens (2.000 AC) utilisaient une technique particulière pour calculer le quotient de 2 nombres, par exemple 253 à diviser par 27. Ils établissaient certains multiples du dénominateur, en multipliant le nombre obtenu par 2, jusqu'à l'obtention d'un nombre supérieur au numérateur:

 

27 1 253
54 2 -216 (=8*27)
108 4 ----
216 8 37
512 16 -27 (=1*27)
----
10
On peut conclure que

253 = 10 + (1 * 27) + (8 * 27)
ou que
253 / 27 = 9 + 10 / 27

 

et 10 / 27 était exprimé sous la forme d'une somme de fractions à numérateur unitaire (seule exception: 2 / 3 était aussi accepté) et à dénominateur différents. Donc:

 

253 / 27 = 9 + 1 / 3 + 1 / 27

Quel est l'Intérêt des fractions égyptiennes de nos jours ?

Les fractions égyptiennes rendent les comparaisons de fractions plus simples.

 

Exemple: 3/4 est-il plus grand que 4/5 ?

Pour le savoir, nous passons à la représentation décimale :

3 / 4 = 0,75
4 / 5 = 0,8
0,75 < 0,8

 

Ou réduisons au même dénominateur :

3 / 4 = 15 / 20
4 / 5 = 16 / 20
15 / 20 < 16 / 20

 

En utilisant les fractions égyptiennes, la réponse est immédiate:

3/4 = 1/2 + 1/4
4/5 = 1/2 + 1/4 + 1/20

 

Autre avantage:

imaginons que vous deviez partager 4 tartes entre 5 personnes. Il est évident que nous distribuerions des morceaux de tailles différentes à chacun mais dont la valeur totale serait chaque fois de 4/5ème de tarte. Ceci est juste d'un pont de vue mathématique mais risque sans doute de ne pas convaincre un enfant qu'il n'a pas reçu moins que son copain. Avec les fractions égyptiennes, chacun recevrait une moitié de tarte; laissant ainsi intacte une tarte et demie. De ce qui reste, on couperait des quarts qui seraient distribués à tous et finalement le quart restant serait divisé en 5 parts égales.



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